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‘Fascinating’ Category

  1. She can flap her lips all she wants

    mars 10, 2011 by Babymelaw

    A vous les Twitter haters,
    à toi la température ambiante en dessous du niveau de la mer,
    à toi le stress,
    à toi le Franprix près de l’école qui ne vend pas mon thé préféré,
    à toi le l’examen maousse costaud à venir,
    à toi la flemme légendaire,
    à toi le sommeil carnivore,
    à toi Eric Zemmour,
    à vous les bloggeurs vendus du uc,
    à vous les soirées alcool nulles auxquelles on oublie de m’inviter,
    à toi le forfait édition spéciale que j’utilise à 30% seulement,
    à toi la banquière du XIIe qui ne répond jamais à son putain de téléphone,
    à toi la France de Sarkozy qui s’enfonce joyeusement dans le nauséabond,
    à toi la funeste Mélanie Laurent,
    à vous les applis iPhone qui font tout planter,
    à vous les gens à la mémoire courte,
    à vous les pistonnés qui mangez le pain dans la bouche des honnêtes gens,
    à vous les tarés sous Tranxène qui ne peuvent s’empêcher de me mener la vie dure,
    à vous les cousins arriérés,
    à toutes les filles que j’ai aimé AVANT,
    à vous les fucking guerres qui menacent d’éclater dans les pays où je voulais aller,
    à toi le temps qui passe trop vite ou trop lentement mais jamais comme il faudrait,
    à vous les agriculteurs tortionnaires d’animaux (je vous vois),
    à vous les personnes pas drôles qui faites de « l’humour »,
    à vous les stalkers dérangé(e)s,
    à toi, bâtard de Charlie Sheen,
    à toi le troisième homme Marine,
    à toi l’employeur qui essaie de m’endormir discrètement,
    à vous les films français (hinhin),
    à vous les gens qui n’aimez pas la kpop,
    et à vous les abrutis qui écrivez « sa » pour « ça » et qui n’êtes pas foutus d’accorder un adjectif à un nom,

    JE DIS


  2. I’m on a drug, it’s called « statu quo »

    mars 7, 2011 by Babymelaw

    Je sais que c’est chiant, mais en ce moment je suis cette copine un peu reloue pour qui tout va bien. On me l’a redit aujourd’hui « Han mais ta vie est géniale en vrai, trop d’la chance ». Oué oué. J’en suis consciente. C’en est presque dramatique, quand je vois les emmerdes des autres. En même temps, j’étais dans le même bateau il y a deux ans, et j’ai battu des pieds comme un beau diable pour m’en sortir ; aujourd’hui je suis bien contente d’avoir pris la correspondance. Je pourrais faire une récap mais je crois qu’on a compris, amour, gloire, beauté, chat et stages, voilà voilà. Dans trois semaines, bye bye l’école (merci pour tout, @+) et bonjour rédaction jeune & dynamique à la plume virevoltante. J’ai hâte hâte hâte. Et pas encore peur. C’est louche.

    Je fais un grand appel d’air dans mes fréquentations, j’ouvre les portes, les fenêtres, j’en ai marre de mariner dans le même cercle de personnes depuis des années. Finies les « amitiés » bien intentionnées qui se moquent de ce que je peux éprouver ou penser. J’avoue aussi que j’ai du mal à conserver les choses, j’ai un gros problème avec le temps, qui me blesse non seulement en m’apportant de nombreux soucis (en gros, j’ai le temps de rien, je me bats contre la montre et j’ai toujours l’impression de ne pas faire/vivre/dormir assez), mais je blesse également les gens. Mon manque d’organisation me dessert, souvent en retard, parfois en galère telle que je ne peux pas venir, souvent crevée.

