RSS Feed

octobre, 2010

  1. Why don’t you love me, tell me baby why don’t you love me

    octobre 31, 2010 by Babymelaw


    (Photo prise la semaine dernière par Ronan, j’adore)

    Trois jours de week-end, trois jours de loutre sous-marine dans les draps.

    Simba devient très chiant, et endosse le rôle du challenger nioubie dans l’immeuble où vivent déjà trois autrs chats ventripotents et pas commodes. Lorsque j’ouvre la porte pour laisser s’échapper les effluves félins (euphémisme), sifflements et regards noirs sont échangés dans la nuit froide. En gros, j’ai l’impression de vivre avec le Michael Jackson de l’époque Bad.


  2. Schoolgirls & schoolboys

    octobre 26, 2010 by Babymelaw

    Deux jours que le formation a commencé, l’heure du bilan (lé lé la).

    Je pensais que ça serait temporaire, mais je me fais toujours pipi dessus d’appréhension. Le matin en arrivant à Arts & Métiers, le midi en revenant de la pause déjeuner, le soir en en rentrant à l’appart. Globalement, le niveau est dingue, tout le monde a fait des études supérieures, quelques journalistes tévé qui en ont marre, un ex-Sciences Po, une CNRS, un mathématicien, des baroudeurs aguerris (Sénégal, Tahiti), pas mal de pubeux blasés, des transfuges du monde de l’édition. Et moi. Une historienne japonisante accro à Netvibes et à l’écriture. Vous vous dites sans doute comme moi « mais qu’est-ce qu’elle fout là » ? N’ayez crainte, j’ai réussi les tests d’actualité d’entrée et j’arrive à maintenir l’accélération des battements de mon coeur quand je prends la parole. Presque. Niveau tranche d’âge, je suis dans les plus jeunes: la doyenne des stagiaires a 37 ans. Diantre. Le prof m’aime bien, il m’a fait un petit hint le premier jour en me disant « Content de vous voir ici » du genre « Oh, you made it ? ». Hé oui monsieur. Je l’ai fait.

    Alors il n’y a pas que les élèves qui ont des cursus annuaire. Les profs ne sont pas en reste: débuts à Télérama dans les 70′s, l’Afrique, puis le Parisien et 17 ans au Monde pour l’un; PQR all the way, Libé et Rue 89 pour l’autre. Impressive oui, et en plus ils ne sont pas en reste d’anecdotes savoureuses. Je vais être honnête, j’ai l’impression étrange d’entrer dans un monde que je connais déjà, comme une espèce de vie antérieure. Peut-être parce que je veux faire ce métier depuis la sixième et l’époque où je worshippais Loïs dans « Les Nouvelles Aventures de Superman » ? Je veux dire, j’ai aussi voulu être médecin sans frontières quand j’étais en moyenne section de maternelle, mais je me suis vite aperçue de mon incapacité à soigner quoi que ce soit (les coccinelles que je recueillais mouraient asphyxiées dans les boites d’allumettes). Alors qu’observer, transmettre la réalité et l’écrire, c’est beaucoup plus dans mes cordes. En bref, je me sens à ma place mais j’ai peur d’en être éjectée. J’ai peur de réussir, un peu, aussi. Et puis ils nous mettent déjà la pression pour la recherche du stage, du genre il faut s’y mettre maintenant, eh ça va les cocos, pas de panique pas de problème je vais trouver sur Twitter (ouais non je sais pas en fait ARRÊTEZ DE ME STRESSER JE TACHYCHARDE IIIIR).


  3. 009

    octobre 23, 2010 by Babymelaw

    Warning, Kpop post qui parlera à 2% de la population.


  4. Alicia and Jay-Z were here

    octobre 22, 2010 by Babymelaw

    Bon, j’ai essayé un truc un peu rigolol pour vous épargner la sempiternelle et chiante épreuve de la soirée diapo de vacances: les photos dans un petit logiciel appelé SmileBox.

    Cliquez donc pour voir notre périple new-yorkais d’une semaine.

