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‘Fascinating’ Category

  1. What London taught me

    octobre 24, 2011 by Babymelaw

    Je reviens d’un weekend à la City, réellement, puisque j’ai booké, deux jours avant le départ, un hôtel sur les Docklands – l’équivalent anglais d’un quai de Bercy/esplanade de la Défense.

    And it was damn cool.

    C’était la troisième fois que je venais en Angleterre, la deuxième fois à Londres, et la première fois en Eurostar (qui file comme le vent tel un destrier galopant). Je n’ai pas fait tout ce que j’aurais aimé faire, mais pourtant j’ai passé un weekend délicieux. L’hôtel, négocié à un prix dérisoire, s’est révélé aussi stylé que la chambre de Nicki Newman sous amphétamines, avec vue du 10e étage sur un train de banlieue. J’ai vu la Tate Modern et pris des notes, j’ai vu l’infâme remake de Footlose qui ma fourni une excellent excuse pour imaginer une critique vengeresse. Je suis allée à la London Decompression Party. J’ai somnolé dans Hyde Park. J’ai acheté du thé et je n’ai même pas cédé aux sirènes de Soap & Glory (ils ont rajouté trop de produits issus de la pétrochimie malgré leurs packagings second degré). En revanche, je me suis lâchée – à hauteur de mes moyens, donc – sur Primark et Topshop, en faisant le plein de soutifs à 6£. Maintenant je pourrai pratiquer Sirshasana sans craindre de dévoiler un téton inopportun à mon vénérable professeur de yoga/au chat (parfois je m’entraîne à la maison). Et j’ai aussi trouvé des chaussettes si mousseuses à 1£, qui donnent des orgasmes aux pieds. Des piedgasmes.

    Mais Bon Dieu, on dira ce qu’on veut, les Anglaises savent porter les talons. 10 cm en plein Trafalgar Square, le rire haut perché et l’œil féroce, ça donnait presque envie de se cacher devant tant de volonté et de self-discipline. Les Anglaises sont les filles qui semblent te crier « J’en ai rien à foutre », par leur manière de s’habiller et de parler. Je pense sincèrement qu’elles n’en n’ont rien à foutre. Elles me rappellent moi lorsque j’avais 13 ans, et je ne peux pas dire que ça ne me culpabilise pas un peu de me sentir si… calme.

    Bref, je continue à m’énerver sur des sujets féministes, je brainstormise des idées et j’ai commandé un trépied à 5€ pour installer ma caméra et me lancer dans le vlogging. To be continued.

    La grande affaire demeure quand même de trouver un emploi à temps plein. Je veux bien être freelance, mais pendant quelques mois je vais avoir besoin de travailler dans un bureau et de ramener de l’argent. Le mois dernier fut assez spartiate, mais novembre s’annonce vraiment famélique. Il va falloir m’embaucher, messieurs les recruteurs 2.0.

    Allai, je suis motivée, j’ai remis à jour mon CV et j’ai quasi 6 mois d’expérience, c’est la fête non ?


  2. Simba told me to get the fuck off

    septembre 19, 2011 by Babymelaw

    Un mois de chômage.
    Et ma baraque des Sims Social n’est même pas si impressionnante que ça.

    Cette période a commencé comme des vacances, après une pige de quinze jours dans un mag people. C’était la belle vie : je n’avais pas eu de véritables vacances depuis, oulà, New York, octobre 2010. Je ne compte pas les quelques jours éparpillés où je suis restée à la maison en pyjama à regarder des programmes inavouables à la télé (E ! et les Feux de l’Amour), c’est de la triche.

    Ce que j’aime particulièrement dans le concept du chômage, c’est l’idée de ne pas avoir de réveil qui sonne agressivement le matin, BIP BIIIP BIIIIIIP LÈVE TOI SALE CONNE. Pendant un mois, rien, le silence, je n’ai eu qu’amour et moineaux au. Parfois, des chatouilles du Cinéphile, et des miaulements du chat qui attend sa bolée de croquette avant de commencer véritablement à être chiant.

    J’ai pris conscience assez tôt de ma plus grande erreur, dès les quinze premiers jours en fait. Je pensais, à tort, que ne plus avoir d’obligations ferait de moi quelqu’un de libre. Quand je bossais de 9h à 21h, en mai et juin, j’avais véritablement l’impression de ne plus avoir de temps pour rien : dormir, manger, râler et prendre le métro en permanence. Alors que là, le chômage c’était comme un rêve : me lever, écrire, boire deux tasses de thé sans sucre (beurk le thé sucré), et écrire encore.

