L’internet a bruissé cette nuit à la vue du Messie revenu nous parmi nous en ce mois morose d’août: le trailer de Gossip Girl saison 4 est là !
Dans l’espoir fou de faire revenir notre Strikeapose d’entre les morts virtuels (peut-être est-il en vacances à Capri à l’heure où je vous parle) j’ai décidé de me lancer à sa manière dans une petite analyse en images.
Tout le monde sait que le meilleur moment dans un épisode de GG, c’est:
1) regarde le trailer avant l’épisode et
2) lire les reviews du NY Magazine après l’épisode
Parce qu’en fin de compte, tout le monde est systématiquement déçu par la platitude des scénarios et dialogues de l’épisode en lui-même, et en fin de compte il est beaucoup plus drôle de gloser des heures durant sur l’angle de la mâchoire de Blake Lively et les robes meringue immetables de Leighton Meester.
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DONC, que voit-on dans ce trailer, mis à part les dents menaçantes de Serena ?
- Un Paris de pacotille. Il fallait bien ça: nos deux pimbêches s’envolent passer l’été à Paris (pas avec EasyJet) sur un coup de tête et les voilà en deux temps-trois mouvements transformées en bloggeuses mode de chez nous. Macarons, Ponts des Arts, rue Montaigne, cafés huppés, rien que du vu et revu 1297463 fois dans l’imagerie parisienne pensée par les Américains (on se rappelle tous du pathétique dîner de Lorelai et Christopher au clair de tour Eiffel dans la craignos saison 6 de Gilmore Girls) . Sérieusement, j’aurai presque payé pour voir les deux spoiled brats faire leur shopping à Barbès chez Guerrisol et Tati ou aller regarder les nouveautés dvd X place de Clichy. Je suis tellement une scénariste d’avant-garde.
- Le drapeau français à toutes les sauces. Ah là là, Steph et Josh, faudrait penser à vous tenir un peu au courant de l’actualité politique internationale hein. Vous savez pas que c’est un peu la merde chez nous à ce niveau en ce moment ? Qu’on n’a même plus le droit de s’essuyer l’entrefesse tranquille avec notre drapeau et qu’on nous prend le chou avec des histoires de catégories de Français ? Bon sang, cette esthétique fleure bon 1948, et cette chanson « Ces bottes sont faites pour marcher » minaudée par une Eileen faussement dévergondée, c’est juste CRISPANT. Mais nous vous accordons au moins une chose: ça colle bien aux protagonistes.
- Le franglais. La tarte à la crème des productions hollywoodiennes dès qu’elles posent le pied au pays du fromage: impossible pour ces gens de parler ou d’écrire un français grammaticalement correct. C’est un festival constant d’horreurs qui feraient se retourner les Académiciens dans leurs chaises en acajou: « sacre Blair » (l’accord des adjectifs, connais pas), « boys du jour » et « girls à la carte » (métaphores alimentaires d’un goût tout à fait exquis), et enfin un incongru « Vive le Chuck », genre vive LeChuck de Monkey Island. Mais bien sûr. D’ailleurs moi je croyais qu’il était mort au pied d’un hôtel de passe estonien en saison 3, Chuck, j’ai pas compris comment il est arrivé dans le 12e arrondissement rasé de près. Me prendrait-on pour un jambon ? Bref, passons à l’oral: Blair nous inonde de « Oulala » tandis que Serena ne s’aventure même pas à faire fonctionner sa mâchoire de bébé requin pour s’exprimer dans la langue de Liliane Bettencourt. Suis-je satisfaite ? Oh que non. 6/20, hop hop hop au rattrapage de septembre les beotches.
