[Sweet Monday] On la refait, moins crispée
Non non, malgré les apparences, on ne se laisse pas abattre du côté de l'est parisien. On n'a pas oublié le Sweet Monday.
C'est juste que j'ai retrouvé un travail, que j'apprends à nouveau des choses, que je me remets peu à peu de la crise que je viens de traverser. Les voiles se regonflent, le moussaillon éponge le sol. Le pire semble être derrière moi. Or doncques:
Et c'est aussi juste que bon.
A presque un an de célibat -les aventures entre temps ne comptent pas vraiment- vient le facheux moment où la liberté tant savourée se transforme en questionnements languissants. Qui suis-je, d'où viens-je, où erre-je ? (Oui on sait, DTC). Je me demande si je trouverai un jour quelqu'un qui me correspond. Si David et Cathy Guetta se sont trouvés à Ibiza, est-ce si fou d'imaginer rencontrer un garçon à Paris ? Alors bien sûr, faut pas déconner, j'accepterais pas n'importe qui. Il faut qu'il aime Lost et Community, qu'il parle anglais, qu'il ait les yeux rieurs et qu'il soit calé en littérature américaine des années 60. Mais surtout qu'il soit honnête et franc et drôle et un peu fou, qu'il supporte mes lubies et qu'il me fasse du café au lit le samedi matin devant NoLife. S'il est fort en jeux vidéos et qu'il connaît de bonnes blagues, c'est encore mieux. S'il aime la musique, qu'il en fait et qu'il veut voyager, c'est encore encore mieux. Et s'il me donne envie de le suivre jusqu'au bout, jackpot.
Hé, genre la meuf, elle passe une annonce sur son blog, la louze.
Non, c'est pas une annonce. J'aide mes amis, je les aime. Mais parfois je me demande, est-ce que la force ce n'est pas justement la résistance à la mise à l'épreuve ? Rester présente pour les autres quand c'est la merde chez toi ? Garder la classe dans les moments durs, lunettes sur le nez et sourire sarcastique sur la face.
Je crois que je vais me faire tatouer.
We have a deal
Ce matin, je me suis réveillée avec une de ces vérités aveuglantes qu'on essaie tant bien que mal de se cacher la plupart du temps.
Il est temps que je prenne au sérieux l'écriture.
Il est temps d'arrêter de fuir, d'écrire systématiquement de façon badine pour ne pas qu'on me juge. D'être dans l'éphémère et le futile alors que j'ai tellement de choses dures/lourdes/importantes à dire. Il est temps d'arrêter de fuir l'effort d'introspection et la responsabilité que cela implique. Il est grandement temps.
Milieu de course
Telles que les choses se présentent, je retourne vraisemblablement à l'école à la rentrée d'octobre 2010. Non pas à la fac pour refaire de l'histoire ou du japonais (ça reste dans un coin de mon esprit mais ce n'est pas la priorité). Je vais aller dans une vraie école apprendre un vrai métier, 7h par jour, avec un stage à la fin de l'année. Et en plus, pour faire un metier qui m'intéresse ; le bilan de compétences aura été une prise de conscience épiphanique. Le peu que je réalise en ce moment (car je ne realise pas vraiment) me fait bondir le cœur de joie: is this it ?
Eh SOSProzac organise une soirée pyjama pour son anniversaire. Si je savais cuisiner j'aurais fait un cheesecake mais je vais me contenter d'amener mes meilleurs dvd (Clueless et Mean Girls) ainsi que l'application iPhone Action ou Verité. Les cocktails pour meufs et New Super Mario Bros Wii feront le reste.
A part ça, les formalités: j'ai mal au dos, plus de lait, il fait trop chaud chez moi, le season première de Lost m'a rendue ouf, ma trésorerie est au plus bas, mes chèques cadeau de Noël sont à Clignancourt (wtf), j'ai honteusement repris les dramas, je vais à Bordeaux et Toulouse avec Mimi début mars, je ne lis plus et par-là même devient bonne à rien, puis il y a bien longtemps que je n'ai pas été amoureuse.
