[Post riche en name dropping, hihi kikew j'ai une vie]
Cette année, je me la pète.
Ras-le-bol d’être humble et discrète et gentille et souriante. Cette année j’ai été à Cannes.
Bon, il ne faisait pas très beau. Et bon, j’étais entourée d’indigènes cannois top influents, et même si en ce moment je travaille dur pour avoir CONFIANCE EN MOI en toutes circonstances, c’était pas si facile. Par exemple. Un petit verre de champ’ sur le bateau Arte, tranquille ? Même pas peur. JENR. Nan mais en vrai ça fait pas peur, c’est juste que c’est difficile de savoir quoi dire. Surtout quand on est pendue au bras de son copain en costard, tel un doppleganger de bas-étage, paye ta légitimité, même si t’es fun et que t’as de bonnes blagues en stock.
Mé bon. C’est tout de même grâce à ce copain que j’ai pu monter les marches, d’une manière totalement non-glamour (yeux de biche effrayée, poses balai-dans-le-cul d’une milliseconde à côté de starlettes hyper motivées) mais que dire… it was worth the shot. C’était rigolo, pas très réel, plutôt furtif. Je ne le referai sûrement pas de sitôt, à part si je deviens miraculeusement actrice ou starlette, autant dire pas au programme.
(C’est fou ce qu’on peut faire avec une robe Boohoo, un serre-tête H&M et des chaussures (que vous ne voyez pas) New Look. En vérité je vous le dis, on peut accomplir des miracles.)
Sinon, j’ai furtivement squatté la Villa Inrocks vendredi soir mais il n’y avait pas grand-monde à part les 2Many DJs, des baraques à frites, un bar à cocktails gratuit (j’ai pris deux garriguettes vodka-fraises fraîches et j’étais furieusement pompette) mais c’était cool. Et j’ai parlé avec un rédac chef un peu bourré, qui m’a dit qu’il ne connaissait pas Vanessa Bruno. C’est aussi ça, la magie de Cannes. La Villa, c’est beau ma bonne dame.
Et puis sinon j’ai vu des films, toujours en mode parasite : Habemus Papam (pas mal mais un peu chiant), 17 filles (un « LOL » avec de meilleurs acteurs et du cerveau), Footnote (j’ai dormi tout le long à cause du champagne Arte mais il paraît que c’était tout ripou, genre Amélie Poulain israëlien), Return (avec Lisa Cardinelli de Freaks & Geeks [bien], mais prototype du film indéchiant où il ne se passe pas grand-chose [pas bien] ). Et puis je crois que c’est tout. A Cannes, il se passe un truc bizarre. Si tu n’es pas là juste pour montrer ta raie des fesses au Petit Journal sur la Croisette et que tu vas voir des films, tu commences lentement mais sûrement à perdre la notion du temps. Trois, quatre films par jour, et ça y est, tu as l’impression que ça fait deux semaines que tu es là alors que ça fait 24h chrono. Bizarre.
Sinon je n’ai pas squatté à la Villa Schweppes, mais il paraît que c’était ze playsse tou bi. Babillages y passait ses jours et ses nuits et twittait allègrement (mais elle n’allait pas voir de films pour autant). Et depuis mon départ, grosse arrivée de bimbos en la personne de Betty, The Cherry Blossom Girl et la Méchante. Finalement mon timing était plutôt bon, je trouve. (Ho ça va, arrêtez de penser que je suis une hateuse. Par exemple, vous, je vous aime.)
Petit détail piment: à l’aller en IdZap avec des gros connards de fils de bâtards qui partaient en ouikende à Saint-Raphaël (une station avant Cannes) qui ont hurlé leurs blagues de Jean Roucas dès 7h45 du matin (je vous curse jusqu’à la mort de vos arrière petits-enfants). Au retour avec un gros chien gentil qui dormait tranquille, mais un gamin de deux ans qui hurlait et jetait des trucs par terre, sans que les parents ne disent rien, BIEN SUR. La stérilisation est tellement sous-estimée.
Sinon, c’était bien, j’ai laissé le Cinéphile là-bas, il me manque, je suis une grosse niaise et j’emmerde le peuple. En attendant, pour me mettre du baume au cœur, je dors avec un remplaçant.