    MAIS JE TRAVAILLE A M’AMELIORER
    (ok, avec des rechutes)(mais quand même)

    Or donc j’ai rendu mon premier papier pour le journal de l’école, un parcours croisé entre l’Etrange Festival et la Villette Sonique. Résultat: il paraît que j’ai un style « jeune & pêchu ». Quand on sait que je fais partie du groupe très select des moins de 30 ans de la promo (trois membres), je pense que le compliment est à prendre avec des pincettes. Ceci dit, si j’avais des couettes, je serais Punky Brewster (à ce propos, je voudrais des Converse pour mon anniv dans une semaine o/)


  3. Actualités #94827

    février 27, 2011 by Babymelaw

    Cette semaine fut éprouvante à tous points de vue, mais elle se termine sur un petit nuage, CE QUI N’EST PAS DE REFUS MERCI MONSIEUR MERCI MERCI

    Tout à commencé lundi, où j’ai réellement pensé que je ne terminerai pas la semaine sans perdre une chose à laquelle je tiens beaucoup: ma dignité ou ma joie de vivre rayez la mention inutile. Et tout s’est fini vendredi dans la joie, à regarder les César 2011 dans les bureaux de Vodkaster avec des gens, de la vodka et de la bière.

    J’ai l’impression d’avoir sauté à pieds joints dans une nouvelle vie depuis que j’ai commencé ma formation. Avant, mes journées se ressemblaient toutes: je geekais sur le webz, j’écrivais sur mon blog et je lisais des livres de développement personnel (oui bon hein) en trainant sur des forums cheveux afro. Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment l’impression d’avoir de temps à moi, je ne lis plus autant que je le voudrais, mais j’ai embarqué dans un véhicule marin qui tangue aussi vite que les changements que je traverse.

    En réalité, c’est comme si j’étais littéralement en train de muer depuis six mois. C’est pas forcément joli à voir, mais c’est diablement libérateur. J’essaie de garder le cap sur les choses qui m’intéressent vraiment, comme la lecture, l’écriture, les voyages. Je trouve du temps, à la force du poignet, pour jouer de la guitare et essayer de peindre. Je me force à acquérir des outils qui vont m’être utiles plus tard, comme la confiance en moi principalement, l’équilibre financier et la concentration au travail. Des choses que j’ai en moi, dans un état quelque peu larvé. Et puis, et ça doit être ce qui m’inspire le plus, j’essaie de m’adapter. Je suis dans une relation amoureuse incroyable, comme je n’en avais jamais connu auparavant: calme, posée, mais passionnée et très franche. Je suis arrivée telle que je suis (comme au Mcdo) avec mes forces, mes faiblesses, mes espoirs, et il m’a acceptée entièrement, sans essayer de changer autre chose que ma formidable aversion envers la vaisselle sale.

    Hé hé, I can have stage, aussi. Deux mois dans deux médias différents, un mensuel culturel et un site internet d’actu. [Le saviez-vous ? Si vous écrivez le nom d'une entreprise n'importe où sur l'internet, il se peut qu'elle reçoive une alerte mail pour la prévenir. Les meilleurs comprendront.]

    Pffff, j’ai vraiment envie de voir Sans Identité, de trouver une nouvelle recette de gâteau du dimanche et de fucking partir en vacances pendant deux semaines loin, loin, loin de toute civilisation.


  4. I’m winning my favorite game

    février 17, 2011 by Babymelaw

    Je développe une nouvelle angoisse existentielle, peut-être plus effrayante que tout ce que j’ai pu développer avant (et je suis le genre de personne qui pourrait passer un diplôme haut la main sur le développement d’AE (comme j’aime à les appeler)).

    L’épisode de ce soir s’appelle: Les « choses stagnantes ». (Chair de poule style)

    Concerne les moments où, par exemple, tu prends ta douche le matin avant d’aller bosser, tout(e) ragaillardi(e) par le jet d’eau chaude. Tu te savonnes, tu mousses, tu te rinces, tu vas dans ta chambre pour t’habiller, tu fous le bazar pendant un quart d’heure et tu pars.

    Et pendant que tu n’es pas là, tout reste à la même place. Sans bouger. Définitivement abandonné, privé du mouvement que toi, l’être humain présent il y a quelques minutes encore pouvait lui donner. Le robinet goutte, personne n’est là pour l’entendre. Les chaussures ont un peu de boue collée sur le talon, qui glisse lentement. La vaisselle restée dans le lavabo se recouvre tranquillement de germes en attendant qu’on daigne la nettoyer. Les yaourts périment dans le frigo. Les gâteaux se dessèchent dans le placard. La télévision est en veille grésillante. Les draps s’imprègnent des odeurs environnantes et de la poussière de l’atmosphère.

    Ca me rend dingue.

