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octobre, 2009

  1. Blurp

    octobre 30, 2009 by Babymelaw

    Je crois que j’ai trouvé la photo la plus « mal de mer » du monde.

    Wouh ça tangue

    Et je crois que je vais vomir.


  2. Everything is fine baby

    octobre 29, 2009 by Babymelaw

    Suite à plusieurs mails inquiets, eh vous inquietez pas trop pour moi quand même les amis, je vais mieux. Mais ce qui me touche beaucoup, c’est de voir qu’il reste des gens gentils, même en automne. Rester au chaud chez moi à me nourrir de poisson cru et de lecture pendant quelques jours suffira à me remettre sur pieds. Par contre il va vraiment falloir que je trouve un moyen parce que je ne vais pas pouvoir continuer comme ça: soit je me fais licencier, soit je pars en maladie un mois de plus. Han, ils ont la pression là hein, les salauds.

    (Ce message a été rédigé sous l’appli WordPress pour iPhone qui cartonne sa maman)

    (Et le dernier episode de Gilmore Girls est trop émouvant, dans le sens noble du terme)


  3. Liste pense-bête

    octobre 28, 2009 by Babymelaw

    • Recevoir un iPhone 3GS + sa coque rose pupute top kawaii desu ne
    • Pleurer au travail de frustration, de stress et d’épuisement
    • Avoir 39°C de fièvre et apprendre qu’un membre de la boîte est en congé maladie pour « swine flu »
    • Rentrer chez soi et regarder l’aquarium vide qui trône dans le « salon » (22 m² le studio parisien = « salon » entre guillemets)
    • Converser pendant 53 minutes au téléphone avec sa mère
    • Se faire inviter à rejoindre une pote à L’Orange Mécanique (les mêmes barmen qu’à l’UFO donc techniquement on change pas de crèmerie)
    • Se mettre une race telle que mon biorythme cardiaque ne s’en est pas encore tout à fait remis
    • Partir sans payer, mais ne pas en être tout à fait sûre
    • Appeler sur le chemin un ex et lui dire entre deux hoquets et trois sanglots que garder son amitié c’était quand même important et qu’au final il a tout fichu par terre parce qu’il aurait mieux fait de me le dire dès le départ qu’il n’avait plus rien à me dire plutôt que de me faire espérer
    • Aller chez un autre ex, qui lui est devenu un ami, pour se faire consoler mais ne pas arriver à mettre un mot devant l’autre et continuer à pleurer
    • Prendre une douche pour se calmer
    • S’endormir comme une masse 4 minutes plus tard
    • Se réveiller à 9h30 avec un éléphanteau à rayures sur le côté droit du cerveau
    • L’autre ex il est pas content et le fait savoir
    • Avoir envie de mourir de sentiments contradictoires se résumant principalement à « honte », « fatigue », « ras-le-bol » et « goût saumâtre dans la bouche »
    • Se traîner à grand peine jusque chez soi
    • Regarder Community et Gossip Girl (J. met vraiment trop de rouge à lèvres)
    • Aller chez le médecin et se faire établir un arrêt de travail pour quinze jours

    Dire que je croyais en avoir fini avec l’adolescence.


  4. La bonne époque

    octobre 26, 2009 by Babymelaw

    A un moment, j’ai été jeune et folle.
    Je travaillais même comme reporter musicale de l’impossible pour l’incroyable Baïkal, mais c’était mal payé donc j’ai arrêté.

    En exclu, voici une archive des plus croustillantes: j’avais pas pris de salvia divinorum, mais c’était tout comme.

    [Live report] Gachette of The Mastiff

    Oh, bonjour cher lecteur. Tu es là ? Prends donc une verveine, installe-toi bien, et ta gueule. Aujourd’hui, tu vas faire la connaissance d’un groupe d’électro parisienne qui fait du bien par où ça passe. Je sais, c’est ni le premier ni le dernier mais que veux-tu, la French Touch est plus vivante que jamais dans la capitale. Prêt ? C’est parti. Cette histoire se déroule à Paris, France, 2008 et tous les faits sont réels. Cependant, les noms ont été changés afin de protéger la dignité humaine des protagonistes.