    Sauf que la belle machine s’est vite grippée. Quelque part, ce n’est jamais une mince affaire de ne pas se laisser bouffer par le temps. On se dit, de manière extravagante, qu’une fois qu’on en aura suffisamment, de temps, on le gèrera mieux. Mais croyez-moi, j’ai appris une chose en un mois – outre la position sur la tête au yoga – : moins on a de temps, plus on arrive à faire de choses.

    Avec des obligations morales, pas le temps de glander ou de se laisser aller : quand tu dois partir bosser, tu pars. Et si tu as un projet délicieux que tu veux vraiment réaliser, comme prendre un bain de pieds en lisant Boris Vian ou aller au parc avec des fruits et un bloc-notes, eh bien tu le prévois et tu t’y tiens.
    C’est quand les journées ne sont que des longues et incalculables pages blanches que tu peux raturer, déchirer ou sauter, que le temps se distend. Tu oublies plus ou moins ce que tu devais faire, tu prends des notes, tu remets à demain (qui le donne à jamais, oui), tu t’ennuies, tu procrastines. Et puis, après, tu t’en veux. Après tout, tu as du temps pour tout faire ! Et la vaisselle alors ?

    J’en suis là. Je cherche activement un CDD, je pige un peu et j’alimente la machine à imagination. Beaucoup de séries (Awkward en un après-midi, The Good Wife en deux semaines, Louie CK, des dramas, and so on).

    Most of the time, je me dis qu’écrire ici est inutile : la vérité est que j’en ai ras-le-bol de parler de moi. J’aimerais être écoutée pour autre chose que ce que j’ai à dire sur moi. J’aimerais parler de mes rêves, de ce que je veux faire, des endroits que je veux visiter, des causes qui me tiennent à cœur, des choses qui me font rire, d’amour, d’histoires tristes, de musique, de politique… Je ne veux plus parler de moi. Je veux parler du monde.


  3. Satori in the bathroom

    août 31, 2011 by Babymelaw

    Après un été trépidant et météorologiquement abominable, soyons sincères, me voici me voilà enfin au chômage.

    Il est difficile de décrire à quel point j’ai pu angoisser sur ce (gros) mot, liée que j’étais en CDI à mon ancienne et cruelle boîte d’hôtesse d’accueil qui s’est efforcée – avec zèle, reconnaissons-le – de me rendre la vie infernale, à tel point qu’on a plusieurs fois frôlé la catastrophe industrielle de niveau III.

    Mortifiée par les échéances, je ressassais sans cesse les mêmes angoisses. C’est vrai quoi, qu’est-ce que je ferais, après ? Une fois que j’aurais fini ma formation, mes stages, et la première saison de Twin Peaks ? J’éprouverais la joie suprême de remettre une lettre de démission rageuse, ok.

    Mais comment survivre ? Quand on démissionne, il faut le savoir, il y a quatre mois de carence entre le moment où l’on s’inscrit au Pôle Emploi et le moment où l’on touche ses premières allocations, si l’on n’a pas retrouvé de travail. Léger stress donc.

    Et puis un soir, je ne sais plus vraiment lequel, on est allés à une soirée, comme ça nous arrive assez souvent lorsque je suis assez motivée pour m’extirper du doux cocon appartemental. On a vu des gens, rigolé, picolé, twitté, rerigolé et repicolé. A un moment donné, il a bien fallu qu’on finisse par rentrer, l’alcool ayant passablement accompli son travail de sape sur mon sensible organisme (hint : quand tu n’as pas bu depuis longtemps, ton niveau de résistance à l’alcool retombe à 0 XP, et tu dois te retaper les quêtes annexes pour leveler). Je sais pas toi, mais moi quand je suis bourrée et que je me retrouve seule, j’ai tendance à me parler.

    « Alalala t’es encore bourrée, mmmmhhhhh… Oh j’avais jamais remarqué cette poussière posée sur l’ascenseur là TIENS C4EST TROP BIZARRE OUH TIENS JE CRIE MAIS POURQUOI ? *effondrement sur le sol* *rires*… Oh merde où il est mon iPhone ?!! DIS T4AS PAS VU MON IPHONE »

    Tu vois le genre. (Ceci était un communiqué du Comité anti-alcoolol).

    Eh bien ce soir-là, j’étais exactement dans cet état là, à une exception de taille près : j’ai eu une PUTAIN de prophétie dans la salle de bains.

    Alors que je me regardais dans le miroir en bougeant la tête parallèlement au sol (cherche pas), une pensée m’est venue, impitoyable, incroyable, créatrice, mère de toutes les pensées que j’aurai durant l’été 2011. Cette pensée c’était :

    « Il est évident que tu vas trouver du travail. »

    Alors oui je sais, en cette période de CRISE majeure, de déprime généralisée de l’économie française, mondiale et galactique, il est quand même plutôt gonflé d’asséner ce genre d’affirmation belliqueuse, fut-ce dans l’intimité de sa salle de bains et fut-ce uniquement vêtue d’un soutien-gorge blancs à pois bleus et d’un chouchou multicolore. Putain mais la FILLE, quoi. C’est bon, arrête de t’la péter.