    Littéralement. Je suis assise sur mon sièger à regarder l’intervenant nous parler des usages des infographies de presse, mon gtalk clignote, et je pense à mes culottes entassées dans leur tiroir, avec peut-être des mites qui jouent au grand huit à l’intérieur de la dentelle. Le pire dans tout ça, c’est que je n’y peux rien. Je pressens que ça dit quelque chose d’important sur la vie et la mort, mais je suis bien trop occupée à stresser sur mon avenir proche pour creuser plus loin.

    Au fait, j’ai trouvé un deux stages. Me happy ! Mais je ne dirai pas où, parce qu’on n’a pas survécu à la première attaque militaire bilatérale bloguesque pour s’en reprendre une aussitôt dans le nez, heing.

    Et sinon, le Sweet Monday a beau être un peu trépané, j’ai décidé d’apprendre cette chanson à la guitare parce que c’est L’AMOUR version 1994, et c’est beau. Je pense que ça plaira fortement au chat (qui fuit des que je sors ma gratte de son étui, ce sale petit traître à son sang):

    (J’aurais pu mettre du REM mais 1) Ils sont sur Singstar 90 donc pas besoin 2) Ca me saperait le moral en moins de trois minutes et c’est pas tout ça de rigoler sur mon blog mais j’ai un JOURNAL ECOLE à faire la semaine prochaine (keep up the work attitude, bitch)


  5. Doliprane & plaisirs intellectuels

    février 2, 2011 by Babymelaw

    Je suis le genre de gonze qui aime la mode mais qui ne pourrait jamais être bloggeuse mode/bloggeuse shopping. Je le sais parce qu’à l’heure où je vous écris, j’écume les sites de vente en ligne pour un événement bien particulier et j’y prends environ autant de plaisir qu’en faisant la vaisselle avec M6 Music Hits en fond sonore (chez le Cinéphile, il y a Numéricable, et sur Numéricable, il n’y a pas VH1, dépression).

    Et puis je crois que je suis aussi le genre de fille qui ne peut pas être mystérieuse. Je veux dire, j’ai mes terrains propriétaires secrets et mes amis passent passent des sélections drastiques de compèt avant de savoir ce que je pense vraiment MAIS si un truc géant ou complètement naze m’arrive, je ne vois pas l’intérêt de le cacher. C’est peut-être un point faible, but that’s how I roll. (Ca y est, je viens de remarquer cette fâcheuse tendance à finir mes phrases en anglais. Dans ma tête c’est cool, mais je suppute qu’en réalité ça me donne simplement l’air de faire partie du casting des Anges de la Télé-Réalité).

    Ceci posé, j’ai trouvé deux robes sublimes, un paire de chaussures en solde plutôt classe, une paire de chaussures limite je souhaite décéder pour elles mais dont le prix explose mon budget (restreint). Donc OUAIS les boules. J’organiserai bien un Babymelawthon mais le dernier s’est soldé par une gueule de bois monstrueuse à mon anniversaire. Je vais peut-être faire un street looking et brûler dans les flammes de l’enfer si j’ai rien de mieux prévu d’ici là.

    Je vous laisse, le chat lèche le pot de yaourt comme s’il n’avait pas mangé depuis deux jours et j’ai un Alternatives Eco à finir (la seule revue économique qui ne prêche pas le libéralisme à la dure, impressive).


  6. Connexions

    janvier 31, 2011 by Babymelaw

    Toi et moi, nous aurions été des âmes sœurs.

    Nous aurions partagé des bains, des cigarettes, des bouteilles de vin, des amis, des amants. Tu m’aurais natté les cheveux tandis que je t’aurais dit tous mes secrets. J’aurais porté tes robes, utilisé ton mascara et mis de ton parfum chic à l’intérieur de mes poignets. Tu aurais exsudé une féminité parfaite qui m’aurait inspirée: sensuelle, subtile, sans effort, confiante. Nous aurions traîné ensemble pendant que notre linge séchait.

    Tu m’aurais appris à parler une langue étrangère, à bien lacer mes soutien-gorge, à nager, à faire des boissons délicieuses et bien dosées. Nous nous serions mutuellement encouragées à prendre des risques, mais nous aurions vécu prudemment, consciencieusement, tranquillement, gracieusement.

    J’aurais fait tomber mes barrières pour te laisser entrer. Nous aurions été inséparables; identiques mais différentes.

