Quelque chose me dit (je ne sais pas trop quoi mais bon) que j’ai toujours un blog. Non ?
Ahaha.
Mais sérieusement, j’ai comme l’impression que la vie réelle a repris ses droits et mis une sacrée claque à la vie virtuelle.
La rentrée des classes est dans huit semaines, mesdames et messieurs, incroyable: HUIT SEMAINES. Je commence les cours dans moins de deux mois: je dois donc reprendre mes blocs, tailler mes crayons, retrouver mon trieur et apprendre les détails de l’organisation politique de notre pays par coeur. J’ai autre chose à foutre que traîner sur les réseaux sociaux à la recherche du lien lolant ou de la photo compromettante du moment. Et comme ça faisait quelques temps que l’idée faisait un footing dans ma tête, j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure en quittant Facebook. Attention, pas le quittage avec les mails hebdos de Zuckerberg qui te dit « Oh, tu vas manquer à ton ex » ou « Oh tu vas manquer à ta meilleure amie de 3ème B ». Non, je parle du vrai quittage de Facebook avec erasing des données personnelles (enfin, on espère :/) et 14 jours de non-connexion imposée avant effacement irréversible. [Procédure]. Je pourrais longuement m’étaler sur les raisons multiples qui me poussent à ce suicide social, mais elles sont quand même assez évidentes. Près de 400 photos de moi, parfois mises en ligne sans mon autorisation, traînent sur des serveurs basés au Texas sur lesquels des républicains posent leurs bières chaudes. Les paramètres de sécurité sont aléatoires, Zuck a un oeil sur tout (aux dernières nouvelles, il serait le seul utilisateur du site qu’on ne peut pas bloquer) et je l’avoue, le site m’ennuie de manière abyssale. Je me fiche des soirées où je ne suis pas, des statuts aigris, déprimés ou tr0 contan, des enfants moches, des cousins cons et j’en ai marre de « liker » tout et n’importe quoi. Alors ouais, je fais la demande de congé permanent du site ce soir. A partir de maintenant, si vous voulez me joindre, plusieurs solutions s’offrent à vous. Les sms (pour les vraies gens qui ont mon numéro), les mails (babymelaw[a]gmail[dot]com, et gloire, je suis sur gtalk la plupart du temps) et euh… le blog. Ben oui, c’est quand même ici qu’on peut me trouver le plus souvent, hein.
J’ai pas parlé de Twitter ? Challenge difficile là aussi, mais petit à petit, la désintoxication a fonctionné. Un peu comme les accros aux sucres rapides ou à la viande rouge (ou à la clope et l’héroïne), j’ai procédé par paliers. Première étape, twitter moins. Passer de 20 tweets par jour plus ou moins intéressants à un ou deux. Deuxième étape, dégager les applications Twitter de netvibes et du smartphone, eh oui ça aide pour de vrai. Enfin, troisième étape, la plus longue et la plus difficile, se désintéresser de ce que les autres twitterers racontent. En ne participant plus, on franchit un pas en ce sens, mais tout le monde sait bien que lurker sans participer est une activité tout à fait faisable et rentable. Il faut dépasser ce stade, absolument. C’est crucial, et c’est le pire: parce que même si on s’exclut, on a l’impression d’être inclus. Au final, un jour, on arrête de se sentir concerné par toute cette activité globalement inutile à laquelle on a frénétiquement pris part quand, ébaubi, on a découvert Twitter. Et là, seulement là, on est prêt à partir.
Comment je sais que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?
Je me suis remise à la musique, je veux dire, un peu. Pas grand-chose, quelques lignes de chansons, des accords de guitare et un peu de poésie, le soir en rentrant à la maison. J’ai coupé les cordes pendouillantes de ma guitare, croisé les jambes sur mon canapé d’étudiante et joué pendant une heure en m’écorchant les doigts. Bonheur.
J’aime bien internet, et je suis de toute façons vouée à suivre l’info avec le job que j’ai choisi, mais j’accorde une importance vraiment particulière à mon temps libre. Enfin, j’ai décidé que c’était important. Right now, mes priorités sont: planifier mon voyage à NYC fin septembre (y’a quooooi à faire ? Y’a quooooi à voir ?), aller voir ma maman pour son anniversaire, obtenir que mon employeur me paie des cours de japonais, finir Story (et réfléchir sur mon scénario), etc. etc. Il y a encore d’autres choses hein, mais comme j’y travaille encore, je ne préfère pas en dire plus tout de suite (han, trop mystérieuse la fille).
A part ça, je ne remercierai jamais assez Marie et Thibault pour les autocollants de High School Musical 3 qu’ils m’ont envoyé: je vais avoir une pure classe avec mon agenda Ben pimpé à la rentrée.
Je suis désormais veuve ( ; _ ; ).
がんばてください !
dire que tu m’as FORCÉE à ouvrir un twitter.
Je te propose de ne suivre que moi sur twitter, je ne twitte plus, sauf des informations hyper importantes comme la preview de Genie en japonais.
helpy: KUSE NI NARUWA. T’as vu que Tiffany s’est pété la cheville ?
Ouais Mike, mais les ados prépubères arrivent en force sur Twitter, il va falloir songer sérieusement à un plan B.
Oui c’était pendant le Super Show, elle s’est cassé la gueule, elle a une entorse mais comme elles vont démarrer la promo au japon ils ont préféré qu’elle ait un plâtre en attendant pour que ça soigne plus vite.
Sinon check donc mon nouveau thème twitter, rien que pour ça c’est la vie.
(Cynthia, docteur es SNSD)
Je te laisse mon Gtalk comme une bouteille à la mer, si tu envisages de quitter Twitter et que t’es plus sur Facebook!
(Une bouteille à la mer, parfaitement, c’est complètement dramatique.)