    Ok, sûrement, toujours est-il que cette pensée s’est agrippée à moi, et dans ma lucidité pleine d’ivresse (ou vice versa), elle avait l’air très réaliste. Une fois installée, elle a fait le ménage parmi les doutes, les « Oh mais il y a mieux que toi », les « Et mais comment tu vas faire », les « J’ai si peur putain », avec classe et sympathie : un bon coup de pied au cul. Rideau. Le lendemain, certes, j’avais la gueule de bois, mais j’avais aussi acquis une drôle de confiance en moi.

    Depuis, je ne m’en suis jamais vraiment faite. Et j’ai enchaîné trois contrats de travail cet été.

    Alors si là, au moment T, je suis au chômage, j’en profite un maximum et je fais tout ce que je n’ai jamais le temps de faire. Je rappelle mes amies. Je fais des gâteaux, je vais à la piscine, j’écris et plus important, je suis à la recherche de mon propre goût. En anglais c’est plus précis : in seach of my own flavor.

    Sinon pour Twin Peaks, j’avoue tout : j’ai capitulé en plein milieu de la saison 2, désolée mais Bob me fait faire trop cauchemars sous ma fine, si fine couette. (Maman.)


  4. Lisbonne, t’es plutôt bonne

    août 29, 2011 by Babymelaw

    C’était comment les vacances pour vous ? Moi ça A ÉTÉ.

    Lisbonne, Portugal. Une semaine à 30°C, des pastéis, du fado, de la plage, et des touristes français. Je peux dire qu’en toute honnêteté, j’en avais foutrement besoin. Pas seulement parce que j’ai bossé non-stop depuis mon premier stage en avril, mais surtout parce que j’ai bossé à l’école non-stop depuis octobre dernier. Pas de vacances pendant 10 mois, record battu (et dépression nerveuse évitée de peu).

    Les Portugais sont des gens difficiles à cerner. Sympas mais pas trop, ils te regardent à peine quand tu tentes de lancer un Bom dia laborieux avec un sourire à la con. Ils ne sourient pas en te demandant ta commande au café, et surtout ils ne disent pas au revoir. Deux commerçants agréables sur une semaine de séjour \o/ Il se dit que les Portugais sont complexés par les exubérants Espagnols dont il n’ont pas l’enthousiasme, mais qu’ils combattent leur timidité en buvant du porto et de la ginjinha (liqueur de cerise à 1€) sur les pavés quand la nuit commence à tomber.

    Lisbonne est un empilage de quartiers, un peu comme peut l’être Paris, mais on peut se déplacer partout à pieds. D’un hôtel au centre ville, on se retrouve partout en moins de quinze minutes : la gare, les musées, le H&M. Le métro de 4 lignes est hyper clean. Le soir venu, dans la grande rua Augusta, on te propose du shit tous les deux mètres. En plein milieu des touristes qui cherchent un resto où dîner et se faire arnaquer. Dans le Bairro Alto, gros quartier des bars à teufs, tu peux même espérer qu’un type louche sorte carrément un petit paquet de sa poche avec un sourire enjôleur : « Cocaine ? » Tranquille quoi, la vie à la portugaise.

    La vie avance lentement, comme dans tout le sud de la Méditerranée : avant 11h, personne dans les rues, sauf les touristes en baskets à la recherche de cathédrales à visiter « tant qu’il fait pas trop chaud ». L’hôtel nous fournissait le petit déj, par là j’entends bien sûr du jus d’orange et du lait en poudre, des petites capsules de confiture comme à la colo et du pain portugais, version pas cuite du pain français. Nous engloutissions tout ça avec bonheur, vu que c’était offert et qu’on était bien conscients qu’on allait payer nos races en restos le reste de la journée.

    MES BONS PLANS A LISBONNE

    - Mange, dors, aime.

    - Achète un guide touristique. Le Lonely Planet (celui qu’on avait) est pas mal, mais pour les recommandations de restos, c’était la grosse blague : il faisait littéralement mousser des gargottes à la bouffe immangeable. Exemple : un café où le Cinéphile s’est retrouvé avec un hot-dog pain dur/saucisse froide/mayo agressive/frites d’apéritif en guise d’accompagnement. Même gratuit ça aurait été encore trop cher. Il paraît que le Routard est plus fiable sur ce point.