- L’histoire. Bon, là je dois dire qu’on marche sur des oeufs et que j’ai peur, très peur. Etant donné que depuis la fin de la saison 2 -où les protagonistes ont quitté le lycée, et par là-même l’univers de livres de Cecily von Ziegesar- on nage dans le joyeux n’importe quoi, je ne crois pas à une évolution scénaristique miraculeuse alors que les audiences restent au beau fixe. Dois-je vous rappeler les évènements de la saison 3 ? Outre l’apparition cauchemardesque d’Hilary Duff, nous avons eu le droit à un expansion incroyable de la toile de kibèzki entre les personnages. En gros, il manquerait juste que Dan et Blair couchent ensemble pour le lol (ou que Jenny revienne passer des vacances à NY et embrasse malencontreusement son frère en rippant sur un pancake dans la cuisine) pour que TOUT LE MONDE SE SOIT TAPE TOUT LE MONDE. Preuve s’il en est de l’assèchement des possibilités de scénarios. Quoi d’autre ? Des histoires de famille boring dont tout le monde se fout, la duckface d’Alec Baldwin, une interprétation de Lady GaGa tout en sobriété, et un Nate evanescent qui ne fait rien d’autre que se taper des filles et se faire larguer comme un petit caca. Ah oui, et bien sûr ce season finale de toute beauté dans lequel Dorota met bas au son de « I got a feeling » joué au violon, Chuck couche avec la nuisette de Jenny et va ensuite faire pénitence dans ce fameux hôtel de passe estonien (promo web immanquable). Alors que va-t-il se passer, iiiir ? Vraisemblablement, Serena va faire son attention whore et se taper des serveurs payés au SMIC, tandis que Blair, vêtue d’une longue robe rouge froufroutante, va rejoindre Chuck à un rendez-vous romantique à Gare du Nord. Conseil: ne tentez pas les pickpockets, et gardez vos sacs bien fermés et vos affaires (surtout ton Amex Black, Chuck) près de vous.
- Les fringues. Mon God. C’est là qu’on se rend compte que c’est de la fiction PURE. Bien loin du terne uniforme de la parisienne ’10 qui déambule dans les rues en slim noir et anse du sac dans le pli du coude, Blair fait péter le bonnet à grosse maille lâche bleu turquoise + la robe bouffante à motifs floraux, tandis que Serena enfile un seyant bas de pyjama bleu pétrole et une veste à sequins r’n'biesque avant de se faire une chouroute sur la tête assortie d’une mini queue de rat. Hum. Normal, tout va bien à Paris, France. Si évidemment, les aimeurs vont aimer, personnellement je suis dubitative. Cependant, je sais que jamais Eric Daman, de son état styliste de la série, ne nous infligera des pousse-au-crime tels que ceux vus dans Sex And The City 2.:
Jamais je ne me remettrai de ça:

Concernant ton point 1 « Paris de pacotille » – c’est exactement la même chose pour New York. Je ne cesserai jamais de hurler à quel point cette série est overrated.
Awé ? Pourtant y’a Vanessa et les Humphrey à Brooklyn, je pensais que c’était la caution un peu plus réaliste quoi…
Tu parles, l’idée, c’est qu’ils sont à BK, donc plus dans le « réel ». Ouais. Ils sont à Dumbo. Le quartier à lofts hors de prix entre les deux ponts parce que c’est trop canon. Dans une autre vie, je rêverais d’habiter Dumbo. Dire que Dumbo c’est populaire, c’est comme dire que la rue des Abbesses craint le soir…
Oh boy, les eps de GG (l’originel hurr) à Paris étaient vraiment infâmes, ainsi que les moments de Rory en Italie.
Brr.
Mouias, en même temps on le saurait si on regardait Gossip Girl parce que ça fait réel. Alors n’importe quoi à Paris ou n’importe quoi à New York, on reste dans le fictif.
Nan moi ce qui me chagrine, c’est effectivement qu’on arrive au bout du kibezki.
Ah! et puis aussi qu’on va surement découvrir dans le 2ème épisode que le bébé de Georgina n’est pas de Dan, et on la referra disparaitre comme elle est apparue. Histoire de résoudre le cliffhanger de la fin de saison en 20 minutes, quoi.
JAMBON.
(Arrête de critiquer Blair, JALOUSE)
Putain, mais c’est nul.
(c’était la critique argumentée du jour).
(et Chuck il a quand même une canne, attends. j’imagine que Derek Sheperd en aura une aussi).
Bon alors pour prendre la défense des scénaristes niveau bac -3 en français, je pensais (peut être naïvement) que Sacre Blair était une adaptation (foireuse) de sacrebleu, expression certes employée par les plus de 87 ans (et encore) mais peut-on vraiment leur en vouloir puisque la dernière fois que les Américains étaient en masse dans le pays, c’était en 1945.