    Une vieille amie de fac –Josephinette, rencontrée un jour de grève estudiantine- m’envoie un texto contenant en substance « Kikoo gross swaré ds ma coloc on t aten à 21». Bof, entre ça ou avancer à Zelda, ma conscience me pousse à socialiser. Je ne savais pas encore que cette décision entraînerait une soirée des plus revigorantes.

    Fidèle à mes principes, je me pointe sur les lieux aux environs de 23h. Déjà, ambiance : une affiche à en-tête Mitterrand/Joconde annonçant que les locataires des lieux fêtent leur brevet des collèges m’accueille. Des effluves de marie-jeanne passent sous de la porte, tandis que des basses font trembler l’étage. Hé, on dirait qu’on risque d’échapper à la soirée Monopoly. Alors que Joséphinette m’ouvre d’un air passablement éméché, j’aperçois soixante-dix huit personnes entassées dans 40 m² en train de se déhancher sur des guitares hindoues remixées version trance. Ok, wtf. Mais il en faut plus pour m’arrêter, me dis-je, avant de me frotter l’avant-bras sur le torse velu, moite et sans-tee shirt de Michou, 29 ans hurlant un hymne non-identifié. Et merde. Voyant mon désarroi, mon amie entreprend de me présenter à ses joyeux compagnons, soit environ 94% des individus présents. Tout ce cirque prend bien trente minutes. Trente longues minutes durant lesquelles se succèdent SebastiAn, Jimi Hendrix, de la trance Bollywood, Guano Apes, du rap suédois, Miss Kittin, Indochine, Goldfrapp, une chanson paillarde et Justin Timberlake. Et c’est donc sur Rock Your Body que je décide qu’il est grand temps de trouver la seule personne que je veux vraiment voir ce soir : la bouteille de vodka. Ah, ça y est, je l’ai repérée la sagouine, elle se trouve à côté de ces trois têtes outrageusement chevelues, au fond. OH MON DIEU, METALLEUX A 14H. Salut les gars, faites tourner svp. Bien sûr, leur première vanne est de plaisanter sur mon absence de masse capillaire, mais après, on devient copains. Grâce à eux, j’aperçois une fille en maillot de bain une pièce lamé or qui danse comme Shakira, on rigole. Quelqu’un passe Kylie Minogue, on rigole. Un des trois métalleux ressemble furieusement à Patrick Puydebat, je le lui dis, il me répond que c’est le drame de sa vie, on rigole. Oh, on a ouvert la troisième bouteille de vodka de la soirée, ils vont tous nous haïr, on rigole. Quelqu’un nous pointe du doigt, putain, qu’est-ce qu’on rigole. J’ai perdu toute trace de Joséphinette, mais je m’en fiche, on rigole, en plus elle a des goûts de merde, je suis sûre que c’est elle qui a passé Trois Nuits Par Semaine.