    N.B.: La qualité des photos laisse grandement à désirer, ne soyez pas trop durs, je suis nulle + mon appareil n’est pas tip top, bisous les mouettes.

    Click to play this Smilebox slideshow
    Create your own slideshow - Powered by Smilebox
    Customize your own free slideshow design

  5. Paris, le 20 octobre 2010

    octobre 22, 2010 by Babymelaw

    Madame,

    Nous avons bien enregistré votre inscription à la formation « Journaliste/Secrétaire de Rédaction » qui aura lieu du 25 octobre 2010 au 1er juin 2011.

    (Ho, que c’est gentil à vous de m’en informer gracieusement trois jours avant le début des hostilités, ne nous pressons pas, cela ne nous REGARDE PAS).

    Vous voudrez bien vous présenter le lundi 25 octobre à 10h pour l’ouverture de la session de formation.

    (Comment ça, ça veut dire que je vais devoir me lever avant 9h ?)

    Je vous rappelle que les horaires de formation sont de 9h à 13h et de 14h à 17h.

    (Comment ça, ça veut dire qu’après je vais devoir me lever avant 8h ? WTF ? Mais aussi que, par contre, je pourrais aller au cinéma le soir avant 20h, et ça c’est complètement trop bien. Oué oué.)

    Les enfants, priez pour moi, parce que là je commence à ressentir ce que ressent un poney sauvage qui court vers son destin et se cabre devant un gros précipice de l’enfer. Les champs d’avoine de ma douce campagne de jeunesse me manquent, je veux ma maman et j’ai peur. J’AI PEUR PUTAIN.


  6. De bonnes nouvelles ! Non, je déconne.

    octobre 21, 2010 by Babymelaw

    Aujourd’hui, c’est economics 201.

    Après la crise des subprimes que vous avez tous aimé sur vos écrans en 2008, voici le Foreclosure Gate que vous allez vraisemblablement kiffer vos mamans en direct live. Merci la classe dirigeante, vous avez fait de nos vies un bonheur perpétuel. (Lisez tout, ne vous laissez pas impressionner par le tl;dr, je vous promets que vous ne le regretterez pas).

    « Vous avez entendu parler du dernier scandale qui vient de tomber ? », m’a demandé Simone Wapler vendredi dernier en déboulant dans mon bureau. « C’est le ‘Foreclosure Gate’… et c’est tout simplement incroyable ! ».

    Renseignements pris, effectivement, ce nouveau scandale a tout d’une bombe capable de souffler les marchés.

    Ce qui est en train de se passer aujourd’hui aux Etats-Unis est un choc si puissant que le fragile équilibre économique si chèrement construit par la Fed au cours de ces derniers mois pourrait ne pas y résister. Bernanke promettait de nouvelles mesures en cas d’aggravation de la situation : nous y sommes.

    Plongeons dans les méandres de l’administration américaine et dans les fosses septiques des grandes banques.

    Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?
    Pour résumer très rapidement ce Foreclosure Gate – scandale des saisies – de très nombreuses procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis viennent de s’avérer complètement illégales. Cela peut sembler peu de chose au départ. Un épiphénomène qui ne concerne pas le reste de l’économie américaine, et encore moins le reste du monde. Mais vous vous rappelez la dernière fois qu’on a entendu parler d’un petit problème prétendument « local » sur le marché immobilier américain ? Oui, les fameux subprime…

    Le Foreclosure Gate = 700 milliards de dollars de pertes supplémentaires possibles + 750 milliards de dollars de dommages et intérêts + 60 milliards de dollars d’arriérés de taxe
    Que se passe-t-il cette fois ? Eh bien une sombre histoire d’hypothèques, de titrisation et de saisies indues. Pour saisir un bien, et entamer la fameuseforeclosure, il faut une créance et une hypothèque.

    Les crédits subprime avaient été accordés à tort et à travers. Entre 2004 et 2007, la folie s’est emparée du marché immobilier américain. Vous avez de ressources plus que limitées ? Vous êtes obligé d’accumuler trois petits boulots pour boucler vos fins de mois ? Qu’importe, on vous fait miroiter une jolie maison préfabriquée qui deviendra votre home sweet home. En deux temps trois mouvements, vous voilà propriétaire du rêve de votre vie. Des millions de prêts hypothécaires sont accordés… et les banques ne sont vraiment pas regardantes.

