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‘Intelligentsia’ Category

  1. 2011 zoomed my heart like a rocket

    janvier 3, 2012 by Babymelaw

    Comme tout un chacun en cette période, vous vous êtres probablement déjà tapé le bilan musical des Inrocks, de Télérama et de la tripotée de blogs musicaux faisant office de voix de la raison dans leur domaine, à savoir le rock indé chiant intimiste mâtiné d’influences hip-hop et electro, mais pas trop.

    Ces gens de bonne naissance vous ont donc conseillé d’écouter Metronomy, Lana del Rey, Bon Iver et les Black Keys. Welcome to the yawnfest.

    Point de ces fumisteries sur ce blog. Ici, nous allons survoler ensemble, main dans la main, l’année 2011 de la pop coréenne (du Sud hein, bien qu’elle passe illégalement la frontière du Nord, il paraît que feu Kim Jong-Il était fan). Mais avant, quelques précautions : asseyez-vous confortablement, mettez le son des enceintes ou du casque à un niveau raisonnable, gardez un verre d’eau à disposition en cas d’étouffement intempestif.

    Préparez-vous à accueillir la puissance de la musique populaire asiatique en vos cœurs, rien que ça. Bienvenue dans un pays qui a digéré Britney, les 2be3, Justin Bieber, Michael Jackson, les TLC, Lady Gaga, Nicki Minaj, la Jpop, a arrosé le tout de soju (l’alcool local). Et appréciez. 2011, c’était cool.


    C’est partiiiiii !



    TOP 10 DES MEILLEURES CHANSONS DE KPOP DE 2011


    Paradoxe : 2011 est l’année où la kpop s’est enfin exporté massivement dans le monde, à la différence de la jpop qui reste, hors du Japon, des décennies après sa création, un phénomène réservé aux otaku fan d’écolières en fuku (les costumes de marins chers à Sailor Moon) branchés sur NoLife entre 1h et 5h du matin. Bon, il y a aussi les groupies d’Arashi, et le marché japonais est le deuxième plus grand au monde après les US, donc n’excluons pas un retour en force dans les années à venir.

    Mais entre 2009 et 2010, la kpop a innové, perfectionné son mélange transgénique entre esthétique pop US et mélodies répétitives sexuellement transmissibles, qui adhèrent fermement au cerveau dès la première écoute. En 2011, sortez les tanks et balancez les boysbands et girlsbands à la face du monde dans des concerts overzetop à Paris, New York, Barcelone, Londres, São Paulo. Si vous n’en étiez pas, vous avez raté une page d’histoire, mais entrons dans le vif du sujet.

    10. Big Bang – Tonight

    Big Bang est un groupe de 5 membres, récemment récompensé aux MTV EMA Awards au nez et à la barbe de Britney, pour l’International pop music act. Ce qui s’est passé en réalité : l’international fandom a voté en masse pour eux, fan ou pas, pour signifier l’importance de la kpop. 58 millions d’admiratrices tarées ne peuvent pas se tromper, hein ?

    Braiffe : il est question ici de leur single de 2011, « Tonight », qui louche vers l’électro mainstream sale US, reste néanmoins au-dessus de la mêlée grâce à des vêtements de toute beauté (relative), des lignes rappées délirantes et un refrain bon pour les stades.

    9. Girls’ Generation – Mr Taxi

    Aussi appelées SNSD (l’acronyme de leur nom coréen So Nyuh Shi Dae), voici les 9 filles qui règnent en maîtresses sur la k-pop music. Correspondant à l’idéal physique et moral en vigueur dans le pays, elles sont considérées comme les idols les plus populaires, ayant pris en ce sens la relève des Wonder Girls qui avaient tenté en 2007 la traversée extraordinaire vers les USA – traversée qui s’est avérée catastrophique (flop aux US, perte de leur n°1 en Corée).

    SNSD est aussi mon groupe préférée. Les 9 filles ont toutes une spécialité, que ce soit le chant, la danse, ou l’acting. Leur période 2009 -2010 est fabuleuse : portées à bout de bras par leur maison de disque, la puissante SM Entertainment, qui voulait en faire LE top group, elles ont hérité de véritables tueries pop qui ont façonné le son général et inauguré la vague des pompages Britney/Gaga en Corée.

    SNSD est donc passée de ses gentilles chansons romantiques du début à des tubes imparables comme « Gee » (concept : pantalons colorés et refrain maladif), « Genie » (concept : hôtesses de l’air sexy qui exaucent les souhaits en balançant des jambes), « Oh » (concept : pom pom girls en rose et bleu) ou « Run Devil Run » (concept : badass en noir et argent).