    Nous aurions partagé un appartement miteux dans un pays étranger. Nous aurions organisé des pique-nique au milieu de notre salon, avec des bougies et du jazz expérimental et des sandwiches au concombre. Nous aurions joué dehors comme des enfants, en courant pieds nus, en faisant semblant d’être sœurs ou amantes ou fées. Le temps se serait arrêté.

    Tu aurais supporté mes changements d’humeur et moi ton inconséquence. Nous aurions dormi dans le même lit, nous câlinant sur des draps gris et défaits, loin du tumulte de nos vies, nos corps remplis de la quiétude de la nuit.

    Nos liens les plus intimes se seraient croisés, mélangés, en s’emmêlant de plus en plus au fil du temps. Tu ne serais pas sans moi.

    Je te rencontrerai dans une autre vie, et tu seras ma meilleure amie.

    Libre traduction d’un billet d’Apricot Tea (le meilleur blog que j’aie découvert en 2010)


  7. Good Girl & Bad Girl

    janvier 17, 2011 by Babymelaw

    Wo. WO WO WO.

    Y’a besoin de freiner un peu. Ça bouge vite dans ma vie en ce moment, ça tangue dans tous les sens et ça menace de prendre le feu et l’eau, alors que tout ce que je voudrais, c’est être au calme avec des arbres, des oiseaux et une méridienne sous un soleil de plomb.

    Aujourd’hui, j’ai eu comme un coup au cœur. Est-ce que c’est vraiment une bonne idée, ce déménagement ? Je veux dire, ça signifie quand même la fin inéluctable de ma vie de célibataire, la négociation implacable de tous les programmes de tous les soirs, le partage régalien des tâches ménagères (alors qu’avant je pouvais tout simplement rire au nez de ces mêmes tâches ménagères), et enfin l’adieu à la conscience de mon unité. C’est triste d’en arriver là quand même. Est-ce qu’être en couple, c’est vraiment ça ? Faire tellement de concessions pour arriver à vivre ensemble qu’on se dilue au final dans des accords de Yalta abyssaux ? Et en même temps, trouver quelqu’un avec qui avoir envie de faire ces efforts, c’est ce que tout le monde attend, cherche, espère durant une bonne partie de sa vie (surtout nous les filles, élevées au bon grain du prince charmant Disney). C’est même la raison pour laquelle on se lance dans des trucs foireux avec des personnes qui ne nous conviennent pas, juste pour essayer, au cas où. Alors pourquoi, une fois enfin rencontré le proton compatible, ça paraît si difficile et si contre-nature de vivre ensemble ? Pffff. Ça se voit que j’écoute un mp3 de Vanessa Carlton pendant que j’écris ce post, non ?

    La recherche de stage avance. Tiens, d’ailleurs, j’ai un entretien vendredi. Proaction, j’écris ton nom, au bout de 15 refus dégoûtés -qui font toujours plaisir par où ils passent- j’ai commencé à développer un super pouvoir d’insensibilité au râteau professionnel. Aux gens qui te rejettent comme un caca alors que tu demandes juste du taf gratos (2010, année érotique). Je me suis donc mise à trouver des tactiques pour contourner le « NON » frontal, à prendre ma voix enjouée et sortir mes meilleures blagues au téléphone à chaud comme ça, peur de rien. Et mine de rien, on dirait que ça marche. Quelques pistes intéressantes (dont un magazine de seins) et un entretien, bordel de chihuahua. Soyons optimistes et voyons la vie du bon côté: je travaillerai sûrement avant d’être au chômage !

    A part ça, rien de bien folichon. Des ennuis amicaux, parce que l’amitié, c’est parfois pas trop mon truc. Des notices Ikea, des magazines engloutis, des bisous au chat pour l’aider à tenir son régime croquettes light, de l’écriture, de la guitare. J’aimerais bien me remettre à peindre un peu, mais je ne sais pas trop par où commencer, ma bonne dame.


  8. Cette année sera bipolaire ou ne sera pas, t’entends ?

    janvier 11, 2011 by Babymelaw

    C’était le genre d’expérience cheloue à laquelle je pensais avoir échappé après des années de glande, louvoyant entre amours foireuses, études universilol et musique pop: la recherche de stage.

    LA RECHERCHE DE STÂÂÂGE.

