Avertissement: attention, post sérieux et chiant qui pourra éventuellement effrayer les zâmes esseulées en manque de rire. Le prochain post suivra la ligne éditoriale à la lettre (qui se résume à « pas de ligne éditoriale »), mais pour l’instant, annonce importante avec trompettes.
En ce moment, j’ai beaucoup à faire.
Quand je rentre chez moi, je travaille sur mon bilan de compétences, je lance ma méthode cd de japonais, je lis mes chapitres de cours de journalisme du Cned, et avant de me coucher je fais des exercices HTML. A côté de ça, j’ai pourtant toujours l’impression de perdre mon temps, comme si je n’avais aucune ligne directrice de vie qui me dirigerait. Ce sentiment tenace de vacuité ne me lâche pas, et ce depuis plusieurs années.
Disons que dans les circonstances actuelles, je suis emportée dans un mouvement qui me contraint à mettre urgemment des choses en place dans ma vie. Des choses que j’aurais du faire il y a un moment déjà, mais pour lesquelles la maturité me manquait. Et comme par hasard, c’est en ce moment même que la sève créative se remet à couler: le mois où je perds mon job, d’autres possibilités passionnantes s’ouvrent à moi.
J’ai remarqué ma propension à dépenser énormément d’énergie dans une activité. Quand quelque chose m’intéresse, ça devient parfois une obsession et je peux m’y investir complètement alors que le retour est quasiment nul. Par le passé, je me suis amourachée d’activités (sur internet principalement) auxquelles j’ai énormément donné, sur la base du bénévolat. Aujourd’hui je me dis que si je pouvais canaliser cette énergie positive forte, elle pourrait donner des résultats satisfaisants professionnellement parlant. Et pas seulement procrastiniquement parlant. Donc, j’ai décidé de me lancer ; malgré mon parcours scolaire quelque peu chaotique, je suis convaincue que si je trouve LE domaine qui me passionne, je pourrais faire les choses bien.
Je lis donc énormément de bouquins, j’ai pris des rendez-vous avec des pros et après le bilan je compte entamer une formation pour mener mon vrai projet professionnel, celui auquel je me donnerai totalement.
Je n’ai pas encore envie d’en parler ici, d’une parce que tout ça est encore à l’état de projet en gestation et qu’il n’est pas prêt à être exposé à tous les yeux, et de deux parce que le peu que j’ai mentionné à mon entourage a immanquablement apporté des « Mais t’es sûûûûre ? », « Oh lala ben c’est du boulot et un changement de vie, ça ». Oui, probablement. Mais pour l’instant j’ai besoin d’avis éclairés.
En même temps, j’ai 25 ans et je suis en pleine santé physique. Quel meilleur moment que maintenant pour entamer un changement tel que celui-ci ?
Voilà donc où je voulais en venir. Je vais vraisemblablement ouvrir un nouveau blog à visée purement professionnelle, destiné à raconter mon parcours et à suivre mon évolution dans les mois à venir, un peu comme Nolwenn l’avait fait avec son blog quand elle est partie vivre au Canada avec sa famille. (Eh eh ce thème me rappelle quelque chose.) L’adresse est pour l’instant taupe sicraite, mais je ne manquerai pas de la communiquer, on ne sait jamais, ça pourrait intéresser des gens.
En conséquence de quoi je vais essayer de diriger toute mon énergie dans ce projet.
D’ailleurs j’ai arrêté Twitter, même si je garde mon compte. Le service ayant pour moi légèrement sombré dans l’obsessionnel ces derniers temps: 58 tweets pour la journée du 5 octobre, heu on va se calmer quand même. D’ailleurs je tiens à dire que je suis désolée pour les spammés qui m’ont défollowé du coup, kikoo mea culpa je vous aime bien quand même, je suis pas Lily Allen. Je ne facebook plus des masses depuis quelques temps déjà. En ce qui concerne les forums, inactivité cérébrale totale la aussi.
Mais autant dire qu’Aucun Rapport restera mon défouloir hebdo-quotidien, écrire ici me détend même si je n’étale pas ma science autant que je le pourrais (genre). Ce blog m’apporte du plaisir, et dans l’infinité du monde virtuel 2.0, c’est bien tout ce qui compte.
(Par contre ça me rend dingue que le texte ne soit pas justifié, au secours, encore une obsession).