Je reviens d’un weekend à la City, réellement, puisque j’ai booké, deux jours avant le départ, un hôtel sur les Docklands – l’équivalent anglais d’un quai de Bercy/esplanade de la Défense.
And it was damn cool.
C’était la troisième fois que je venais en Angleterre, la deuxième fois à Londres, et la première fois en Eurostar (qui file comme le vent tel un destrier galopant). Je n’ai pas fait tout ce que j’aurais aimé faire, mais pourtant j’ai passé un weekend délicieux. L’hôtel, négocié à un prix dérisoire, s’est révélé aussi stylé que la chambre de Nicki Newman sous amphétamines, avec vue du 10e étage sur un train de banlieue. J’ai vu la Tate Modern et pris des notes, j’ai vu l’infâme remake de Footlose qui ma fourni une excellent excuse pour imaginer une critique vengeresse. Je suis allée à la London Decompression Party. J’ai somnolé dans Hyde Park. J’ai acheté du thé et je n’ai même pas cédé aux sirènes de Soap & Glory (ils ont rajouté trop de produits issus de la pétrochimie malgré leurs packagings second degré). En revanche, je me suis lâchée – à hauteur de mes moyens, donc – sur Primark et Topshop, en faisant le plein de soutifs à 6£. Maintenant je pourrai pratiquer Sirshasana sans craindre de dévoiler un téton inopportun à mon vénérable professeur de yoga/au chat (parfois je m’entraîne à la maison). Et j’ai aussi trouvé des chaussettes si mousseuses à 1£, qui donnent des orgasmes aux pieds. Des piedgasmes.
Mais Bon Dieu, on dira ce qu’on veut, les Anglaises savent porter les talons. 10 cm en plein Trafalgar Square, le rire haut perché et l’œil féroce, ça donnait presque envie de se cacher devant tant de volonté et de self-discipline. Les Anglaises sont les filles qui semblent te crier « J’en ai rien à foutre », par leur manière de s’habiller et de parler. Je pense sincèrement qu’elles n’en n’ont rien à foutre. Elles me rappellent moi lorsque j’avais 13 ans, et je ne peux pas dire que ça ne me culpabilise pas un peu de me sentir si… calme.
Bref, je continue à m’énerver sur des sujets féministes, je brainstormise des idées et j’ai commandé un trépied à 5€ pour installer ma caméra et me lancer dans le vlogging. To be continued.
La grande affaire demeure quand même de trouver un emploi à temps plein. Je veux bien être freelance, mais pendant quelques mois je vais avoir besoin de travailler dans un bureau et de ramener de l’argent. Le mois dernier fut assez spartiate, mais novembre s’annonce vraiment famélique. Il va falloir m’embaucher, messieurs les recruteurs 2.0.
Allai, je suis motivée, j’ai remis à jour mon CV et j’ai quasi 6 mois d’expérience, c’est la fête non ?

