    Me voilà fort marrie. Car dans le cadre de ma formation de SR, je suis obligée de m’y coller. Et ce n’est pas qu’un peu super chouette: peaufiner un CV sous InDesign à deux heures du matin, attraper des sueurs froides au téléphone en esquivant mentalement le spectre du rejet de type 4 « Ah non non, pas du tout, on n’est pas intéressés » (= « dégage morue, tu vois pas que je suis occupée,et que tu ne trouveras jamais d’emploi autre que serveuse en intérim au Bar des Amis« ), viser la Lune ça ne me fait pas peur mais s’il le faut, j’accepterai même un stage à Sanglier Passion parce que dans les mensuels on acquiert une certaine expertise du sujet tu vois. Mais si tu vois. Et tu acquiesces. Parce qu’il n’y a pas de sot métier (sauf mon ancien métier) et qu’il faut s’ouvrir à toutes les opportunités (sauf à bosser avec mon ex/une fille que j’aime pas trop trop).

    Voilà où j’en suis.

    A une surexcitation permanente, donc à deux pas de la démence hystérique. Actons cool, et espérons que ça passe inaperçu.

    Sérieusement, depuis que j’ai une famille, je me sens comme Loïs dans Malcolm In The Middle alors que quand je vivais seule j’étais beaucoup plus Dewey. Simba et le cinéphile essuient mes légères crises cyclothimiques, mes envies de danser énergiquement sur de la kpop et de regarder trois épisodes de Jamais Deux Sans Toit à la suite sans que l’intrigue avance. Ah oui, et j’ai aussi *jeté à la poubelle* la bonde de la baignoire pendant que j’étais en train de récurer frénétiquement la salle de bains au son de Rude Boy de Rihanna. Alors que j’étais apathique il y a une semaine encore.

    Je cherche même plus à comprendre.


  9. It’s okay, I didn’t want a real life anyway !

    décembre 22, 2010 by Babymelaw

    Oh bonjour, qui êtes-vous ?

    Oui, je sais. J’ai péché, j’ai trahi, j’ai délaissé, je suis impardonnable, mais pardonnez-moi. La vérité, je suis épuisée, et le fait que je ne blogue que parce que je suis laminée par une grippe de Noël, réduite à l’état de saucisse dans un lit squatté par un chat qui me ronfle dessus, ÇA EN DIT LONG.

    Dans les épisodes précédents ?
    Je suis *toujours* en formation à l’école. Je me lève *toujours* à 7h (ok, 7h50) pour affronter les températures polaires qui s’abattent sur Paris depuis un mois, et bouffer le chocolat dégueu de mon calendrier de l’avent cheap à thème High School Musical 1. Les cours en eux-même sont cool, j’essaie de m’accrocher, de m’intéresser et d’être PROACTIVE mais bon, parfois la fatalité me rattrape sous la forme de flux rss. Ils me rendent littéralement folle, accro, delirious.

    Jusqu’ici j’avais échappé aux blogs mode, mais là c’est terrible c’est affreux, je ne peux plus m’en passer. A la fois de manière ironique « Ahaha les genoux rentrés », et de manière plus naïve « Agaga c’est beau toutes ces couleurs… » Pfff, je me hais tellement.

    Vous reprendrez bien un peu de Simba ? Il a considérablement grossi et se met à parler. Mais si, un genre de miaulement matinal qui fait « Maaamaaaaaaan » (traduction: « fais-moi à manger, bitch »). C’est impressionnant, du genre 16 millions de vues sur YouTube si je l’uploade. Ce matou est full of surprises: il se laisse embrasser sur le ventre là ou c’est doux et moelleux, mais il cogne sa tête sur mon iPhone pour que je le câline au lieu de lire The New York Times. Il monte sur la table quand je mange, mais il accepte de se mettre en cuillère avec moi pour mater Disney Channel. Il y a du bon dans cette bestiole.

    Or donc, suis-je une bonne amie ? J’essaie, mais la question me travaille. Helpy est venue me voir quelques jours et a fraternisé avec Simba. Même si on a regardé Super Blonde et Easy A et joué à Castle Crashers, on a loupé l’opération shopping dans le 13e pour cause de neige et l’opération marathon drama pour cause d’oubli de DD. Saitristte.