    La multitude de membres, les chorégraphies insensées et les mélodies entêtantes ont raison de beaucoup de réfractaires à la popmusic. En 2011, le groupe s’est étendu au Japon, avec un album de grande qualité, avant de revenir au bercail avec une chanson très décevante, commise par Teddy Riley (ex-prod de MJ) dans laquelle les filles rappent. Cannot. Compute. Mon Soshi ne doit pas rapper, mais doit plutôt danser et chanter des hymnes sucrés, ok ? Leur premier single japonais, Mr Taxi, était le son infectieux à écouter entre avril et juillet 2011.

    Les objecteurs de conscience reprochent à SM de faire des clips minimaux voire cheap, dans lesquels les protagonistes se contentent de danser avec enthousiasme dans une boîte. Mais SNSD sait de quoi on parle quand on prononce la phrase « danser avec enthousiasme ».

    8. 2PM – Hands Up

    Bon alors là, c’est la honte. Même dans la kpop, il y a des standards. On essaie d’aimer les chansons qui ont un potentiel tubesque quoi. Mais là, je n’ai aucune excuse. 2PM est un groupe de bellâtres accros à la gonflette et au craquage de chemise qui fait mouiller les fangirls de 12 ans, tout ce qu’il y a de plus commun. Mais cette chanson mes amis, cette chanson ! Leur précédent single était une espèce de plainte larmoyante appelée « I’ll Be Back », pleine d’engrish fails, d’eyeliner et d’une chorégraphie ridicule qui aura fait les beaux jours de Tumblr, avec le mouvement dit de « la Marche sur place » ou « Shuffling » (bien avant LMFAO) :

    Bref. Je n’étais pas vraiment préparée à aimer « Hands Up », leur forfait commis cette année. Personne ne l’était en réalité, et pourtant je suis devenue violemment amoureuse de ce concept. Les 2PM connaissent le #malaise de leur situation de boysband, et en prennent leur parti : « Eh les mecs, faisons une chanson qui parle d’alcool et de fête, et dansons comme des crétins dessus ! ».

    Ok, faites donc ça.

    Impossible de ne pas rire devant « Hands Up », tout est hilarant, du refrain qui crie « Put your hands up and get your drinks up ! » (ouaaaaais), à la boîte de nuit à moitié vide où les figurants dansent maladroitement, en passant par le fail rap du rappeur en chef (celui qui arrive en zigzagant là), sans oublier les vestes en cuir dotées de magnifiques ampoules électriques. Ce clip m’a donné envie d’aller en Corée pour voir si les boîtes sont vraiment comme ça. Sérieusement.

    Sans oublier que ce clip m’a amourachée du plus faiblard des 2PM, Nichkhun, celui qui ne sait pas chanter à 2:12, danse comme une merde et joue au golf au début du clip. NICHKHUN JE T4AIME, HIIIIIIII VIENS À MOI.

    7. SISTAR19 – Ma Boy

    SISTAR n’a pas de chance. Le groupe, composé de quatre filles, possède une arme fatale : celle qu’on surnomme « Korea’s Beyoncé », rien que ça : Hyorin (à gauche sur la photo). Cette gamine souriante possède une voix puissante qui mène surtout à se demander ce qu’elle fout dans la kpop. Mais le groupe hérite souvent de chansons basiques as fuck, très plates et conçues pour plaire aux beaufs, et jouant surtout sur une chorégraphie qui consiste à se toucher les fesses. Oui, c’est triste. SISTAR a d’autres bonnes chanteuses, mais honnêtement on ne voit que Hyorin, qui assure à la fois les choeurs, les ad-libs et la voix principale, le tout avec autant de difficultés que j’ai à lire un magazine au lit.

    En 2011, le groupe a sorti une chanson davidguettesque insupportable, « So Cool », qui a mystérieusement cartonné en Corée, va comprendre. Mais il a aussi crée une sub-unit (où le groupe se scinde en un nombre inférieur de membres pour promouvoir une nouvelle chanson) avec Hyorin et Bora. Appelé SISTAR19 (l’âge des deux filles), l’unit a sorti la chanson « Ma Boy ».

    Et là, la claque. Presque a capella, avec une instru minimale, la chanson laisse toute latitude à Hyorin pour faire éclater son talent, de sa voix puissante qui attire les haters (« elle en fait trop gnagna ») qui devraient tout simplement abandonner, si vous voulez mon avis. Car en réalité, Hyorin détruit tout. Elle a participé pendant plusieurs mois à un télé-crochet, « Immortal Song 2″, où elle chantait avec des vétérans qui se sont eux-mêmes inclinés devant le talent de la demoiselle. Oh, Bora rappe, plutôt pas mal d’ailleurs, et la chorégraphie est oufissime.

    6. G.NA – Top Girl

    G.NA (prononcez « Gina », lol) n’est pas adorée outre-mesure au pays du Matin Calme, mais elle a quelques atouts dans sa poche.