    Puis vient la crise. Les saisies se sont multipliées. Et les équipes des établissements prêteurs étant débordées, certaines procédures de saisies ont même été entamées à tort. Les gens se sont défendus comme des beaux diables, ont pris des avocats. C’est ce que vous feriez, à leur place.

    Et les avocats ont soulevé un lièvre, un énorme, colossal, lièvre à 700 milliards de dollars.

    Que s’est-il passé ? De la titrisation –il faut dire qu’elle est de tous les mauvais coups. Les prêteurs voulaient pouvoir faire de jolis petits paquets avec les créances pour former des MBS (Mortgage Backed Securities), vous vous souvenez ? Il s’agissait, bien sûr de répartir les risques … Les banquiers se sont fait beaucoup d’argent avec ces produits financiers vendus pour « sûrs » puisqu’ils reposaient sur du concret, des biens immobiliers bien réels.

    Pour faciliter cette titrisation, la finance a eu recours à un artifice… qui serait illégal.

    L’enregistrement d’hypothèque coûte cher en procédures. Surtout si vous multipliez les transferts de votre hypothèque en l’incluant dans des produits titrisés.

    Donc, les grandes banques et les deux principaux organismes de prêts hypothécaires, les inénarrables Freddie Mac et Fannie Mae, ont décidé de créer (en 1997) un organisme leur permettant de s’éviter de longues et coûteuses procédures d’enregistrement.
    MERS, un système informatisé permettant l’enregistrement des achats et des ventes d’hypothèques – et de sérieuses économies de frais d’enregistrement était né.

    2008, les subprime sonnent le glas de la folie immobilière. Le nombre de procédure de saisies explose littéralement. Les foreclosure sont signées à tour de bras… tant et si bien que le Wall Street Journal révèle que des employés de GMAC Home Mortgage et de la banque JPMorgan ont admis dans leur témoignage avoir chacun signé 10 000 documents par mois. Tout cela sans véritable contrôle et surtout sans aucun respect des règles fixées pour les saisies hypothécaires.

    Scandale numéro 1 : les saisies illégales
    L’affaire devient alors vraiment nauséabonde… et complexe.

    1. Les procédures enregistrées par le système MERS ont été jugées illégales, ou du moins non recevables devant un tribunal, et incomplètes. Des millions de prêts peuvent donc être invalidés.

    2. Avec l’informatisation des actes de ventes/achats, de nombreux documents ont été perdus. Les banques ne s’avèrent plus capables de prouver qu’elles détiennent bien une hypothèque. Les imbroglios se multiplient : certains propriétaires se sont retrouvés face aux envoyés de deux banques différentes venus saisir le même bien, chaque banque prétendant, preuves à l’appui, détenir l’hypothèque.

    3. Pour remédier aux problèmes de pertes de documents, de nombreuses banques, assistées par des avocats à la morale plus que douteuse, ont produits de toute pièce de faux documents d’hypothèque.

    4. Et pour couronner le tout, MERS s’est estimé compétent pour décider lui-même des saisies. Or, il n’est qu’un organisme intermédiaire entre les banques qui détenaient réellement l’hypothèque.

    Rien que pour septembre, 350 000 biens ont été saisis aux Etats-Unis. Des milliers d’Américains pourraient dans les jours qui viennent se regrouper pour attaquer les banques responsables de ce scandale. Motif : escroquerie (fraud).

    Conclusion, c’est la grande panique aux Etats-Unis. Les saisies effectuées sont-elles légales ? Les nouveaux propriétaires – ceux qui ont achetés un bien saisi – sont-ils légitimes ou le bien appartient-ils aux anciens propriétaires saisis ? Vous imaginez l’imbroglio… et les poursuites judiciaires qui se préparent.

    Le gouvernement américain vient de décider de suspendre toutes les saisies en cours pour essayer d’y voir plus clair.

