
Aujourd’hui, j’ai envie de faire ma relou mais vu que je culmine à 50 visites/jours (bots exclus huhu), je peux bien me le permettre.
ALORS.
Depuis que j’ai ouvert ce blog, je dois dire que j’ai commencé à en lire pas mal d’autres. Avant, c’était pas vraiment ma came: je traînais plutôt sur des forums musicaux et des sites d’actualité de potins, sans vraiment me douter qu’ailleurs, un combat enragé pour la liberté se déroulait dans un lieu mystique sacré par des prêtres il y 253 ans (selon la légende indienne): la blogosphère.
Alors la blogosphère c’est quoi ? Boh, comme j’ai pas encore trop compris, je vais pas faire semblant de savoir. Je crois que ce sont des gens qui parlent de trucs sérieux, à tel point sérieux que plein d’autres gens viennent leur dire que c’est super, que c’est sérieux, qu’on leur décerne des prix et qu’ils sont même parfois payés pour tout ça, être sérieux.
Voili voilou.
De quoi je voulais parler déjà ? AH OUI. Je me pose quelques questions sur cette blogotruc, je suis quelque peu désappointée. Et comme j’ai un petit côté Benoîte Groult, je m’interroge plus particulièrement sur la blogotruc féminine.
Déjà, on me dit que les blogs de filles se divisent en deux catégories: ceux où elles racontent leur life (cocorico) et ceux où elles parlent de sujets à fort lectorat tout en racontant leur life (exemple: cuisine, cul, beauté, opérations paramilitaires…). Jusque là, je suis ok, pourquoi ne pas s’amuser et amuser les autres en racontant sa passion pour les cupckakes, le masque au Cactus de Panique, ou pour les partouzes à douze ? Il faut de tout pour faire un monde, et pourquoi ça serait moins respectable que de gloser jeux vidéos ou cinéma avec des avatars de Ryu ? On va peut-être me taxer d’esthète -quoique j’aimerais sans doute bien ça, qu’on m’arrête dans la rue pour me dire « espèce de grosse esthète », fnu- mais mon principal souci avec toutes ces jolies pages d’HTLM en blanc, rose, mauve pâle et photos saiksi c’est que c’est incroyablement mal écrit.
Mais genre vraiment.
Je me suis tapé une dizaine de billets à chaque fois sur chaque blog, et à chaque fois j’ai pensé « Pouah pouah pouah » en boucle.
Srsly les filles, vous trouvez vraiment qu’elles écrivent si bien que ça dans les magazines féminins pour pomper leur style à tout bout de champ ? D’ailleurs, ce n’est même pas le style des journalistes, mais celui des marketeux qui leur disent sur quoi écrire. Personnellement, quand je lis un magazine féminin, j’ai toujours l’impression qu’on me prend plus pour un porte-monnaie à cheveux que pour un être humain doté d’une conscience et d’une réflexion propre. Je lis, j’agrée, mais je garde du recul, parce que j’aime pas trop trop qu’on me fasse passer à mots couverts l’idée que je suis conne. Et donc je me disais, dans ma grande naïveté, que les filles sur internet devaient justement éclater ce modèle et se fendre la poire dans leurs sujets en entretenant une vraie relation de confiance (comme chez Darty) avec leurs lectrices/teurs.
Eh ben non. Sur internet, les filles parlent cul avec une platitude confondante. Dans le pire des cas, elles basculent dans la vulgarité la plus triviale dénuée de talent. Je ne dis pas que je suis contre la vulgarité, que ça ne sied pas à une fille blablbala, je dis juste « Relisez Bukowski, les morues ».
Sur internet, les filles se font payer pour parler de produits dont elles se foutent et dont personne n’a besoin.
Sur internet, les filles testent des masques beauté en vidéo et passent pour des débiles accro à leur image.
Sur internet, les filles se font flatter leur ego par des morts de faims qui pensent pouvoir les culbuter.
Sur internet, le politiquement correct fait encore rage.
Sur internet, on adule le médiocre.
Sachez que j’en suis fort marrie.
Et que je vais de ce pas aller jouer à Ace Attorney pour me remettre.