    C’est à ce moment-là qu’un de mes acolytes -que je nommerai Norbert pour les besoins du récit- me dit d’aller faire la DJ. Il a du entrevoir mes qualités mystiques célèbres depuis 1992 à travers le monde entier, je ne veux pas le décevoir. Je titube jusqu’au bureau. Bon, y’a quoi sur ce mac de merde ? Je clique au hasard, bonne pioche, une voix gutturale se met à parler en russe sur du post-core et tout le monde s’excite dans la place. Tchéguédaune. Bon euh, suivante. J’ai du mal à lire, et puis Patrick traite tout le monde de mothafucka, j’en ai des hoquets de rire. Oh ça, là ? Bingo, c’est Girlfriend de TTC, et il n’y a personne dans l’appart qui ne danse pas. Je suis sûr que le chien d’à côté qui aboie vénère contre le mur s’éclate aussi. Emportée par la foule (sic), j’en délaisse mon poste. Nan en fait, je dois être complètement bourrée. Soudain, une bombe sonique retentit. Les gens jumpent encore, mais à travers les brumes de l’alcool, ce que j’entends me paraît être moins daubesque que le reste de la programmation musicale de la soirée (à quelques exceptions près, parce que Justin c’est quand même de la bombe hein). Comme on dit dans le milieu fluokid, wahou, c’est frais. Mais c’est quoi ? C’est qui ? J’aime bien, ça tape sur mes tempes au même rythme que le sang dans mes veines, c’est fou, ça me fait rire. Une voix allumée, un flow rapide, des samples étranges, une énergie communicative, hey ils ont pris des substances pour être aussi dingos ? Joséphinette arrive à ma rescousse et je ne peux que lui demander bowdelkicécétrobienjekiff avec des yeux fous. Effrayée, elle me répond : « Respire connasse, c’est une pote, elle est ici d’ailleurs, tu peux aller la voir pour lui dire que t’aimes bien. » Je pose mes yeux sur une grande fille blonde un peu forte, habillée avec un tee-shirt bleu fluo, qui affiche un air intellectualisé. Enfin, c’est ce qu’il m’a semblé. Je ne me souviens pas exactement de ce que je lui ai dit, mais le fait est qu’à un moment elle m’a tendu un papier sur lesquels étaient inscrits des hiéroglyphes incompréhensibles, et que j’ai mis le papier dans mon soutien-gorge.

    Je passe sur le reste des évènements de cette nuit-là qui impliquent des tresses indiennes faites à des fans de black métal, des bières volées à la tire, une conversation avec des rats dans une station de métro, une déclaration et bien d’autres choses dont ni vous, ni moi ne connaîtrons jamais la teneur.

    Le lendemain, j’ai retrouvé le papier dans mon soutien-gorge : des mots inscrits d’une écriture hachée, GACHETTE OF THE MASTIFF XXOX. Hein, c’est quoi ce nom débile ? Pâteuse, j’entreprends de trouver le myspace. Ahaha, un chien à yeux rayons laser. Et la chanson qui m’a tapé dans l’œil, Zero Plotting. Ah, un concert à la Flèche d’Or le 10 juin ? Dommage, depuis, je l’ai loupé. Je suis contente, je trouve toujours ça efficace. Bon, et sinon, Gachette of The Mastiff, ça veut dire quoi ? Elle a sûrement dû me le dire à la soirée ; putain, demain j’arrête l’alcool.

    [MySpace] (pensez à protéger vos rétines.)


  5. Rediffusion

    octobre 23, 2009 by Babymelaw

    Oui bon voilà je le confesse, en ce moment il y a vraiment beaucoup de trucs qui me font profondément chier.
    Le fait de ne pas avoir eu d’automne.
    L’énorme énergie que demande ma vie professionnelle.
    L’impression de ne jamais avoir de temps, argh.
    L’envie irréalisée de faire à peu près tout ce dont j’ai envie (principalement des choses comme sauter d’une voiture en marche, chanter dans le métro ou encore faire du stop pour aller voir la mer), et qui reste en moi comme un liquide amer, et qui me fait détester à peu près entièrement tout Paris.
    Le fait que mon poisson soit mort.
    Le fait de galérer financièrement.
    Le fait que ma collants violets aient déteint sur ma veste blanche.

    Mais surtout, j’ai l’impression que, trop occupés que nous sommes à mener nos petites vies étriquées, on oublie souvent de regarder ailleurs qu’autour du centre de notre nombril.

