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Hum, oui. C’est sûr. C’est une grande question. Un post en 4 mois (sur la k-pop certes, mais bon, quand même), c’est mauvais signe. Ce n’est pas que je renie mon blog, c’est juste que ma vie a beaucoup changé entre le moment où j’ai commencé cette affaire et aujourd’hui, où elle est en suspens longue durée.
Après y avoir beaucoup réfléchi, je suis en mesure de dire ce qui fait la différence : avant, j’aimais bien bloguer pour le lol, pour déconner et obsessionner sur les petits détails du quotidien. Ca me satisfaisait totalement et en plus, c’était le genre de blogs que j’aimais aussi lire. Et puis, j’ai vieilli, j’ai lu des bouquins sur le féminisme, j’ai vu le Parrain, et j’ai découvert la magie de LiveJournal. Et maintentant, je préfère les blogs qui ont une consistance, un but, un thème, et en particulier celui d’amener les lecteurs à découvrir des univers qu’ils ne connaissent pas. Je suis devenue une BLOGUEUSE VIEILLE, en somme.
Bon, la vérité c’est qu’en ce moment, je travaille beaucoup, du genre 9 heures par jour dans un magazine féminin, et quand je rentre le soir après les bouclages tardifs, je continue à travailler sur des projets perso. Moi, la glandeuse pathologique connue dans toutes les Bouches-du-Rhône pour mon talent dans ce domaine, je n’arrive pas à m’arrêter de bosser. Et depuis que j’ai un Kindle, c’est encore pire : le temps que je passais à jouer à Doodle Jump ou à stalker des gens sur Twitter est maintenant investi à des fins intellectuelles. (Le saviez-vous, sur Kindle, vous avez gratuitement accès à une bazillion de classiques de la littérature française tombés dans le domaine public, unf).
Oui mais, en gros, qu’est-ce qui justifie la fin des haricots d’Aucun Rapport ?
1) J’aime toujours la pop culture d’amour, mais j’aimerais bien être payée pour en parler, à vrai dire. Ca m’aiderait à financer mes projets (voir points suivants) et à diversifier ma carrière (qui est pour l’instant celle d’une correctrice/éditrice/journaliste/naturiste). Alors parfois j’écris des trucs, comme là ou là, mais ce n’est substantiellement pas encore suffisant pour m’acheter assez de tartares de saumon pour survivre.
2) J’organise un voyage de six mois dans plusieurs pays, je paie mes dettes et met de l’argent de côté, stay tuned pour mes reventes de vernis à ongles, de machine à coudre et de chaussures à talons. (Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je continue d’en acheter vu que je n’en porte jamais. Enfin si, je sais, injonction de la société tout ça, mais j’ai la flemme d’en débattre. NE ME POSEZ PAS DE QUESTIONS JE CONNAIS MES CONTRADICTIONS).
3) Je me lance dans le business parallèle. Oui, je compte devenir un baron de la drogue. Mais en vrai, je travaille sur un nouveau projet de site où j’utiliserai mon vrai nom et tout, et où je parlerai de ce que je connais un peu : le féminisme, l’art, la spiritualité et l’écriture. Voilà, voilà. Tout ça nécessite que je passe beaucoup de temps sur WordPress et sur iMovie (ah oui, j’ai un Mac maintenant, jetez-moi des caffe latte sur la tronche). Et moins de temps ailleurs.
4) Je fais du yoga, où je souffre grave, mais à chaque fois j’en sors plus pimpante et plus courbaturée que la fois précédente, avec une envie sadique de recommencer au plus vite.
5) Je suis tombée amoureuse du féminisme. Pour certains, c’est la musique du XVIIIe siècle, pour d’autres, c’est la philosophie nietzschéenne ou les évolutions de la Bourse : moi, c’est le féminisme. J’ai trouvé la lentille qui me montre ce que je ne comprenais pas à travers le monde jusqu’ici, les rapports de force et de domination entre les différents groupes (de genre, de classe ou de race), et surtout, c’est une lentille qui s’applique à une autre de mes marottes, la culture. Les films/séries, l’industrie de la musique, la littérature, les jeux vidéo : tout ce que l’humanité produit est le reflet de cette dynamique des groupes. Le groupe privilégié (les hommes blancs riches) construit un monde qui lui est culturellement identifié et auquel la majorité des autres groupes s’identifient eux aussi. Rien que ça, je trouve ça formidable.
Et je suis devenue une grande fan de l’étude et l’objection aux objets pop que j’aime. Par exemple, j’aime Game of Thrones, oh que oui, (d’ailleurs faudra que je vous raconte, interlude ambiançage) :
Je disais donc que oui, j’aime Game of Thrones, mais je garde un esprit critique. Tout comme j’aime les blockbusters, mais je suis consciente de leur pouvoir de normalisation de la violence et de formatage du genre et de la race (héros en écrasante majorité masculins, white-whashing & cie).
Mais avec tout ça, je ne sais plus bien, j’arrête ou je continue ? Je veux dire, plus qu’un post tous les 4 mois hein. Bon, faut que j’y réflechisse. Mais en attendant, j’ai du boulot. Bisous.


