Tu n’as encore rien vu, petite
Dans l'ensemble, je ne pense pas être fille qui se la pète. Une fille qui se la pète au second degré, oui, sûrement. Mais je n'arrive pas à me considérer mieux qu'autrui, c'est en quelque sorte gravé dans mon disque dur mental.
Sauf quand je fais ma vaisselle en écoutant Beethoven.
Là je me la joue.
Et puis je me rappelle qu'en fait, si j'adore la 7e Symphonie, c'est surtout parce que c'est le générique d'un de mes dramas préférés, Nodame Cantabile.
On ne se refait définitivement pas.
(Par contre, je peux me la jouer sans trop m'avancer si je dis que c'est à peu près le seul blog où vous verrez des japonais jouer de la musique classique.)
Dedicated to Ueno Juri
Pfffff. Pour la première fois depuis plus d'un an que je suis dans mon appart, ma mère paye mon loyer. J'ai eu beau ne sortir ma carte bleue qu'en de rares occasions au Franprix (adieu Leader Price du XIe), je suis quand même dans un Koh Lanta financier assez ouf. Dont acte.
A défaut de questions à poser sur mon formspring secret que j'assume pas, je vous informe qu'il y a du nouveau sur mon book photo (clic en bas du menu à droite). En fait, c'est la suite du premier shooting de janvier, et que ce soit le rendu des photos ou l'ambiance qui s'en dégage: je kiffe. Le photographe était vraiment pro. Voir ces clichés me donne du coup envie de continuer, malgré les propositions chelous que j'ai pu recevoir depuis le début de l'année (lingerie dans parking-souterrain, bagarre entre filles, shooting en province dans une maison de campagne...)
Je vis de petites missions professionnelles en ce moment. Je cours Paris, de rame de métro en ligne de bus, et surtout en travers. Je me sens libre malgré l'hésitation du lendemain. Je me rends aussi compte que pas mal d'anciennes relations sont mortes et enterrées, et qu'il est dans tous les cas trop tard pour tenter une réanimation artificielle. Et puis malgré moi, il y a énormément de rencontres et d'ouvertures qui se présentent. A priori, j'ai trouvé le métier que je vais exercer. Je vais, si tout se passe bien, commencer une formation payée par mon employeur au cours de l'année 2010. En conséquence de quoi, si tout continue à bien se passer, j'aurai un vrai job en 2011.
J'y crois pas encore. J'ai appris à me méfier des bonnes choses.
[Sweet Monday] Les emos ont eux aussi une âme (et des parents)
Hey mais que vois-je ? Lundi ? 1er ? Février ?
Est-ce que tout le monde va arrêter d'être déprimé maintenant ?
C'est marrant parce que moi c'est généralement en novembre que j'ai envie de mettre la tête dans le four et que j'ai l'impression que l'hiver ne finira jamais. Alors je ferme les rideaux, je me mets en pyjama, je chausse des lunettes noires et je danse sur ça.
Vous devriez essayer. Mais pas leurs coupes de cheveux, hein, pitié.
Sauf si vous avez vécu sur une île déserte ces cinq dernières années (et pan la mise en abîme), vous savez que Lost recommence demain. Joie, bonheur, nudité dans le salon comme l'année dernière surtout que bon cette fois-ci, quand y'en aura plus ben y'en aura plus. "Last Season" comme ils disent avec une voix grave. Rien ne changera donc ici, nous basherons joyeusement toutes les semaines Kate, rirons gaiement aux vannes de Hugo, établiront sérieusement une multitude de théories foireuses sur le scénario et flipperons grave nos races quand Ben usera de son strabisme maléfique pour entourlouper les figurants. Funny fact: en checkant quelques sites j'ai découvert que les titres d'épisodes de cette 6e saison seront les inverses de titres de saisons précédentes. Deux exemples:
- S06E03: "What Kate Does" => S02E09: "What Kate Did" (chouette un Kate centric, samayre)
- S06E12: "Everybody Loves Hugo" => S02E04: "Everybody Hates Hugo"
J'espère vraiment qu'ils vont boucler la boucle, répondre aux interrogations principales et liquider les relous dans une explosion finale de toute bôté. Et aussi que Jack aura de la barbe.
Bonne semaaaaaaaine les lustucrus ! (Sauf toi là-bas, tu pues).