    Si les propriétaires gagnent, les banques pourraient être lourdement condamnées. On parle déjà de 750 milliards de dollars. Eh oui, l’escroquerie, c’est du pénal et les sanctions sont lourdes. Ce qui risque de mettre certaines banques au bord de la faillite. Le gouvernement américain et surtout les contribuables accepteront-ils encore une fois de payer pour sauver les banques des conséquences de leur avidité et de leur malhonnêteté ?

    Car ce n’est pas tout.

    Scandale numéro 2 : la fraude aux taxes
    En créant le MERS, les banques ont mis en place un système leur permettant de ne pas s’acquitter des taxes dues – en général aux Etats, ou aux municipalités – à chaque enregistrement de prêts ou à chaque modification.

    Ainsi, le MERS devrait entre 60 à 120 milliards de dollars rien qu’à l’Etat de Californie pour rembourser les taxes d’enregistrement non perçues. Qui va payer ?

    Scandale numéro 3 : la fraude aux MBS
    Si les banques ont créé le MERS, avec son système très léger d’enregistrement des prêts hypothécaires, c’est surtout pour dissimuler ce qui se cache réellement derrière les attractifs MBS. Pour dissimuler que de trop nombreux prêts avaient été attribués à des familles qui auraient du mal à rembourser : bref, que les MBS reposaient sur des crédits même passubprime mais tout simplement poubelle. C’est ce que le langage marketing de la finance appelait la « répartition du risque ».

    Le scandale actuel résulterait donc en grande partie de la volonté des banques de cacher aux yeux des autres banques leurs vilains petits secrets et leurs crédits douteux…

    D’après certaines premières estimations, près de 30% des MBS pourraient être frauduleux.

    Et là, même une intervention du gouvernement ne pourra rien faire.

    Quelles conséquences pour nous ?
    Si les banques sont jugées coupables et doivent rembourser ou verser des intérêts soit aux propriétaires floués, soit aux Etats qui n’ont pas reçu les taxes d’enregistrement, soit aux banques qui ont acheté des MBS frauduleux, soit aux assureurs qui ont assurés ces MBS, elles risquent la faillite.

    Une vague de faillite en série mettrait à mal l’économie, comme l’avaient fait les subprime.

    D’un autre côté, le Foreclosure Gate pourrait être l’élément déclencheur persuadant la Fed de lancer son quantitative easing 2. Les marchés ont déjà peut-être anticipé ce nouvel afflux de liquidités. Le Dow Jones n’a perdu que -0,29% vendredi dernier. L’argent va rester gratuit pour très très longtemps et les marchés s’en frottent les mains, prouvant une fois de plus leur désintérêt pour l’économie réelle.

    A la clôture de vendredi soir, Bank of America cédait 5,82% et l’indice KBW des bancaires américaines reculait de 2,63%.

    http://www.moneyweek.fr/20101041585/conseils/economies/immobilier-forecl…

    VOIR AUSSI LA SUITE : Bank of America : le Foreclosure Gate, le bal des victimes ne fait que commencer…http://www.moneyweek.fr/20101041648/conseils/economies/mbs-citigroup-jpmorgan-subprime/

    (Source)


  7. /!\ Vous êtes ici /!\

    octobre 20, 2010 by Babymelaw

    Ahem.

    Délaissement et abandon, j’écris vos noms. Je n’ai pas vraiment l’excuse d’une vie trépidante qui m’aurait emportée loin des terres de l’écrit mais bon, enfin tu vois, y’a les périodes humides et les périodes sèches, et on aurait comme qui dirait bien besoin de lubrifiant MADAME L’EPICIERE. Un peu comme les gens qui laissent des comms à Camille, je crois qu’il ne faudrait écrire sur les internets que lorsqu’on en ressent vraiment l’envie et que ça nous fait rire. Donc en gros, pas pour faire du SEO, de la page vue, de l’article polémique retwitté ou du lol en gif (quoique j’ai un gif new-yorkais de moi-même à Times Square assez succulol dans les cartons). Ecrire pour le bonheur, écrire comme on est. De toutes façons, vous avez pu le remarquer, mon truc à moi c’est de raconter ma vie en faisant des blagues à saveur geek et goût fraise des bois.