    1) Elle a survendu sa poitrine, en parlant en long et en large sur les plateaux télé de ses difficultés à trouver des soutien-gorge à sa taille en Corée, où, sous-entendu, les filles ont toutes des petits nibs, sauf elle.

    2) Elle a la chance de pouvoir capitaliser sur une voix puissante, une denrée précieuse dans la popmusic.

    3) Elle a sorti un hit en 2010, « I’ll Back Off So You Can Live Better », où elle explose n’importe quel chanteur coréen en termes de r’n'b, asseyant ainsi sa crédibilité. Puis elle a continué son petit bonhomme de chemin, essuyant les critiques sur son physique dans une industrie obsédée par les apparences.

    J’avoue que sa chanson de cette année, « Top Girl », m’a rendue littéralement cinglée. C’est LA chanson idéale pour passer l’aspirateur en culotte (d’ailleurs on dirait qu’elle n’en a pas au début du clip), avec des « boom boom » totalement fake et complètement jouissifs. Le concept du clip est nunuche, en mode « hihi je suis riche et je m’achète des vêtements », les CGI sont facepalm-intended (jolie Ferrari, ahem) et c’est peut-être sa chanson la moins inspirée. Mais G.NA a une sacrée voix, bien trop puissante pour ce genre de sucreries, ce qui rend la chanson intenablement addictive. Un peu comme si « Joe le Taxi » était chantée par Mariah Carey.

    5. F(x) – Hot Summer

    F(x), groupe fluo se délectant d’un mauvais goût vestimentaire et d’une étrangeté musicale sans équivalent, n’avait jusqu’ici pas trop les faveurs du public coréen. Mais 2011 a été leur année. Petites sœurs des Girls’ Generation, l’idée était de les démarquer physiquement de leurs glorieuses aînés et d’en faire des petits trolls badass à la manière de 2NE1. Bien que moins crédibles dans le rôle des minettes vénères, elles impressionnent : Victoria (à gauche) est une ancienne gymnaste qui fait des pirouettes en live, et rien que ça, ça calme. Leurs tenues délirantes et leurs univers sous cocaïne finissent d’emporter l’adhésion.

    Le groupe a la particularité d’abriter Amber Liu, le seul et unique prototype de garçon manqué dans la pop coréenne. Tout le monde l’adore (ovations à Paris et New York) : elle est simple, détendue, rappe, ne se prend pas la tête, et ajoute un facteur d’intérêt x1000 au groupe. F(x) a presque décroché le tube de l’été, dommage que T-ara soit passé par là. Reprise du groupe allemand Moonrose, « Hot Summer » est une véritable tuerie, de celles qui vous happent le cervelet pour ne plus lâcher, avec des paroles crétines, mais bon, IL Y A UN TANK ROSE FLUO EN MOUSSE DANS LE CLIP QUOI. Bordel.

    4. T-ara – Roly Poly

    T-ara se situe dans le ventre mou des girlsgroups : un peu de sexy par-ci, un peu d’humour vestimentaire par-là avec un soupçon d’autotune et de gros pompages britneyiens. Leur truc en plus ? On les surnomme les « kpop chameleons ». En gros, T-ara est capable de te vendre n’importe quel concept : schoolgirls seks dans « I Go Crazy Because of You », chats vicelards dans « Bo beep bo beep », elles incarnent dans « Roly-Poly », LE tube de l’été 2011, des fans de disco qui se la donnent sur la piste de danse.

    Oui, la Corée est actuellement bloquée dans l’époque de la disco. Ça va, on a tous nos problèmes.

    Il n’empêche que « Roly-Poly », qui vous rappellera violemment le « Daddy DJ » de la grande époque, est un épique morceau qui donne envie de danser sans s’arrêter. Les outfits sont géniaux, très pin-up, la musique est en rotation lourde dans le cerveau dès la seconde écoute, et T-ara assure une chorégraphie de stade (geste simples, mouvements funky répétitifs qui ne dépareraient pas dans un flash-mob). Summer hit all the way. LOLY POLY LOLY LOLY POLY


    T-ara ( 티아라) – Roly Poly [HD]

    3. 2NE1 – I Am the Best

    Autant le dire tout de suite, j’entretiens une relation d’amour-haine avec 2NE1. Ce groupe de quatre meufs badass qui ne revendiquent pas leur physique, mais plutôt leurs personnalités et leur talent, est composé de CL, une blonde à forte voix ambiance ghetto, Minzy, son alter-ego à cheveux violets un poil plus doué en danse, Bom, résidente plastic-face/redhead à la voix d’or et Dara, petit troll à voix insignifiante mais joli minois. Il aurait pu être la meilleure chose à arriver en Corée depuis le bibimpap, mais le concept a foiré en cours de route. Leurs fans sont insupportables, criant partout qu’elles sont les prochaines Lady Gaga (Dieu les en préserve), et que tous les autres girlgroups sont merdiques (en particulier Girls’ Generation, actuellement girlsband le plus successful de Corée et d’Asie, mes chouchoutes, mais dommage que leur k-release de cette année sente de l’anus), en bref 2NE1 IS GOIN TO GET AMERICABITCHES !!11! Mouais.