    - Va à la plage, mais ne rate pas ton train. Ou en tout cas, ne tarde pas trop, ou ton mec montera sans toi, s’assiéra et s’apercevra, une fois qu’il aura démarré, que tu es restée sur le quai comme une glandue parce que la porte s’est fermée sous ton nez. S’ensuivront des sms à 0,13 cts même si en France tu es en illimité (parce que les opérateurs ont plus besoin de tes sous que toi) dans lesquels vous vous entendrez pour vous rejoindre à une station au nom imprononçable. La rage.

    - Va à l’Océanario ! Va à l’Océanario ! Deuxième plus grand aquarium d’Europe, avec des poissons énormes et bizarres, tordus et bruyants. Un requin trop moche aux dents effrayantes se balade au centre du bassin, suivi d’une multitude de poissons malins qui ont bien compris comment ne pas se faire croquer. J’ai vu Nemo, Marlin, Dory, et même Gill, le poisson vnr qui veut s’échapper de l’aquarium du dentiste. Et j’ai aussi vu ça (ATTENTION C’EST TROP MIGNON) (LA BANDE-SON EST NULLE MAIS LE CINEPHILE M’EMBÊTAIT)(Contexte : une des loutres à choppé le capuchon d’un appareil photo et s’amuse à le mordre et à le cogner partout).

    - Mange des pastéis de Belém (qui se prononce « Bélaïm » si tu veux pas avoir l’air d’un touristos), pâtisserie ancestrale issue d’un couvent, attirent les gourmands (crevards) de 8h à minuit. J’ai trouvé ça pas mal, mais y’en a qui ne s’en remettent pas. Crème pâtissière + frangipane.

    - Écoute du fado, le fameux chant triste de Lisbonne, créé par la non moins fameuse Amalia et écoutable un peu partout dans la ville dès 21h. Spoiler : le fado parle de Lisbonne… et du fado. On en a écouté du très bon tout en mangeant de la très mauvaise nourriture très chère. Ce qui au final a donné une soirée plutôt agréable.

    And now, for some random boring photos.

    Alala, c’était bien quand même.
    J’ai raté quoi sinon ?


  5. Kylie Minogue and Loïs Lane approve of this post

    juillet 20, 2011 by Babymelaw

    Peut-être qu’à force de cliquer sur [Ajouter un article], quelque chose va finir par sortir.

    J’ai viré l’ancien layout en honneur de l’été majestueusement pourri que nous vivons. Bonne année 2011, à la vôtre et à la tienne.

    J’en viens à me demander si cette histoire que nous nous écrivons pour chacun, qu’il s’agisse de cette destinée miraculeuse à laquelle on croit avoir un droit naturel, ou de ce passé pesant plein de relations mortes, d’amours déçus et d’amitiés retombées à plat qu’on traîne, n’est pas qu’un délire malade de nos esprits soumis à Fukushima et Rupert Murdoch. Surtout quand par-dessus le marché, Internet, ce motherfucker de catalyseur, cet empêcheur d’oublier en rond s’en mêle. Facebook, Twitter, Tarace.com, tout est là pour te rappeler ta vie dans l’ordre que tu l’as vécue, avec qui, et te mettre le nez dans tes erreurs de jeunesse (exs, copines vautours, etc.) Bleuarg. J’ai la gerbe et je me mets à détester tout le monde. SUPER INTERNET, C’EST BON MERCI, BISOUS

    Cock-blogging
    La colère, la tristesse, et l’ennui tout à la fois m’empêchent d’écrire ici. Je ne sais pas ce que j’en attends, je ne sais pas à quoi ça peut me servir, mais pourtant je n’arrive pas à y renoncer. Bizarre. J’ai toujours pensé qu’il me fallait du temps pour donner le meilleur de ce que j’ai dans le bide, mais je commence à voir les choses différemment : il faut plutôt que j’arrive à être multi-tâche. A la fois à travailler et ramener les sesterces qui me permettront de faire ce que j’aime (acheter des T-shirts en ligne et des essais US sur le féminisme), mais aussi travailler sur ce qui importe vraiment pour moi. Ça fait trois ans que c’est devenu très précis, et ça fait presque autant de temps que je tourne autour du pot. Je le sais, il le sait, ma famille le sait, même le chat le sait, et pourtant je n’écris toujours pas vraiment. Régulièrement, sur un sujet unique, sur un travail significatif. Je ne parlerai pas de mes multiples efforts, de mes multiples échecs, et je n’élaborerai même pas de grande théorie sur l’Art et la méthode à adopter pour devenir un écrivain prolixe, faire venir l’argent et partir le malheur en moins de 24h. J’ai décidé de la fermer et d’écrire, tout simplement. Ici, ailleurs, dans mes cahiers d’écolière, sur Internet, sur Word et OmmWriter, écrire jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Je n’ai pas vraiment d’autre projet de vie, là tout de suite, de toutes façons.

