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janvier, 2011

  1. Connexions

    janvier 31, 2011 by Babymelaw

    Toi et moi, nous aurions été des âmes sœurs.

    Nous aurions partagé des bains, des cigarettes, des bouteilles de vin, des amis, des amants. Tu m’aurais natté les cheveux tandis que je t’aurais dit tous mes secrets. J’aurais porté tes robes, utilisé ton mascara et mis de ton parfum chic à l’intérieur de mes poignets. Tu aurais exsudé une féminité parfaite qui m’aurait inspirée: sensuelle, subtile, sans effort, confiante. Nous aurions traîné ensemble pendant que notre linge séchait.

    Tu m’aurais appris à parler une langue étrangère, à bien lacer mes soutien-gorge, à nager, à faire des boissons délicieuses et bien dosées. Nous nous serions mutuellement encouragées à prendre des risques, mais nous aurions vécu prudemment, consciencieusement, tranquillement, gracieusement.

    J’aurais fait tomber mes barrières pour te laisser entrer. Nous aurions été inséparables; identiques mais différentes.

    Nous aurions partagé un appartement miteux dans un pays étranger. Nous aurions organisé des pique-nique au milieu de notre salon, avec des bougies et du jazz expérimental et des sandwiches au concombre. Nous aurions joué dehors comme des enfants, en courant pieds nus, en faisant semblant d’être sœurs ou amantes ou fées. Le temps se serait arrêté.

    Tu aurais supporté mes changements d’humeur et moi ton inconséquence. Nous aurions dormi dans le même lit, nous câlinant sur des draps gris et défaits, loin du tumulte de nos vies, nos corps remplis de la quiétude de la nuit.

    Nos liens les plus intimes se seraient croisés, mélangés, en s’emmêlant de plus en plus au fil du temps. Tu ne serais pas sans moi.

    Je te rencontrerai dans une autre vie, et tu seras ma meilleure amie.

    Libre traduction d’un billet d’Apricot Tea (le meilleur blog que j’aie découvert en 2010)


  2. Move Your Ass While You’re Talking (long ver.)

    janvier 30, 2011 by Babymelaw

    Je crois que c’est le pire déménagement de ma vie.

    Les avaries n’en finissent pas, et deux semaines après le premier remplissage de carton (dans lequel j’ai mis mes coussins fluos), je ne peux toujours pas dire que je suis VRAIMENT installée. J’ai rendu les clés de mon petit studio à Parmentier, jeté mes 33 tours du Magicien d’Oz et de Angie Détective en Herbe et ma commode rouge La Redoute, mais je ne peux toujours pas me reposer le dimanche. Le Cinéphile et moi nous affrontons dans des disputes homériques pour savoir qui a laissé traîner l’emballage de thé à la vanille sur la table, et finissons par nous réconcilier en mangeant des Fingers et en dansant sur Calvin Harris. En gros, c’est le bordel.

    Le chat a pissé dans mon sac de vêtements, parce que c’est si drôle de sortir son petit kiki animalier en toute circonstances. Impossible de le haïr cependant.
    L’étagère n’est toujours pas fixée au mur, therefore mes Minnie Mag chevauchent toujours mes livres d’histoire L3 dans mes cartons.
    J’ai raté quelques *hum* jours de cours.
    J’ai 2h30 de forfait à utiliser avant la semaine prochaine parce que ma vie sociale s’est réduite à peau de slip panthère.
    L’ennui aidant, j’ai fait une razzia chez Lush et mis en place une routine beauté à base d’algues marines, de sucre, de miel et de citron, telle une mamie fan de sudoku.

    J’espère pouvoir appeler les studios la semaine prochaine même jour même heure et dire C’EST FINIIIIII OH OUIIIIIII, mais en vrai j’y crois moyen.


  3. Go it go it, do it do it

    janvier 22, 2011 by Babymelaw

    Franchement, la crédibilité est un concept existentiel qui ne tient qu’à un fil.
    Et comme je sais que certains d’entre viennent ici principalement pour avoir du plaisir coupable, I give people what they want.

    AND PEOPLE WANT KPOP.

    Des pauvresses autotunées, de la choré sous amphets, une imagerie qui déchaîne la controverse, de la mélodie accompagnée de bruits de chasse d’eau à chaque refrain, des paroles sans queue ni tête (« love me hey shubidubi yayayaya ») = BOW YOUR HEAD BITCHES, THIS IS KOREA

    YaYaYa du groupe T-ara

    On peut donc résumer cette réalisation qui singe sans honte aucune la culture amérindienne afin de secourir un beau gosse qui s’est échoué chez les « sauvages », par:


  4. Ô tenp, suspan ton vole

    janvier 22, 2011 by Babymelaw

    Et une photo de chat poète pour commencer ce week-end glacial comme les mains d’un serpent.