    Et sur Internet, ce petit travers peut vite se révéler très envahissant dans la vie de tous les jours. Réseaux sociaux dévoreurs en sont l’exemple le plus criant. Chacun joue son rôle, sa partition écrite à l’avance, un peu comme dans une sitcom sans les moments drôles: il y a le méchant politologue, la jolie peste, le hypeux newtech, la branchée qui écoute de la musique tu peux pas test, le littéraire qui dénonce, le journaleux paumé, etc. Plus je fréquente ce qu’il est convenu d’appeler la blogoshpère, plus j’ai une lente mais néanmoins puissante nausée qui me monte à la gorge.

    Donc voilà, je pense que je vais faire une petite pause, histoire de pas devenir vulgaire envers toute cette faune qui ne fait jamais que ce que l’homme fait depuis la nuit des temps: survivre en milieu hostile.

    Ca ne va certes pas résoudre le reste, mais ça vaudra mieux pour mon coeur.

    (Y’a pas de correcteur orthographique sous Explorer et ça rame à fond, je ne sais vraiment pas comment font mes parents).


  6. Easy Jet Musical

    octobre 21, 2009 by Babymelaw

    Ne supportant plus l’étouffante chaleur post-estivale parisienne, j’avais initialement décidé d’aller explorer Berlin la douce, ce week-end.

    Mais à peu près tout ce qui peut se nommer en terme de destin, coïncidences et autres circonstances atténuantes (?) a décidé de se liguer contre mon beau projet:

    1. J’ai perdu ma carte d’identité à Rock En Seine. Convaincue que j’allais la retrouver quelques jours plus tard dans mon sac en forme de guitare, je ne me suis pas donné la peine d’aller en faire refaire une nouvelle. Mal m’en a pris: je n’ai pas de passeport, donc plus d’identité civilement parlant. On m’a pris la tête pour récupérer un chéquier à la banque, un recommandé à la Poste et même pour acheter un iPhone en boutique. Alors pour prendre un avion vers Berlin, autant se dire tout de suite: LOL. (J’ai quand même bougé mon cul à la préfecture au final hein, mais j’aurai rien avant trois semaines, Ô radieuse administration).
    2. J’ai reçu hier après midi un mail d’EasyJet annonçant qu’à cause des grèves du personnel, il n’y aurait tout simplement pas d’avion pour Berlin jusqu’au 23. Bon ben tout est bien qui finit bien, je vais pouvoir me faire rembourser mon billet ! Sauf que non: le numéro en 08 mes couilles est surchargé et raccroche systématiquement au bout de 12 secondes de speech. Grmbl.
    3. Du coup, je vais voir ma famille pour ces quelques jours. A moi Totally Spies, chocolat au lait et jeux licence Disney sur l’ordi: la joie d’être l’aînée d’une fratrie de trois soeurs. La plus grande a promis de me consoler du décès de Buffy, la deuxième s’est cassé le cou au karaté et regarde des épisodes d’Hannah Montana dans son lit.

    En fait ça va être cool malgré tout.
    En plus, il paraît que dans le sud c’est encore l’été, hinhin.


  7. Deuil National

    octobre 20, 2009 by Babymelaw

    Comme Janet Jackson, je pourrais décider de porter du noir pendant un an à compter de ce jour.

    Son Excellence Buffy 1er du nom, valet de Parmentier, betta splendes bleuté et régnant sur le 4e étage de l’immeuble, est décédé ce matin à 7h45 heure française à Paris. Après autopsie, la cause probable du décès apparaît être un état d’hypothermie avancé du à la froideur de la température extérieure et de l’eau de son aquarium (évaluée à environ 10°c) alors qu’il est censé vivre à 25°C minimum.

    Les gens se rappelleront de Buffy comme étant un poisson joueur, d’humeur égale, doux et tranquille. Il avait su apporter à sa propriétaire réconfort après une rupture sentimentale en début d’année.

    Buffy, tu vas nous manquer terriblement. Je t’aime de tout mon cœur.


  8. Le plein, s'il vous plaît

    octobre 19, 2009 by Babymelaw

    J’annonce unilatéralement: la rentrée des séries 2009-2010 est carrément cool. Même si tout n’est pas d’or, il y en a pour tout le monde à la foire à la nouveauté et une vingtaine de challengers concourent pour la gloire éternelle (sur 10 saisons).