    Last but not least, un nouveau locataire semble intéressé par mon appart que j’ai très officiellement abandonné (recommandés, pleurs de l’agence, toussa). Si ça se trouve, je n’aurai pas besoin de faire RT une annonce sur Twitter. Et en plus, je pourrai laisser la mezzanine qui grince, l’armoire sans tringle et la commode la Redoute foireuse. Good game, quoi.

    La prochaine fois, je parlerai des fulgurantes réflexions culturelles qui me viennent (je me sens moins folle depuis que je note tout sur un carnet à feuillets détachables).


  10. Nick Newman doit savoir (on espère qu’il lit ses flux rss)

    novembre 29, 2010 by Babymelaw

    J’ai le nez bouché, je fais de la trompette en cours car ça fait sursauter mes voisins et rire les oiseaux. Normalement, je ne tombe jamais malade en hiver, c’est un pacte implicite, et puis je sais que c’est pour les faibles, mais bon cette année c’est différent. Je me suis fait transmettre la crève comme on se fait transmettre une mst: malencontreusement, et PAR LA BOUCHE. Conclusion: faites attention où vous mettez votre bouche, surtout si c’est dans celle de mon keum, vous risquez de vous faire pincer très fort mourir. Alors souvent je me dis que je devrais trouver un surnom bloggesque pour mon fiancé, histoire de pouvoir balancer sur son compte sans qu’une recherche sur 123people permette au chaland de le localiser et l’appeler pour lui proposer des aspirateurs à -98%. Ceci dit, c’est une vilaine habitude de bloggeuse (« Chérihihihi », « Lui », « L’homme » et autres horreurs) à laquelle je ne peux me résoudre sans pleurer des larmes de citoyenne du monde éco-responsable. Giminy Crickett et moi-même avons donc décidé, réunis en Conseil Extraordinaire, de le dénommer en toute modestie le Cinéphile Extraordinaire, parce qu’il mange des blinis et joue à Cut The Rope aux WC, évidemment. Le chat quant à lui, connu dans le civil sous le patronyme de Simba, pourra indifféremment être désigné par les termes Saucisson ou RoukmouteCat. (Dire que j’ai hésité pendant deux semaines sur son nom, hahaha).

    Je blogge pendant les cours et je twitte pendant les cours. Je suppose que c’est parce que maintenant je peux dire, un brin de condescendance dans la voix, que ça FAIT PARTIE DE MON TRAVAIL (alors que c’est absolument faux lawle). Je me tiens au courant de l’info en continu sur les internets et les profs trouvent ça très bien, me demandent ce qu’il se passe (et je leur montre des lolcats et des loutres) et me disent que j’ai la culture oueb dans le sang parce que je sais organiser des beaux widgets dans Netvibes. Ma mère est contente. Mais tout ça, mes jolis messieurs, ne nous apportera pas un stage sur un plateau avec un beau noeud rouge brillant ! Il va falloir spammer des boîtes mail et envoyer du DM dans les chaumières [j'adore me prostituer, ça a toujours été le métier de mes rêves, ce que j'avais dévoilé sans fard en deuxième année de maternelle, comme le soulignera mon biographe] oulala qu’est-ce qu’on va rigoler, plz RT.

    2010, année solidaire: plein (ok, deux) de projets collectif dans les tuyaux, un ciné-club pensé avec deux bloggeurs mystères (une bonnasse calée en culture pop et un génie de la vignette calé en culture pop), une asso loi 1901 pour justifier mon attirance mortelle envers la K-pop (Korean Connection, here I come). Ah, troisième projet solidaire de l’année: le Cinéphile Extraordinaire m’a proposé d’envahir son deux-pièces, accompagnée de Simba et de mes six paires de chaussures achetées en solde sur Newlook.com (j’ai pas confiance en Asos, ça rime avec cas soc), et j’ai dit oui. A suivre donc, la relocation de mon appart (premier arrivé, premier servi, si tu veux je te pistonne auprès de mon agence), la revente de mes meubles (adieu, micro-ondes de mon coeur, au revoir, mezzanine Ikea qui grince (remise en main propre seulement)), bye-bye armoire sans tringle.

    Pour tout ceux qui, cinq mois après, pleurent encore mon départ de Facebook, that’s what I’m talking about (baybé).

    Sur cette note tragique, je vous propose de nous retrouver au prochain épisode avec une vidéo sensationnelle qui changera la façon dont vous envisagez votre existence intersidérale.

    (EVA EVA EVA)