    Pourtant, « I Am the Best » est un indéniable hit. Si l’on fait abstraction de l’autotune omniprésente, la rythmique y est implacable, les gimmicks (« Bom ratatatata », « Oh my god ») ont fait florès et le sens général du morceau invite à mettre des coups de pieds dans les poteaux de signalisation sur la route de l’école. Quand aux paroles, « Naega jeil jal naga » signifie tout simplement « Je suis la meilleure » et est martelé 3 minutes durant. Difficile de ne pas être convaincu, surtout quand les quatre terreurs réduisent leurs disques d’or en miettes, armées de battes de baseball argentées à pointes (oui). 2NE1 se pose comme le sérieux challenger kpop parti pour croquer le marché US : deux des membres sont bilingues anglais, elles ont le swag (comme disent les jeunes), sont adulées par Will.I.am des Black Eyed Peas qui les a prises sous son aile (alerte chanson de merde à venir) et dépendent surtout d’une des trois plus grandes maisons de disques coréennes : YG Entertainment. Toutes les chances sont de leur coté, donc.

    2. IU – Good Day

    Un des innombrables fun facts de la kpop, c’est le deuxième effet Kiss Cool. Parfois, perdu dans la masse de nouveautés hebdomadaires (!) disponibles au rayon crack kpopien, vous passez à côté d’une chanson, en vous disant « Mouais bof pas envie ». Puis un jour, pris au piège au détour d’un lien YouTube, vous l’écoutez. Vous kiffez plutôt bien. Et soudain, c’est le drame, pendant plusieurs jours, vous avez la chanson en tête, sous la douche, chez la boulangère, dans le métro, le soir au lit. Pour conjurer, vous foutez la chanson sur votre mp3, vous l’écoutez en boucle et vous vous apercevez que vous êtes cuit, complètement addict, encore une fois. Voilà l’effet de la kpop.

    Et voilà ce qui m’est arrivé avec « Good Day » de IU (prononcez « Aïe-Ou »). Au début, je ne connaissais pas la gonzesse, et je la suspectais d’être une de ces ennuyeuses minettes à voix fluette surjouant l’innocence dont la Corée raffole. Et j’ai écouté sa chanson, puis toutes les autres. IU se distingue des autres chanteuses par une voix cristalline mais puissante, et un talent de musicienne évident. Recalée de plusieurs auditions (dont celle de la grande boîte d’entertainment JYP qui s’en est depuis publiquement mordu les doigts), IU joue de la guitare, compose, écrit ses paroles, collabore avec Corinne Bailey Rae sur son dernier album et tient la note like a boss.

    « Good Day » possède une construction typiquement pop, qui rappelle étrangement les chansons sixties de Sheila. Blindé d’effets joyeux, de notes bondissantes et de chœurs énamourés, le morceau est en réalité, dans la plus pure tradition des chansons de jeunettes, une déclaration d’amour à un « Oppa » (un garçon plus âgé). Le « Otoke » qu’on en entend en fin de refrain signifie « Que vais-je faire » (leçon de coréen gratuite, seulement sur Aucun Rapport.org). Mais le coté classique du titre qui aurait pu plomber l’ambiance est twisté par des effets de trompette, de piano, de saxo, interprétés dans le clip par un facétieux musicien décoiffé. Le véritable morceau de bravoure se situe non pas dans les robes colorées de la chanteuse (quoique, want) mais bien dans la note finale qui dure plus de dix secondes, et qu’elle a reproduit en toute simplicité en live. #mourir #19ans

    Avec cette chanson, la popularité de IU a atteint des proportions démentielles, des awards à répétition et des collaborations prestigieuses (voir plus haut), lui apportant même le surnom de « Korea’s Little Sister ». En fait, vous pouvez le voir comme ça : IU est la Taylor Swift coréenne, sans aucun doute. Dans ses lives, on entend un public majoritairement masculin hurler le refain en cœur : IU est devenue l’idol préférée des « uncles ». Oui, c’est malsain. C’est ce qu’on appelle le succès.