    Sachant que les présumés hits  survendus à coup de panneaux lumineux sur Time Square (90210, Glee, Flash Forward) sont comme par hasard ceux qui s’avèrent rapidement être les plus décevants, c’est donc du côté des petits nouveaux arrivés sans bruit qu’on trouve la sève et le plaisir de regarder qu’on cherche en rentrant le soir, esseulés et crades après une heure de transport en commun.

    Sans contrefaçon, ma sélection automnale assortie de notes arbitraires parce que j’ai toujours aimé juger précocement sans laisser le temps aux gens et aux choses de s’établir et/ou prendre la confiance.

    • Community

      La seule et unique série qui arrive à me faire rire aux larmes en 20 minutes de temps, alors que l’année dernière ce challenge revenait exclusivement au jeune Raj Koothrappali. L’histoire de cet avocat prétentieux et beau parleur qui retourne dans une fac de seconde zone valider son diplôme de droit, au milieu d’une bande de losers magnifiques, est un rail de rire hebdomadaire. Excellement dialogué (des pépites dès le premier épisode: « We can sympathize with a pencil, we can forgive a shark and we can give Ben Affleck an academy award for screenwriting. »), le show développe avec bonheur des personnages secondaires archétipaux mais ultra-excentriques. Il y a Britta la belle gosse grande gueule de 29 venue rattraper son destin à la fac, Pierce le cinquantenaire à côté de la plaque (mais c’est Chevy Chase, donc on aime), Abed le jeune irakien cinéphile lunaire, Troy l’ex-star de lycée qui continue de porter sa veste de sport en toutes circonstances, Shirley la mama gossip tendance Aretha Franklin, Señor Chang le prof d’espagnol allumé précedemment vu dans « The Hangover »… Pas prétentieuse pour un sou, intelligente et cynique, Community a tout pour remporter le titre de meilleure sitcom de la saison, sauf essoufflemment de dernière minute.
    • Modern Family:

      Trois familles dysfonctionnelles qui n’en forment qu’une, motif déjà vu et revu à la télé, mais remis au goût du jour par cette sympathique vingtminuterie. Le couple middleclass dépassé par les évènements (=des mioches insupportables), les deux gays qui adoptent une petite vietnamienne au son du générique du Roi Lion et un sugar daddy et sa nouvelle jeune femme latina se sont d’ores et déjà attiré ma sympathie. Reste à voir l’évolution comique sur la durée.
    • The Vampire Diaries:
      The Vampire Diaries
      Oulalala que le pilote était nul ! Mais que dire pour ma défense, à côté des irregardables Mercy et Trauma, je préfère encore manger des cacahuètes devant une histoire de vampires bien ficelée avec des ados mignons qui jouent pas trop mal. Ça réveille mon âme de midinette, et vous savez quoi ? C’est mieux que Twilight.
    • Flashforward:
      Flash Forward
      Je n’ai vu que le pilote mais ça m’a suffi, même si on dit qu’il faut au moins regarder les trois premiers épisodes pour avoir un jugement objectif sur un show. On voit que la série veut ratisser large avec ses douze mille personnages, mais on a vu ce que ça a donné avec Heroes (je me demande bien d’ailleurs qui regarde encore, c’est pour un sondage). Pas la peine de m’étaler d’ailleurs, vu que mon avis se rapproche de celui de l’hilarante critique de Ju sur pErDUSA.
    • Glee:
      Glee
      Annoncé en fanfare avec un pilote mégamousse en mai, le show a bénéficié d’une promo d’enfer et d’une tournée promotionnelle digne des plus grands. Je dois avouer que je me suis largement enthousiasmée tout l’été après le premier épisode: enfin une comédie pas gnagnan sur le lycée avec de la musique pop et de l’humour grinçant ! Et patatras: depuis la rentrée, on ne nous sert que des épisodes médiocres et déséquilibrés qui perdent totalement le sujet premier de vue: à savoir, comment un club de chant formé par des losers va arriver au top. Au lieu de ça, amourettes convenues, triangles amoureux de l’ennui et situations tirées parles cheveux (le vrai/faux bébé) cachent mal l’absence d’écriture. A part le coach Sylvester tout droit sorti d’un boot camp, les personnages sont fades, sans saveur, et beaucoup trop gentillets les uns envers les autres. Même Terri, la femme sadique du héros, reste dans ses limites et ne fait jamais dans le politiquement incorrect. Quant aux chansons, présenté comme l’Eldorado du show, quelle déception: un tecos met un cd dans un lecteur et paf!, c’est magique, tout le monde se met à chanter comme à la télé. Où sont les impros, les délires et les reprises sauvages promis ? Je crois que vous savez où.