  5. J’ai viré le vernis

    janvier 21, 2011 by Babymelaw


  6. Engagez-moi, qu’elle disait

    janvier 21, 2011 by Babymelaw

    Comme tu ne t’en es peut-être pas aperçu, scintillant lecteur, je suis en détox Twitter, parce qu’à un moment donné ça devenait franchement anxiogène. C’est sympa de parler avec des gens et de se foutre sur la gueule et de critiquer Justin Bieber et tout, mais c’est aussi très relou de prendre le tic de consulter le service même sur les wécés et dans le lit. (Je suis quand même deg d’avoir raté les Pécresse facts). Sérieusement. Des fois il faudrait voir à arrêter les conneries, j’aurai 66 ans en 2050 quoi, je suis trop vieille pour tout ça.

    Comment ça déprimée ?

    Franchement, non. Et d’habitude je ne me prive pas de chouiner quand ça va pas, alors croyez-moi quand je dis que ça bâte, bordel. Je partage ma vie entre cartons et sacs poubelles avant le grand désossement généralisé des meubles, et là présentement je me pose une question. Pour un entretien d’embauche, vaut-il mieux un vernis prune classe mais un peu écaillé sur l’ongle du pouce, ou pas de vernis du tout mais avec des coup des traces résistantes au bord de la lunule ? Ça à l’air con comme ça, et quelque chose me dit que je ferais mieux de potasser Drupal que de me focaliser sur de trucs aussi insignifiants que ma « présentation » mais bordel de chiasse, ce stage est mon dernier rempart avant d’être obligée de me relancer dans la danse merdeuse de l’envoi de CV dont tout le monde se fiche. Et pour vous aider, je précise que l’entretien a lieu avec un homme, dans cinq heures.


  7. Palme d’or

    janvier 19, 2011 by Babymelaw

    Je prends une pause dans mon enfer de cartons de déménagement, entre lettres passionnées d’ex-amants déchus et cours de L2 sur la royauté en 1431 dans le pays d’Anjou, pour faire une petite mise au point. Subtile, mais inébranlable.

    Ce n’est parce que je suis invitée au Festival de Cannes cette année (pause)(foule en délire)(jemelapétage à fond la forme) que je vais me retrouver sur le tapis rouge dans ce genre de situation:


    Oui, c’est dur. Mais il y aurait pire, par exemple je pourrais ressembler à ça. (OKAI je me contredis avec mes posts précédents, et ALORS ÇA DÉRANGE QUI ?)

    (Si vous croisez ceci près de chez vous, n’hésitez pas. Tirez à vue.)

  8. Good Girl & Bad Girl

    janvier 17, 2011 by Babymelaw

    Wo. WO WO WO.

    Y’a besoin de freiner un peu. Ça bouge vite dans ma vie en ce moment, ça tangue dans tous les sens et ça menace de prendre le feu et l’eau, alors que tout ce que je voudrais, c’est être au calme avec des arbres, des oiseaux et une méridienne sous un soleil de plomb.

    Aujourd’hui, j’ai eu comme un coup au cœur. Est-ce que c’est vraiment une bonne idée, ce déménagement ? Je veux dire, ça signifie quand même la fin inéluctable de ma vie de célibataire, la négociation implacable de tous les programmes de tous les soirs, le partage régalien des tâches ménagères (alors qu’avant je pouvais tout simplement rire au nez de ces mêmes tâches ménagères), et enfin l’adieu à la conscience de mon unité. C’est triste d’en arriver là quand même. Est-ce qu’être en couple, c’est vraiment ça ? Faire tellement de concessions pour arriver à vivre ensemble qu’on se dilue au final dans des accords de Yalta abyssaux ? Et en même temps, trouver quelqu’un avec qui avoir envie de faire ces efforts, c’est ce que tout le monde attend, cherche, espère durant une bonne partie de sa vie (surtout nous les filles, élevées au bon grain du prince charmant Disney). C’est même la raison pour laquelle on se lance dans des trucs foireux avec des personnes qui ne nous conviennent pas, juste pour essayer, au cas où. Alors pourquoi, une fois enfin rencontré le proton compatible, ça paraît si difficile et si contre-nature de vivre ensemble ? Pffff. Ça se voit que j’écoute un mp3 de Vanessa Carlton pendant que j’écris ce post, non ?