    1. HyunA – Bubble Pop

    Lorsque ce clip est arrivé sur Tumblr, je n’en ai pas cru mes yeux. L’essence de la pop music bubble-gum était de retour en 2011 dans une chanson, résumée de façon virtuose en un clip ! Une fille sexy, une chanson kinky, un refrain accrocheur, une chorégraphie à perdre haleine, un break de dubstep (euh) : Jésus revient parmi les siens ! HyunA, 19 ans, fait partie du groupe 4Minute. De popularité moyenne, le girlsband est plutôt connu pour ses chorégraphies hot et ses titres explicites (« Huh », « I, My, Me, Mine », « Hot Issue »).

    Grâce à son passif chez les Wonder Girls (hit groupe en 2007) HyunA est LA star de la bande, les autres faisant quasiment office de choristes se trémoussant tristement dans le fond du décor. Et personnellement, je l’adore. HyunA subit régulièrement les foudres de la censure dans un pays où le gouvernement (le Minister of Gender Equality, pour être exacte) se donne le droit de juger ce que les femmes peuvent ou non chanter et porter. Les fans internationaux la font aussi bien chier, lui reprochant d’être trop sexy, ou pas sexy « comme il faudrait » (c’est vrai qu’on a Rihanna quoi. Soupir.)

    Il faut avouer que HyunA en fait beaucoup : elle se frotte dans des manteaux en fourrure et dans des mini-shorts en jean taille 12 ans, elle arbore le plus souvent une moue qui ne cherche pas spécialement à être souriante, elle secoue de la chevelure, bref, elle appâte grossièrement le chaland. Les haters lui reprochent amèrement de « try too hard ».

    Pourtant, pour ma part, je ne peux pas m’empêcher de l’aimer : tout simplement parce que son morceau est une tuerie, et que ça, pour moi, ça rattrape tout. Le titre arbore une joie de vivre implacable, une ironie distanciée sur le son bubblegum qu’il dégage, toutes deux plaquées sur une chorégraphie incendiaire et une esthétique digne de Candy de Mandy Moore.

    « Bubble Pop », c’est ce qu’aurait du sortir Cheryl Cole pour sa tentative de carrière aux US, ou Britney si elle ressemblait encore à quelque chose aujourd’hui. D’ailleurs, concédons-le, les producteurs de kpop pompent allègrement dans le legs de la blonde : le break de dubstep de Bubble Pop à 2:19 est un gros ripoff de celui d’Hold It Against Me, et la chanson elle-même rappelle de façon suspecte le titre How I Roll. Mais voilà, le « oomph » factor est bel et bien là. « Bubble Pop » a donc vécu une jeunesse insolente en 2011, malgré une promotion stoppée en catastrophe (le ministère de la Magie trouvant la chorégraphie et le titre trop sexuels) : 23 millions de vues sur YouTube à l’heure où je vous parle, le magazine US SPIN classe la chanson dans son top 20 des popsongs de l’année, les fans balancent cover sur cover sur YouTube, et les haters go to the left. Success. Song of the year.

    Ok, j’avoue, je suis totalement girlsgroups biased, mais j’assume. Les mecs dansent tous en costume sur des sons génériques, alors que les filles peuvent naviguer sur un éventail allant de la petite fille kikoo à la femme fatale vénère, ce qui est bien plus intéressant à mon sens. Quoiqu’il en soit 2012 sera énorme pour le kpop-verse, alors…

    Stay tuned.


  2. Vintage insult

    septembre 8, 2011 by Babymelaw

    Peut-être que je devrais vraiment ouvrir un tumblr.


  3. Saranghae ad vitam

    août 30, 2011 by Babymelaw

    Ai-je dit que je les jeunes prépubères coréens me faisaient de plus en plus d’effet ?

    (Mais franchement, je ne parle même pas des fixettes d’Helpy, vous flipperiez vos races).


  4. Also, l’été 2011

    août 13, 2011 by Babymelaw

    Pffff, franchement, ce mois d’août est pourri, remboursez nos invitations.

    La vie dans un magazine people, c’est bosser avec des gens que le people n’intéresse pas beaucoup. Et par là même, devenir de moins en moins intéressée soi-même par le people, parce qu’il faut en gros parler de Secret Story et de l’Amour est dans le Pré, même si en son for intérieur on ne vit que pour la Fashion Police et Cersei Lannister. Il faut donc trouver des échappatoires. L’actu ? L’économie entame la phase terminale de sa petite vérole, Londres brûle des écrans plasma et la France pleure FX en adulant Angela Merkel. La fin ne devrait plus trop se faire attendre.

    Sinon, plus sérieusement, pourquoi est-ce que je suis Denise Richards sur Twitter ? Hein ? Vous pouvez m’expliquer ça rationnellement ? Je subis à longueur de temps ses tweets aussi forts que de la grenadine, aussi pertinents que mes ex-petits amis et aussi intéressants que Sortilèges, que j’ai vu au cinéma OUI MADAME.