    Mais bien sûr, et heureusement même, les vieux pots sont encore là.

    • The Big Bang Theory:
      The Big Bang Theory
      A mon grand désarroi cette année, je ris à peu près 47 fois moins que durant les premières saisons. A quoi est-ce dû ? Les vagues de rires enregistrés reviennent férocement, le couple Penny/Leonard tant fantasmé est finalement très boring et Sheldon commence à porter à lui tout seul la série sur ses épaules. Raj assure toujours le quota humour ethnique -jamais je ne me lasserai de ses souvenirs d’Inde- mais bon, les scénaristes, il va falloir trouver un fil directeur plus punchy maintenant que Leonard a pécho.
    • How I Met your Mother:
      How I met Your Mother
      J’ai toujours entretenu une relation amour/haine avec ce show. J’ai bien aimé les premières saisons, mais l’hystérie ambiante autour de Barney et les gros blaireaux qui ne pouvaient s’empêcher de ressortir des quotes en soirée me laissaient avec cet air sur la face: :/. Le Friends version ’00 est certes beaucoup plus moderne et impertinent que son prédécesseur mais on ne me fera pas prendre des vessies pour des lanternes: depuis deux ans, la série s’essouffle énormément et le taux de bons sentiments à grimpé en flèche. Et Ted est toujours aussi insupportable. Alors oui, on sourit à quelques moments, l’épisode Robin 101 renoue avec la tradition burlesque du show, mais je suis plutôt pessimiste à terme. (Et au fait, tout le monde s’en fout de savoir qui est la mother).
    • Gossip Girl:
      Gossip Girl
      Cette année les uppers eastsiders sombrent dans le porte nawak, mais ils mettent toujours des vêtements qui coûtent cher et c’est tout ce qu’on leur demande. Tout ? Ah ben oui, si vous voulez un scénario et une écriture, c’est pas ici qu’il faut sonner. Ici, on a de la Serena Van Der Woodsen qui s’échappe à cheval d’une réception pour que les tabloïds la prennent en photo pour que son père la retrouve, on a Chuck et Blair qui se la jouent Merteuil et Valmont avec des pauvres hères perdues dans les bars chics de NY, et on a Nate et la meuf de Privileged qui font des cochonneries mais en fait c’est rien qu’une méchante parce qu’elle faisait ça sans l’aimer, juste pour sa famille. Et puis il y a aussi Sonic Youth qui fait un caméo au mariage de Rufus et Lily (WTF) + Jenny et Vanessa qui ont assassiné leur coiffeur dans une rue sombre et ont arrêté de se peigner. Et ça donne ça:
      Hair beurk
    • Smallville:
      Smallol
      Ahah, je regarde ça juste pour me convaincre qu’on vit vraiment dans un monde de cons qui finance la médiocrité dans l’espoir d’asservir l’univers à ses sombres dessins. Et Tom Welling est une crevette, Tom si tu me lis, va t’acheter une pochette surprise avec du talent d’acteur dedans ou mieux, deviens vraiment fermier.
    • Lost:
      Lost
      La saison que tout le monde attend avec impatience. Bon on sait déjà qu’il n’y aura plus Juliet, car l’actrice a signé pour le remake de V (série nulle qui me faisait flipper quand j’avais 10 ans, soit dit en passant) donc elle est probablement partie en morceaux à travers l’île avec la bombe nucléaire. Mais que va-t-il se passeeeeeer dans cette saison ?! Je n’en dors plus la nuit, réponse en février (argh).
  9. Bisous à tous, et bonne semaine sur nos ondes moyennes.