    La recherche de stage avance. Tiens, d’ailleurs, j’ai un entretien vendredi. Proaction, j’écris ton nom, au bout de 15 refus dégoûtés -qui font toujours plaisir par où ils passent- j’ai commencé à développer un super pouvoir d’insensibilité au râteau professionnel. Aux gens qui te rejettent comme un caca alors que tu demandes juste du taf gratos (2010, année érotique). Je me suis donc mise à trouver des tactiques pour contourner le « NON » frontal, à prendre ma voix enjouée et sortir mes meilleures blagues au téléphone à chaud comme ça, peur de rien. Et mine de rien, on dirait que ça marche. Quelques pistes intéressantes (dont un magazine de seins) et un entretien, bordel de chihuahua. Soyons optimistes et voyons la vie du bon côté: je travaillerai sûrement avant d’être au chômage !

    A part ça, rien de bien folichon. Des ennuis amicaux, parce que l’amitié, c’est parfois pas trop mon truc. Des notices Ikea, des magazines engloutis, des bisous au chat pour l’aider à tenir son régime croquettes light, de l’écriture, de la guitare. J’aimerais bien me remettre à peindre un peu, mais je ne sais pas trop par où commencer, ma bonne dame.


  9. Korea is my bitch

    janvier 17, 2011 by Babymelaw

    Hé ! Vous vous souvenez de ma vidéo parodie de 2ne1 pour l’équivalent de la Nouvelle Star coréenne ? On l’avait fait pour le lol avec des copines, et bien sûr, on n’a pas été sélectionnées.
    Par contre hinhin, on peut dire qu’on a été repérées puisqu’ils nous ont diffusées dans l’émission télévisée en prime time, dans une séquence qui passe en revue les candidats de différents pays. HIHI JE SUIS PASSEE A LA TELE COREENNE MA VIE EST TOTALEMENT FOLLE

    Nous laisserons pour finir la parole à ma maman qui a réagi à cette annonce par un flegme tout à fait monumental: « Ah pourtant moi je trouvais que c’était nul ce que vous aviez fait. »

    (J’espère qu’elle appréciera la maison de retraite.)


  10. Cette année sera bipolaire ou ne sera pas, t’entends ?

    janvier 11, 2011 by Babymelaw

    C’était le genre d’expérience cheloue à laquelle je pensais avoir échappé après des années de glande, louvoyant entre amours foireuses, études universilol et musique pop: la recherche de stage.

    LA RECHERCHE DE STÂÂÂGE.

    Me voilà fort marrie. Car dans le cadre de ma formation de SR, je suis obligée de m’y coller. Et ce n’est pas qu’un peu super chouette: peaufiner un CV sous InDesign à deux heures du matin, attraper des sueurs froides au téléphone en esquivant mentalement le spectre du rejet de type 4 « Ah non non, pas du tout, on n’est pas intéressés » (= « dégage morue, tu vois pas que je suis occupée,et que tu ne trouveras jamais d’emploi autre que serveuse en intérim au Bar des Amis« ), viser la Lune ça ne me fait pas peur mais s’il le faut, j’accepterai même un stage à Sanglier Passion parce que dans les mensuels on acquiert une certaine expertise du sujet tu vois. Mais si tu vois. Et tu acquiesces. Parce qu’il n’y a pas de sot métier (sauf mon ancien métier) et qu’il faut s’ouvrir à toutes les opportunités (sauf à bosser avec mon ex/une fille que j’aime pas trop trop).

    Voilà où j’en suis.

    A une surexcitation permanente, donc à deux pas de la démence hystérique. Actons cool, et espérons que ça passe inaperçu.

    Sérieusement, depuis que j’ai une famille, je me sens comme Loïs dans Malcolm In The Middle alors que quand je vivais seule j’étais beaucoup plus Dewey. Simba et le cinéphile essuient mes légères crises cyclothimiques, mes envies de danser énergiquement sur de la kpop et de regarder trois épisodes de Jamais Deux Sans Toit à la suite sans que l’intrigue avance. Ah oui, et j’ai aussi *jeté à la poubelle* la bonde de la baignoire pendant que j’étais en train de récurer frénétiquement la salle de bains au son de Rude Boy de Rihanna. Alors que j’étais apathique il y a une semaine encore.

    Je cherche même plus à comprendre.