    Suite à la demande populaire (d’une personne) me voilà encouragée à vous présenter mes lectures actuelles. Par lectures actuelles, disons lectures passés, présentes et futures sur une échelle d’un à six mois, vu que mon rythme de lecture est à peu près aussi régulier que les éclairs de génie dans la comédie française. Donc (modèle de présentation quelque peu inspiré d’Elixie, sauf que le tapis rouge à poils de yak fait un peu plus fluokid)

    De gauche à droite :

    Bird By Bird – Ann Lamott. Je suis plongée dans l’approche anglo-saxonne de l’écriture. En France, ce n’est pas tellement dans la culture, et le mythe selon lequel l’écriture est un talent « inné » qui ne peut s’acquérir fait florès. Pourtant, et assez bizarrement d’ailleurs, il est bien accepté que l’on « apprenne » les autres disciplines artistiques. En dessin ou en danse, il ne viendrait à personne l’idée de dire qu’il faut « mettre ses tripes sur la table », sans avoir au moins pris un cours ou lu un bouquin. Il est normal d’apprendre les ficelles du métier. Sur l’écriture, les ricains sont les meilleurs dans le domaine et ont produit tout un tas de livres qui guident les apprentis artistes dans la jungle de la création. Si ces questions vous intéressent, je conseillerais pour commencer « The Artist’s Way » de Julia Cameron, en VO si possible (la traduction étant proprement horrible), mastodonte et best-seller de la créativité artistique. Quant à Bird by Bird, j’ai trouvé la référence sur plusieurs blogs. Je le lirai avant la fin de l’été, je pense.

    Full Frontal Feminism – Jessica Valenti. J’avais très envie de lire ce livre après avoir vu par hasard une vidéo de la blogueuse américaine Nineteen Percent qui se moquait des pseudo-revendications de la chanson « Run the World (Girls) » de Beyoncé et de son faux girl power. Elle conseille le blog feministing.com, énorme plateforme des jeunes féministes américaines ainsi que le bouquin de la fondatrice du site, Full Frontal Feminism, donc. Depuis six mois environ, je lis beaucoup de papiers sur le féminisme, et les représentations des femmes dans la culture populaire (ciné, séries TV, etc.) et le sujet m’obsède un peu plus chaque jour. J’attendais donc pas mal de cette lecture, mais il s’avère que bon, Valenti l’a écrit pour expliquer aux adolescentes pourquoi le féminisme n’est pas (seulement) réservé aux filles hommasses qui ne s’épilent pas et détestent les mecs. Ouais, on en est encore là. En gros, c’est le bouquin pour les gonzesses en soirées qui te disent « Je ne suis pas féministe, mais… ». Pas foncièrement inintéressant, mais très loin du manifeste pop que j’attendais. Valenti soulève nombre de points intéressants sur la contraception, les doubles standards sexuels, l’enjeu de l’éducation sexuelle au lycée, la culture du viol et l’inégalité au travail, mais si vous vous intéressez aux problématiques sociales et culturelles du féminisme, il est probable que vous sachiez déjà tout ça. Ce bouquin pourra vous ouvrir de nouveaux horizons si vous êtes convaincu que tout va bien dans notre société, que les femmes ont tout gagné et qu’elles devraient arrêter de se plaindre, si vous « n’êtes pas féministe, mais » ou si vous êtes Eric Zemmour. (Si vous ne lisez pas l’anglais, je vous conseille plus près de chez nous « King Kong Theory » de Virginie Despentes. Un concentré d’acidité et une potion de réveil sur la merde avec laquelle on vit.)

    Making Sex – Thomas Laqueur. Virgo est à peu près la seule personne qui supporte mes grandes théories féministes sur gtalk, et je suppose qu’elle a du vouloir me faire taire en me prêtant ce bouquin. A priori, il questionne de manière scientifique mais décalée la question de la sexualité dans l’histoire. Qu’est-ce que faire l’amour, pourquoi, qu’est-ce que ça implique ? Une déconstruction. A lire en septembre. (« Le Rapport Hite » est assez spectaculaire aussi dans le genre, bien qu’il soit plus une compilation de témoignages féminins à grande échelle sur la sexualité. Qu’est-ce que les vrais gens font, comment le vivent-ils, pourquoi ? Ça m’a bouleversée.)

    Philosophie des jeux vidéo – Mathieu Triclot. Gracieusement obtenu alors que j’étais en stage à Rue89, ce bouquin m’a immédiatement attirée par son approche zinzin : montrer aux fascistes de la pensée que les jeux vidéo, c’est aussi serious business que les films ou la littérature (hein les gens qui interdisent les jv après les tueries). Je n’ai lu pour l’instant que l’introduction (on travaille beaucoup à la rue), qui était un dialogue socratique sur l’expérience vidéoludique. DO WANT MORE.