    Working girl
    Alors voilà, j’ai envoyé mon CV dans un journal que j’aime bien avec une faute d’orthographe. Secrétaire de RÉDATION. Putain. Putain putain putain putain, paye ta crédibilité de débile mentale. Pour ma défense, j’étais pressée d’aller voir la suite de mon épisode de Game of Thrones, parce que j’adore voir la merde dans laquelle se foutent les Stark, ça me fait me sentir tellement chanceuse en comparaison. Personne ne m’a jetée d’une tour ou percé la gorge à l’aide d’un bout de bois pointu, et la reine de glace blonde psychopathe ne rôde pas dans mon arrondissement, TOUT VA BIEN POUR MOI EN FAIT. Ceci dit, il se peut donc que j’ai quelque peu précipité le rajout de la ligne sur mon CV. #fail

    She loves you, yeah yeah yeah
    L’autre soir, j’ai pris un air grave. Le chat est en quarantaine (long story short, on est partis trois jours à la campagne pour un mariage, on l’a laissé seul avec un saladier de croquettes, il a survécu, on est revenus, il était vnr et a pissé sur l’oreiller du Cinéphile pour le montrer, hence, quarantaine de câlins). On était sur le lit, et le Cinéphile venait de rentrer du bureau (moi je bosse à 6 minutes à pied de la maison en ce moment, hihi) quand je lui dis que j’envisageais des vacances seule. Et que j’avais pris des billets pour partir en Europe, seule, parce que j’avais besoin de me RETROUVER. Tout va bien entre nous heing, c’est juste qu’il aime pas Game of Thrones et que de mon côté je hais le jeu de tennis auquel il s’adonne des heures durant (Top Spin 4, pour les gamers qui nous lisent), donc voilà, c’était crédible.
    « J’ai besoin de me retrouver seule, t’sé.
    - …
    - Je vais commencer par Londres, puis j’irai sûrement à Berlin.
    - Mais ? Tu pars quand ? Pour combien de temps ?
    - Fin octobre. Indéterminé.
    - Mais… »
    Petit sqik. Je me suis alors sentie comme une ogresse plus cruelle que toutes les ogresses belles-mères du monde. Je lui tends les billets de train pour Londres. Il les lit, avec sa petite bouche sérieuse. Puis il tombe sur ceux que je lui ai réservé, juste derrière les mien, parce que depuis que je suis diplômée je n’ai pas arrêté de bosser et que je suis provisoirement riche. Il fait alors la tête la plus adorable que j’ai jamais vu. Tsé, avec sa petite bouche et son air virilement sensible.

    <3<3<3

    Et là TMI, mais il faut bien fêter mon retour au blogging comme il se doit, non ?


  6. New era

    juin 2, 2011 by Babymelaw

    Comme d’habitude, je trolle et je change de thème sans prévenir personne. Je trouve que ça envoie pour cet été, ambiance yacht sur le Mississippi.

    Da real événements :

    JE SUIS DIPLÔMÉE HI HI

    Je suis passée devant un jury de vieux monsieurs gentils qui ont parlé de mon dossier, de mon cv et de mes expériences stagières. Il faut savoir que j’ai obtenu, on ne sait comment, des appréciations interstellaires sur mes deux stages et que donc, c’était la classe. TADA.


    (Oui je modifie mes photos sous paint, so what)

    C’est donc fait : j’ai sauté le pas. Je vais pouvoir quitter, littlebylittle, cette ancienne vie d’hôtesse d’accueil dépressive et blasée que j’ai étalée depuis deux ans ici. Deux ans déjà, what the eff ? Bon. J’ai donc décidé de me lancer dans une incroyable vie de SR freelance/écrivaine à mi-temps/blogueuse motivée/cinéphile assumée/guitariste dominicale/docteur ès kpop/féministe second degré/dépensière légère. Ça va prendre du temps et ça va être douloureux, mais en gros, j’ai décidé de m’améliorer encore, et plus, et toujours.

    Des problèmes, gros et visqueux, se posent donc à moi. Comment continuer à travailler sans gagner tout de suite beaucoup d’argent ? Gratter un licenciement ou démissionner ? Chercher un job ou prendre du temps pour réfléchir à une carrière ? Voyager ou rester en France pour acquérir de l’expérience ? Vernis bleu layette ou léopard ?

    Franchement, j’ai perdu tout mon après-midi à refaire un CV et à écrire une lettre de motivation en tentant de masquer le fait que je trouve cet exercice plus tiède qu’une douche quand le cinéphile a vidé le ballon d’eau.