    Je n’ose l’admettre, mais en ce moment je traîne énormément sur les blogs de photos mode. Ouais. C’est un peu la honte, parce que c’est quand même vachement superficiel: porter du Gucci et être invitée aux soirées promo pour justifier un statut. Mais en ce moment aussi, j’ai pas mal d’idées qui recommencent à me trotter dans le ciboulot. Je repense sérieusement à Nuits Blanches, le projet de webzine culturel au nom de domaine déjà réservé, et ce malgré la disparition non élucidée de mon chroniqueur séries tv. J’ai proposé à Virgo une vague idée de ciné-club ado des 80′s. Et je me verrais bien ouvrir un blog photo de customisation vestimentaire/décorative, pour montrer que même sans les sous on peut se faire des chaussures faboosh, et qu’avec juste une machine à coudre on peut faire des miracles de garde-robe (et ça vient de la fille qui possède un exemplaire de « La Couture pour les Nuls »).

    Sinon demain, contre toute attente, déj d’entreprise pour fêter mon départ. Pourtant, je me suis rarement aussi peu investie dans un boulot: c’est donc très inattendu. On m’a proposé d’apporter un peu de champagne et de faire péter les chipsters. Franchement, si je devais revenir sur ces neuf mois de flottement intersidéral dans les limbes du métier d’hôtesse d’accueil, je les définirais par le mot ATTENTE. J’ai passé mon année à attendre, à meubler l’attente, à contourner l’attente, à me dandiner autour de cette impression que l’attente ne finirait jamais et que je ne quitterai jamais cette pénible situation d’entre-deux. Je me suis remise au japonais et à la guitare, j’ai desespérément traîné sur l’interwebz, j’ai tenté la réanimation sur mon artiste intérieur avec l’ex-femme de Martin Scorsese, j’ai trouvé l’amour et planifié des vacances aux Etats-Unis avec lui, j’ai fait des crumble, j’ai appris de nouvelles vannes avec Anais, j’ai englouti des masses de livres de développement personnel, j’ai fait des soirées et j’ai rencontré des gens, je me suis laissé pousser les cheveux et j’ai appris à m’en occuper sans les dénaturer, j’ai adopté un chat qui me lèche les yeux pour me réveiller le matin, je me suis éloignée de personnes que je comptais (peut-être à tort ?) comme des amis, j’ai enlevé mes lunettes roses à paillettes et j’ai réalisé que les sourires ne veulent pas toujours dire « kikou » mais parfois « désolé ». J’ai écrit des pages et des pages pour moi, juste comme ça, dans le vide, à me raconter les histoires que j’aimerais vivre, à rigoler gratuitement, comme ça, gratuitement, et aussi un peu pour créer une échappatoire à la terrible « attente ». J’ai été présente au boulot comme un fantôme, de ceux qui traversent les corps et les corridors sans être vraiment là, j’attendais juste le 25 du mois pour toucher ma paie, aller au Franprix puis sur Amazon et puis rue du Faubourg du Temple (croyez-moi, c’est là que se trouvent les meilleurs collants de Paris, une paire coûte 5€ et dure deux mois, meilleur rapport qualité/prix de ta vie). Je me suis desespérée du climat politique et social de mon pays, j’ai ourdi des plans pour me tirer en 2012, j’ai écouté plus de kpop que de raison, et j’ai dormi.

    Ah le sommeil. J’adore dormir. Peut-être trop. Certains aiment la picole, d’autres le parapente ou les jeux vidéo, personnellement je ne me complais dans rien autant que dans mon lit, cette piste de décollage vers la VRAIE VIE. On peut tout faire au lit: de fabuleuses siestes, se réendormir après s’être réveillé, manger, rigoler, retourner son oreiller pour avoir le côté froid, jouer à des jeux pourris sur son téléphone, lire, s’embrasser, chasser le chat, se ronger les ongles, mater Community, écrire (oui ! J’arrive à écrire au lit et en voiture), feuilleter des magazines de maude, écouter de la musique, et of course… faire l’amour. Je ne comprends donc pas la répugnance qu’éprouvent les gens pour leur lit, qui disent, je cite, que « dormir et rester au lit c’est une perte de temps ». Je passe tous mes week-ends au lit et mon corps et mon esprit me disent merci, hin hin.