    Indignez-vous – Stéphane Hessel. 3 euros, 3 heures de lecture, un marché honnête. On a fait des gorges chaudes de ce petit opuscule au printemps, et maintenant les jeunes envoient des battes de baseball dans des PS3 sur Oxford Street. Ceci dit, ce livre a le mérite d’être une réflexion qui pousse à l’action, si tu vois ce que je veux dire.

    Dessiner grâce au cerveau droit – Betty Edwards. Référence de Julia Cameron et des universités américaines, ce gros bouquin part d’une théorie scientifique qui a révolutionné les 70′s : le cerveau humain fonctionne de deux manières différentes, avec un côté est assigné à la logique et au rationnel, et l’autre à la vue d’ensemble et au rêve. Edwards en fait ensuite une théorie artistique qu’elle a développée avec ses étudiants en art : en utilisant le cerveau droit et en observant la réalité, on finit par dessiner ce qui se trouve devant nous. De nombreux gens qui ne pensaient pas savoir dessiner se sont mis à décrire la réalité de ce qu’ils voyaient. Il n’en fallait pas plus pour m’intéresser.

    Lonely Planet – Lisbonne en quelques jours. Pour préparer les vacances imminentes \o/

    Power, les 48 lois du pouvoir – Robert Greene. Ce bouquin était dans ma wishlist politique depuis deux ans, j’avais lu un article dans Technikart qui m’avait assez intriguée. Un charlatan qui explique comment avoir du pouvoir sur les gens ? Wtf ? En fait, Power c’est bien plus que ça : c’est une putain d’hagiographie du pouvoir à travers l’Histoire. Les Grecs, les Romains, la Renaissance, Louis XIV, Michel-Ange, Jules César, Sun Tzu, les favorites de la cour… quelles ont été leur méthodes pour se maintenir au pouvoir. Comment avoir du pouvoir, comment le garder, qu’en faire. C’est juste un bouquin incroyable, un délice à lire si on aime l’histoire. Très pertinent pour un été pluvieux et moche.

    Introduction aux Gender Studies. Nous y voilà, j’ai carrément pensé à reprendre des études pour enchaîner avec un master en Gender Studies, c’est dire à quel point ça me passionne. Mais, j’ai mis le projet en stand-by, j’ai une carrière de golden girl à bosser (krkrkr) et les lectures de ce genre me suffisent amplement pour le moment.

    Et sinon, une question, vous arrivez à lire plusieurs livres à la fois vous ?

    Tofu artisan +1 organic beard single-origin coffee. Skateboard cred squid Vice. Brunch hoodie Banksy Thundercats yr, photo booth next level shit skateboard Tumblr bicycle rights lo-fi. Wayfarers Shoreditch fap, vegan freegan Banksy synth Echo Park keffiyeh tattooed bahn mi. Williamsburg sartorial beard, fixie wayfarers leggings letterpress gluten-free craft beer. Irony Etsy scenester keytar locavore Brooklyn, craft beer artisan vegan trust fund Vice DIY gentrify wolf hoodie. Squid you probably haven’t heard of them organic Banksy Portland before they sold out.

    Et pour finir sur une harmonieuse note de lol, je rappelle que j’ai été a un concert de kapop (comme disent les français) avec la rutilante Helpy en juin dernier. Ce fut épique, squattage sur les sites de vente de billets, arrachage de cheveux, écoutage intensif de kpop, attaque Ddos de sites. On a payé cher, on était à côté d’italiennes hystériques et on avait des bidules lumineux, mais ON A KIFFE NOS RACES AU ZENITH DE PAAARIS. La preuve avec cette fancam de la honte où peut m’entendre crier telle une enfant de 8 ans sous méthamphétamines. En vérité, quoi qu’en disent les gens, quand quelque chose vous rend heureux à ce point, vous seriez fou d’y renoncer.

    (Ça bouge parce que j’essayais de voir sans regarder dans l’appareil. #fail)

    (Le passage du post que vous n’avez pas compris est en Lorem Hipster, hihi).


  5. Anywhere Anywhere

    avril 29, 2011 by Babymelaw

    Dernier jour de stage – trois derniers jours épiques (concert tickets battle, mariage royal, bouclage du magazine) – méga big ass post incoming ce weekend – HIHI

    En attendant, le nouveau SNSD, Mr Taxi, une chanson incroyable sur l’art de prendre le taxi entre New York, Seoul et Londres. Je ne cautionne pas tout à fait les tenues en vinyl jaune, mais la chanson tue, tube de l’été, et la choréo est assez incredible. Par contre, on dirait qu’elles disent « Mista Tachi Tachi Tachi ». ELLES SONT SI MIGNONNES <3

    Qui me fait un gif de 1:19 à 1:20 ?
    En échange je vous donne celui-là.