    Toujours de manière sporadique, j’aperçois la vie que je veux mener, et surtout je comprends enfin que je peux la mener ici si je le souhaite. Pas besoin d’attendre d’aller vivre au bout du monde pour être bien. Avec ce soleil de juin, je peux enfourcher un vélib, chercher la recette des smoothies maison et recommencer à lire voyage au bout de la nuit dans un parc. Je peux jouer avec le chat et peindre. Je peux apprendre Aeroplane des Red Hot Chili Peppers à la guitare et demander au cinéphile de cuisiner des poivrons pour le dîner. Je peux faire du yoga en culotte dans le salon pendant qu’il joue à Top Spin 4 sur la PS3. Je peux essayer ?

    Je suis désolée, j’ai arrêté de dépenser mes sous que je n’ai pas, et j’ai arrêté de remplir des paniers imaginaires sur Asos et Boohoo pour fermer les onglets juste après. Je pense que ma carrière dans le hauling va être compromise. Mais j’encouragerai toujours la ligue du haul à aller plus haut. Oui, plus haut.

    (Hihi les Quadricolore)


  7. Le post de la fille qui est allée à Cannes, qui est revenue et qui fait un post façon blogueuse macarons avec un titre trop laid

    mai 16, 2011 by Babymelaw

    [Post riche en name dropping, hihi kikew j'ai une vie]

    Cette année, je me la pète.

    Ras-le-bol d’être humble et discrète et gentille et souriante. Cette année j’ai été à Cannes.

    Bon, il ne faisait pas très beau. Et bon, j’étais entourée d’indigènes cannois top influents, et même si en ce moment je travaille dur pour avoir CONFIANCE EN MOI en toutes circonstances, c’était pas si facile. Par exemple. Un petit verre de champ’ sur le bateau Arte, tranquille ? Même pas peur. JENR. Nan mais en vrai ça fait pas peur, c’est juste que c’est difficile de savoir quoi dire. Surtout quand on est pendue au bras de son copain en costard, tel un doppleganger de bas-étage, paye ta légitimité, même si t’es fun et que t’as de bonnes blagues en stock.

    Mé bon. C’est tout de même grâce à ce copain que j’ai pu monter les marches, d’une manière totalement non-glamour (yeux de biche effrayée, poses balai-dans-le-cul d’une milliseconde à côté de starlettes hyper motivées) mais que dire… it was worth the shot. C’était rigolo, pas très réel, plutôt furtif. Je ne le referai sûrement pas de sitôt, à part si je deviens miraculeusement actrice ou starlette, autant dire pas au programme.

    (C’est fou ce qu’on peut faire avec une robe Boohoo, un serre-tête H&M et des chaussures (que vous ne voyez pas) New Look. En vérité je vous le dis, on peut accomplir des miracles.)

    Sinon, j’ai furtivement squatté la Villa Inrocks vendredi soir mais il n’y avait pas grand-monde à part les 2Many DJs, des baraques à frites, un bar à cocktails gratuit (j’ai pris deux garriguettes vodka-fraises fraîches et j’étais furieusement pompette) mais c’était cool. Et j’ai parlé avec un rédac chef un peu bourré, qui m’a dit qu’il ne connaissait pas Vanessa Bruno. C’est aussi ça, la magie de Cannes. La Villa, c’est beau ma bonne dame.

    Et puis sinon j’ai vu des films, toujours en mode parasite : Habemus Papam (pas mal mais un peu chiant), 17 filles (un « LOL » avec de meilleurs acteurs et du cerveau), Footnote (j’ai dormi tout le long à cause du champagne Arte mais il paraît que c’était tout ripou, genre Amélie Poulain israëlien), Return (avec Lisa Cardinelli de Freaks & Geeks [bien], mais prototype du film indéchiant où il ne se passe pas grand-chose [pas bien] ). Et puis je crois que c’est tout. A Cannes, il se passe un truc bizarre. Si tu n’es pas là juste pour montrer ta raie des fesses au Petit Journal sur la Croisette et que tu vas voir des films, tu commences lentement mais sûrement à perdre la notion du temps. Trois, quatre films par jour, et ça y est, tu as l’impression que ça fait deux semaines que tu es là alors que ça fait 24h chrono. Bizarre.

    Sinon je n’ai pas squatté à la Villa Schweppes, mais il paraît que c’était ze playsse tou bi. Babillages y passait ses jours et ses nuits et twittait allègrement (mais elle n’allait pas voir de films pour autant). Et depuis mon départ, grosse arrivée de bimbos en la personne de Betty, The Cherry Blossom Girl et la Méchante. Finalement mon timing était plutôt bon, je trouve. (Ho ça va, arrêtez de penser que je suis une hateuse. Par exemple, vous, je vous aime.)