    Fair enough. Il est 19h15, il me reste deux jours de travail, un week-end au lit, et je fais le saut quantique du retour à l’école. J’ai acheté de nouvelles chaussures, des « bottines de bloggeuse » comme il dit, parce que les escarpins de New York me font atteindre les 1m95 et que c’est pas politically right. Voilà où je suis, et quelque part je n’ai pas encore l’impression d’y être, tellement j’ai attendu, tellement j’attends encore.


  8. Kpop Therapy

    octobre 10, 2010 by Babymelaw

    Je lutte tant bien que mal contre la déprime post-vacances. La meilleure solution que je connaisse consiste à me plaindre sur le papier, manger du Nutella et regarder de la kpop subbée sur YouTube. [Rayer la mention utile].

    J’ai chanté chez chanson en hurlant, même pas bourrée, dans un karaoké sur la 32th à New York un dimanche soir. Le patron était plus qu’abasourdi que je connaisse 2NE1. Vous aussi, vous devriez. Cette chanson est une ode au féminisme post-ruptural, ouais mec, va te faire foutre et dégage !

    Maintenant, mettez vous en culotte/caleçon, bombez le torse et tentez-moi cette chorégraphie dans le salon. C’est comme manger des pâquerettes, ou sniffer du Canard WC: C’EST TROP BIEN.

    Et donc SNSD continue sa purge de tubes ancestraux en les remixant en japonais. Dans un gros ripoff du clip coréen (magasin, jeans Pimkie et kikooposes), on a comme l’impression qu’Alvin et les Chipmunks ont repris Gee.

    Let’s roll this depression, bitch.


  9. Brand New

    octobre 8, 2010 by Babymelaw

    Je suppose qu’il est d’usage d’organiser une soirée diapo sur son blog quand on revient d’un voyage à New York, surtout quand c’était la première fois ? Pas de crainte, ça va venir, mais pour l’instant: dans quel état j’erre ?

    Je suis dans du coton. Cette semaine m’a paru durer une éternité, ce qui est paradoxal car j’ai aussi bien encaissé le décalage horaire que Cher a encaissé la chirurgie esthétique. J’ai l’impression d’avoir rentabilisé le déplacement dans le sens où j’ai beaucoup vu, beaucoup entendu et peu pratiqué mon anglais brinquebalant (c’est Virgo qui va se foutre de maggle). Le retour à Paris est dépaysant. Avoir été pliée en quatre dans un minuscule siège d’avion durant 15h (escale à Madrid) est éreintant.

    Verdict: New York est une ville pour jeunes riches. Je suis jeune, pas de souci à ce niveau-là, on m’a demandé deux fois mon ID pour boire et un vieux black de Broadway m’a donné 21 ans (ah ah ah) – par contre pour les $$$ ça va poser un peu plus problème. Ma tirelire cochounou virtuelle n’a pas suffi à subvenir à mes besoins, et comme je garde l’espoir de payer mon loyer et mes dettes le mois prochain, on ne peut pas dire que la répartition des dépenses ait été équitable. J’ai payé mon billet d’avion, il a payé tout le reste. Donc quand tu te balades dans Soho et qu’American Apparel te fait de l’oeil, ou que tu veux ramener des souvenirs de Broadway à 15$ pièce, ça va vite, très vite. Je ne pense pas qu’en temps normal je tiendrais un mois dans cette ville (sans compter les loyers de ouf).

    Ceci dit, j’ai le pêchon. Plein de projets en cours, l’école dans deux petites semaines et un peu d’apaisement. Je sais précisément ce que je veux, reste plus qu’à aller le chercher avec les canines.

    PS: Simba va bien, il s’est bien éclaté en notre absence, ce petit social traître.