  6. Flaw-less

    mars 24, 2011 by Babymelaw

    Hum, je constate un manque flagrant de kpop sur ce blog récemment. Remédions-y au plus vite.
    Girl’s Day ! Trop cool, cinq minettes qui portent une chanson sur leurs épaules avec humour et mignonnité à l’asiat.

    (Dois-je préciser que je m’entraîne au Red Dragon tous les jours dans ma salle de bains depuis la sortie de ce clip ?)


  7. Du soleil dans les poches

    février 24, 2011 by Babymelaw

    Pour fêter les deux premiers paragraphes de la thèse de Virgo, l’arrivée imminente des Oscars, la fin de cet éreintant mois de février et le flamboyant potentiel lolesque d’Emma Stone, voici la meilleure scène d’Easy A, tellement nous IRL.

    Je la veux en sonnerie de portable.


  8. Go it go it, do it do it

    janvier 22, 2011 by Babymelaw

    Franchement, la crédibilité est un concept existentiel qui ne tient qu’à un fil.
    Et comme je sais que certains d’entre viennent ici principalement pour avoir du plaisir coupable, I give people what they want.

    AND PEOPLE WANT KPOP.

    Des pauvresses autotunées, de la choré sous amphets, une imagerie qui déchaîne la controverse, de la mélodie accompagnée de bruits de chasse d’eau à chaque refrain, des paroles sans queue ni tête (« love me hey shubidubi yayayaya ») = BOW YOUR HEAD BITCHES, THIS IS KOREA

    YaYaYa du groupe T-ara

    On peut donc résumer cette réalisation qui singe sans honte aucune la culture amérindienne afin de secourir un beau gosse qui s’est échoué chez les « sauvages », par:


  9. Paillettes et mauvaise foi

    janvier 3, 2011 by Babymelaw

    Vous voyez les colonnes à rayures à gauche et à droite ? Non, vous n’êtes pas sous champignons hallucinogènes (quoique, je ne sais pas comment vous avez passé votre réveillon) mais ceci est la premier signe du changement qui va s’opérer sur le blog. Comme je ne veux pas déflorer le suspense, je me contenterai d’un mot: cabaret.

    D’ailleurs, j’ai vu Burlesque hier soir et oubliez tout ce qu’on vous a dit sur le sujet: ça déchire. Christina Aguilera a beau porter les stigmates de son enfance difficile dans sa manière qu’elle a de forcer sur l’ombre à paupières et le rouge à lèvres couleur incendie, elle possède malgré tout une voix hors du commun, volée aux grandes chanteuses noires du XXe siècle. Et pour le coup, c’est vraiment la grande qualité du film. Une qualité que ne possède pas, disons, Crossroads, avec Britnouille. D’ailleurs, je pense que l’éternelle deuxième position de Cricri dans le monde de la pop est l’une des plus grandes incompréhensions de la dernière décennie. C’est vrai, Britney était mignonne et bubblegum au début, mais vocalement elle n’a clairement jamais fait le poids. Surtout quand on la regarde aujourd’hui, et qu’elle tient plus du trumeau à extensions chevalines que de l’icône pop dont on nous serine la légende (I’m talking to you, Glee). Christina se maintient relativement bien physiquement, mais son dernier album est une sombre merde. En cause, un management débile, qui au lieu de capitaliser sur son extraordinaire voix soul et lui tailler sur mesure des tubes sombres et complètement barrés, décide de se diriger vers l’eurodance crasse de Lady Caca, notre drame des temps modernes (et je pèse mes mots). Normal. Moche. Plantade bien méritée.

    Et oh par pitié, arrêtez de nous fatiguer avec vos doléances scénaristiques au sujet des films musicaux « gnagna c’est trop bateau », « franchement c’est du déjà vu »… Mais putain, vous avez regardé l’affiche du film que vous alliez voir ? Et alors, vous vous attendiez à quoi ? A une fin tragique où tous les héros finissent dans la queue du Pôle Emploi ? Où l’histoire d’amour qui tient en haleine pendant 2h capote finalement de façon nulle (« Chérie, je retourne avec mon ex, bisous ») ? Arrêtez de divaguer et ne boudez pas votre plaisir: costumes outranciers, musique putassière, grands éclats de voix et happy ending. La vie quoi, merde alors.


  10. Santa Babe

    décembre 28, 2010 by Babymelaw

    Allez, un peu à la bourre parce que c’est so last year d’être à l’heure, mes vidéos de Noël préférées.

    De la pop coréenne de Noël featuring les toujours incroyables So Nyu Shi Dae. ♥ (Le pont hyper rock au milieu de la deuxième chanson qui sort totalement de nulle part = AMOUR ÉTERNEL)

    Et Lindsay Lohan à la grande époque Mean Girls. ♥