    Petit détail piment: à l’aller en IdZap avec des gros connards de fils de bâtards qui partaient en ouikende à Saint-Raphaël (une station avant Cannes) qui ont hurlé leurs blagues de Jean Roucas dès 7h45 du matin (je vous curse jusqu’à la mort de vos arrière petits-enfants). Au retour avec un gros chien gentil qui dormait tranquille, mais un gamin de deux ans qui hurlait et jetait des trucs par terre, sans que les parents ne disent rien, BIEN SUR. La stérilisation est tellement sous-estimée.

    Sinon, c’était bien, j’ai laissé le Cinéphile là-bas, il me manque, je suis une grosse niaise et j’emmerde le peuple. En attendant, pour me mettre du baume au cœur, je dors avec un remplaçant.


  8. LIBERTAD O LIBERTAD (x 8452123541)

    avril 17, 2011 by Babymelaw

    Weeepeee !!

    Fini l’auto-censure à deux roupies et les détesteurs blogosphériques, let’s get horny !

    DOCTOR DOCTOR FEELGOOD
    COME MAKE ME FEEL GOOD

    J’ai tellement de choses à raconter que je ne sais pas par où commencer, pardonnez-moi mais je vais tout balancer en one shot, ignorant l’éditing LIKE A BOSS parce que l’éditing j’en fais tous les jours maintenant et je suis liiiiibre de bloguer comme je le veux T’ENTENDS ?

    Depuis le début du mois, je suis donc en stage dans le magazine culturel Trois Couleurs que vous pouvez trouver dans tous vos Mk2, qui parle ciné, musique, littérature, BD etc. Je suis là pour le SR (correction, mise en forme, maquette) mais comme le bouclage n’a lieu qu’à la fin du mois, on me donne des trucs à écrire. Et c’est là que je fais encore ma chouineuse, j’ai beaucoup de mal à m’y mettre, non pas parce que ça ne m’intéresse pas mais surtout parce que, dans un classique élan de masochisme créatif, j’aimerais que tout soit parfait dès le début. J’ai beaucoup de mal à pondre un truc qui, je le sais, a de fortes chances d’être retoqué. Mon rédac’ chef est gentil mais exigeant, et n’hésite pas à me seriner de façon PERMANENTE qu’il faut que j’ai un ANGLE, donc autant commencer. Enfin bon, j’ai quand même pondu une petite critique musicale qui semble avoir passé le test ici.

    Simba a inventé un nouveau cri, celui dit du « hunting fly ». Quand les mouches commencent à rentrer par la fenêtre, il se met à parler tels les indigènes de Jumanji: en cliquetant de la langue et en grognant. Affreux. Si une chaussette pouvait parler, elle aurait probablement ce genre de voix. Le plus consternant, c’est qu’il n’arrive évidemment jamais à choper la mouche, qui a visiblement un plus gros QI que lui, et finit par se manger lamentablement la vitre en terminant par ce bruit glissant qu’émettent ses coussinets. Ce chat n’arrêtera donc jamais ses conneries. :3 (<- smiley chat)

    En ce moment je rêvasse beaucoup. Ma vie en général s’est améliorée dans des propensions stratosphériques par rapport à l’année dernière, même époque. On peut faire un bilan, hein.

    • 2010: Célibat vécu avec bonhomie, mais une pointe de lassitude quand même (un an de plans Q, t’as vu).
    • 2011: Un cinéphile et un chat dans ma vie, rivalisant de rousseur et de blagues idiotes passé 20h (ce qui ressemble de loin à une famille, wow).
    • 2010: Un super boulot alimentaire qui me tape sur les nerfs: plante verte à temps plein. Un métier d’avenir.
    • 2011: Un super boulot pas alimentaire qui risque de m’amener vers ma passion première depuis que j’ai environ quatre ans et demi, l’écriture. Si j’arrive à lutter contre les syndromes imposteurs, poule mouillée, page blanche et peur de l’échec, ça pourrait être, disons, la fucking chance de ma vie.

    Et puis quoi ? J’ai monté une association, commencé à prendre des cours de yoga (il faudra que j’y consacre un post), repris la guitare, l’écriture et le dessin…
    Il faudrait juste que je mette de l’ordre dans mes objectifs. So much dreams, so less time.

    Putain, on dirait que Simba a eu la mouche. Mais pourquoi est-ce qu’il la met dans la bouche ? (Rime de qualité).


  9. Evololution

    mars 23, 2011 by Babymelaw

    J’ai menti. Me revoilà.