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  • *Voix aiguë*

    octobre 17, 2009 by Babymelaw

    Avec tout ça, j’aurais presque oublié de rendre hommage à la 372e mort de l’année 2009: Stephen Gately, 33 ans, du boysband irlandais Boyzone. Il était tout gentil Stephen, et puis il avait une voix d’angelot, je trouve.

    Je prédis qu’en décembre 2009 on apprendra le suicide collectif de plusieurs milliers de jeunes femmes âgées de 22 à 30 ans, esseulées par les pertes successives et implacables de leurs idoles de jeunesse.

    (Et merci Thibault pour la vidéo, t’es un vrai.)


  • Qu'on m'apporte un bambou, et plus vite que ça

    octobre 16, 2009 by Babymelaw

    En ce moment, j’ai envie d’évasion. Pas façon pub Marmara hein. Plutôt façon frères Cohen.

    Je pensais que travailler à temps plein allait me structurer et faire de moi une adulte. En fait, mon job se contente de m’aliéner et de faire de moi un robot mangeur de cerveau. Je passe ma journée à me réciter la litanie de tout ce que j’ai à faire: changer l’aquarium de Buffy qui s’encrasse (plus c’est crade, plus il défèque partout histoire de se venger), poster des dépêches sur le site du CNED (c’est en quelque sorte nos « devoirs » de la formation en journalisme), faire mes comptes, chasser la souris de l’appart, appeler la société de travaux pour la salle de bain, faire la vaisselle qui traîne depuis une semaine, apprendre à coder en XHTML et CSS, finir mon livre sur la création d’entreprise, finir mon projet de création d’entreprise, écrire mes pages du matin, lire tous les livres que j’ai emprunté à la bibliothèque avant de me prendre des pénalités de retard, ranger mes cartons, faire des lessives de draps, faire des photos, accepter les propositions de mecs bizarres pour faire des photos de charme, prévoir un jour de l’an moins pourri que celui de l’année dernière…

    Tous les soirs, quand je rentre et que je contemple l’étendue des tâches herculéennes qu’il me faut accomplir, je regarde au loin. Et puis ensuite je lance le dernier Gossip Girl, HIMYM, The Big Band Theory, Glee, Community, Eastwick, Trauma, Modern Family, Bored to Death, rayez la mention inutile. Oui je sais, dit comme ça, on dirait que je procrastine. Mais avant de juger, il faut aussi savoir que je me retiens de ne pas rattraper mon retard sur la dernière saison de Gilmore Girls, de commencer The Shield et Battlestar Galactica, et de jeter un coup d’oeil à Merlin (c’est la faute à Mgx, ça).

    En gros, depuis deux semaines, je mange du Nutella à toutes les sauces et ma vie sociale aussi bien que ma culture en prennent un coup. Même musicalement: avant, avec Baïkal, j’étais à la pointe j’écoutais que du bon et du new. Maintenant, avachie sur mon canapé EKTORP, je bat des mains dès qu’un clip honteux des 80′s resurgit sur ma télé.

    (Parenthèse clip honteux)

    Je sais ce que vous pensez.

    Vous vous dites comme ma mère qu’il est temps de RÉAGIR.

    Oui bon mais comment je fais moi, hein ?

    (Et qu’on ne me parle pas de Google Wave, j’y comprends quechi, tout le monde me demande des invitations et je suis juste gros jean comme devant).


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