    En vrai, c’est toujours quand on a du boulot qu’on est soudain très occupé à faire autre chose. Donc c’est soit ça, soit je retourne essayer de débloquer Orochimaru sur Naruto Storm PS3. Bon. Il y a trois ans, on m’a offert un petit appareil photo numérique trankilou, type mini kodak. Malheureusement, il n’a jamais pris que des photos ridiculement crades. (Cf mon profond désappointement new-yorkais). Après une longue remise en question des mes non-talents de photographe, ma rencontre traumatisante avec des photographes professionnels durant ma formation m’a mené à une douloureuse prise de conscience: je ne pourrai pas prendre de belles photos tant que je carburerai avec du matos sous-qualifié. Autrement dit, un appareil de noob fera toujours des photos de noobs.

    Cette cruelle déconvenue aura quand même eu l’avantage de me faire découvrir les banques d’images gratuites, véritable nid à photo d’esprit Cogip qui seront parfaites pour mon dossier de fin de formation.

    Le temps presse, l’horloge tourne, j’ai pas le temps mon esprit vit ailleurs et InDesign, cet enfant de salaud, refuse de fonctionner entre la maison et l’école. Ce qui me condamne à travail sur un seul lieu unique (que je n’ai pas encore choisi)(puisqu’effectivement je n’ai toujours pas commencé)(un truc que je dois rendre dans exactly une semaine)(tout va bien, ne paniquons pas et sortons calmement par les issues de secours). Bien sûr j’en ai rien à faire que tout le monde ait l’air d’avancer plus vite que moi, puisque c’est exactement dans ces moments-là que je ressens le besoin incompressible de pondre des notes de blog tout à fait eurêkesques (j’invente aussi des adjectifs).

    Ceci étant dit, j’ai recommencé à mettre de l’argent de côté, une centaine d’euros environ par mois. Il est temps de vraiment essayer d’avancer dans mes projets: j’espère que je pourrai trouver un appareil de qualité qui ne coûterait pas la peau des yeux, surtout que j’envisage de voyager d’ici la fin de l’année. Loin. Dans un pays d’où je ne parle pas encore la langue. (C’est pratique).

    Je reviendrai. Je ne résiste pas, il faut que j’aille jouer à Naruto en pensant à Elizabeth Taylor qui a la fin de sa vie disait « J’en ai fini avec le mariage, mais pas avec les hommes, ce ne serait pas réaliste ». Bonne façon d’envoyer chier les pisse-froid qui n’hésitent pas à updater sa page Wikipédia à coup de « eh salope » alors qu’ils encensent playboys et batteurs de femmes à la Charlie Sheen dans le même temps. T’avais la classe Liz, les diamants et la classe. Ce qu’ils n’auront jamais.


  10. She can flap her lips all she wants

    mars 10, 2011 by Babymelaw

    A vous les Twitter haters,
    à toi la température ambiante en dessous du niveau de la mer,
    à toi le stress,
    à toi le Franprix près de l’école qui ne vend pas mon thé préféré,
    à toi le l’examen maousse costaud à venir,
    à toi la flemme légendaire,
    à toi le sommeil carnivore,
    à toi Eric Zemmour,
    à vous les bloggeurs vendus du uc,
    à vous les soirées alcool nulles auxquelles on oublie de m’inviter,
    à toi le forfait édition spéciale que j’utilise à 30% seulement,
    à toi la banquière du XIIe qui ne répond jamais à son putain de téléphone,
    à toi la France de Sarkozy qui s’enfonce joyeusement dans le nauséabond,
    à toi la funeste Mélanie Laurent,
    à vous les applis iPhone qui font tout planter,
    à vous les gens à la mémoire courte,
    à vous les pistonnés qui mangez le pain dans la bouche des honnêtes gens,
    à vous les tarés sous Tranxène qui ne peuvent s’empêcher de me mener la vie dure,
    à vous les cousins arriérés,
    à toutes les filles que j’ai aimé AVANT,
    à vous les fucking guerres qui menacent d’éclater dans les pays où je voulais aller,
    à toi le temps qui passe trop vite ou trop lentement mais jamais comme il faudrait,
    à vous les agriculteurs tortionnaires d’animaux (je vous vois),
    à vous les personnes pas drôles qui faites de « l’humour »,
    à vous les stalkers dérangé(e)s,
    à toi, bâtard de Charlie Sheen,
    à toi le troisième homme Marine,
    à toi l’employeur qui essaie de m’endormir discrètement,
    à vous les films français (hinhin),
    à vous les gens qui n’aimez pas la kpop,
    et à vous les abrutis qui écrivez « sa » pour « ça » et qui n’êtes pas foutus d’accorder un adjectif à un nom,

    JE DIS