Ok, c’est moins facile que je ne l’imaginais.
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Tentative d’organisation freelance, semaine 1
septembre 2, 2011 by Babymelaw
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Satori in the bathroom
août 31, 2011 by Babymelaw
Après un été trépidant et météorologiquement abominable, soyons sincères, me voici me voilà enfin au chômage.
Il est difficile de décrire à quel point j’ai pu angoisser sur ce (gros) mot, liée que j’étais en CDI à mon ancienne et cruelle boîte d’hôtesse d’accueil qui s’est efforcée – avec zèle, reconnaissons-le – de me rendre la vie infernale, à tel point qu’on a plusieurs fois frôlé la catastrophe industrielle de niveau III.
Mortifiée par les échéances, je ressassais sans cesse les mêmes angoisses. C’est vrai quoi, qu’est-ce que je ferais, après ? Une fois que j’aurais fini ma formation, mes stages, et la première saison de Twin Peaks ? J’éprouverais la joie suprême de remettre une lettre de démission rageuse, ok.
Mais comment survivre ? Quand on démissionne, il faut le savoir, il y a quatre mois de carence entre le moment où l’on s’inscrit au Pôle Emploi et le moment où l’on touche ses premières allocations, si l’on n’a pas retrouvé de travail. Léger stress donc.
Et puis un soir, je ne sais plus vraiment lequel, on est allés à une soirée, comme ça nous arrive assez souvent lorsque je suis assez motivée pour m’extirper du doux cocon appartemental. On a vu des gens, rigolé, picolé, twitté, rerigolé et repicolé. A un moment donné, il a bien fallu qu’on finisse par rentrer, l’alcool ayant passablement accompli son travail de sape sur mon sensible organisme (hint : quand tu n’as pas bu depuis longtemps, ton niveau de résistance à l’alcool retombe à 0 XP, et tu dois te retaper les quêtes annexes pour leveler). Je sais pas toi, mais moi quand je suis bourrée et que je me retrouve seule, j’ai tendance à me parler.
« Alalala t’es encore bourrée, mmmmhhhhh… Oh j’avais jamais remarqué cette poussière posée sur l’ascenseur là TIENS C4EST TROP BIZARRE OUH TIENS JE CRIE MAIS POURQUOI ? *effondrement sur le sol* *rires*… Oh merde où il est mon iPhone ?!! DIS T4AS PAS VU MON IPHONE »
Tu vois le genre. (Ceci était un communiqué du Comité anti-alcoolol).
Eh bien ce soir-là, j’étais exactement dans cet état là, à une exception de taille près : j’ai eu une PUTAIN de prophétie dans la salle de bains.
Alors que je me regardais dans le miroir en bougeant la tête parallèlement au sol (cherche pas), une pensée m’est venue, impitoyable, incroyable, créatrice, mère de toutes les pensées que j’aurai durant l’été 2011. Cette pensée c’était :
« Il est évident que tu vas trouver du travail. »
Alors oui je sais, en cette période de CRISE majeure, de déprime généralisée de l’économie française, mondiale et galactique, il est quand même plutôt gonflé d’asséner ce genre d’affirmation belliqueuse, fut-ce dans l’intimité de sa salle de bains et fut-ce uniquement vêtue d’un soutien-gorge blancs à pois bleus et d’un chouchou multicolore. Putain mais la FILLE, quoi. C’est bon, arrête de t’la péter.
Ok, sûrement, toujours est-il que cette pensée s’est agrippée à moi, et dans ma lucidité pleine d’ivresse (ou vice versa), elle avait l’air très réaliste. Une fois installée, elle a fait le ménage parmi les doutes, les « Oh mais il y a mieux que toi », les « Et mais comment tu vas faire », les « J’ai si peur putain », avec classe et sympathie : un bon coup de pied au cul. Rideau. Le lendemain, certes, j’avais la gueule de bois, mais j’avais aussi acquis une drôle de confiance en moi.
Depuis, je ne m’en suis jamais vraiment faite. Et j’ai enchaîné trois contrats de travail cet été.
Alors si là, au moment T, je suis au chômage, j’en profite un maximum et je fais tout ce que je n’ai jamais le temps de faire. Je rappelle mes amies. Je fais des gâteaux, je vais à la piscine, j’écris et plus important, je suis à la recherche de mon propre goût. En anglais c’est plus précis : in seach of my own flavor.
Sinon pour Twin Peaks, j’avoue tout : j’ai capitulé en plein milieu de la saison 2, désolée mais Bob me fait faire trop cauchemars sous ma fine, si fine couette. (Maman.)
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Saranghae ad vitam
août 30, 2011 by Babymelaw
Ai-je dit que je les jeunes prépubères coréens me faisaient de plus en plus d’effet ?
(Mais franchement, je ne parle même pas des fixettes d’Helpy, vous flipperiez vos races).
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Lisbonne, t’es plutôt bonne
août 29, 2011 by Babymelaw
C’était comment les vacances pour vous ? Moi ça A ÉTÉ.
Lisbonne, Portugal. Une semaine à 30°C, des pastéis, du fado, de la plage, et des touristes français. Je peux dire qu’en toute honnêteté, j’en avais foutrement besoin. Pas seulement parce que j’ai bossé non-stop depuis mon premier stage en avril, mais surtout parce que j’ai bossé à l’école non-stop depuis octobre dernier. Pas de vacances pendant 10 mois, record battu (et dépression nerveuse évitée de peu).
Les Portugais sont des gens difficiles à cerner. Sympas mais pas trop, ils te regardent à peine quand tu tentes de lancer un Bom dia laborieux avec un sourire à la con. Ils ne sourient pas en te demandant ta commande au café, et surtout ils ne disent pas au revoir. Deux commerçants agréables sur une semaine de séjour \o/ Il se dit que les Portugais sont complexés par les exubérants Espagnols dont il n’ont pas l’enthousiasme, mais qu’ils combattent leur timidité en buvant du porto et de la ginjinha (liqueur de cerise à 1€) sur les pavés quand la nuit commence à tomber.
Lisbonne est un empilage de quartiers, un peu comme peut l’être Paris, mais on peut se déplacer partout à pieds. D’un hôtel au centre ville, on se retrouve partout en moins de quinze minutes : la gare, les musées, le H&M. Le métro de 4 lignes est hyper clean. Le soir venu, dans la grande rua Augusta, on te propose du shit tous les deux mètres. En plein milieu des touristes qui cherchent un resto où dîner et se faire arnaquer. Dans le Bairro Alto, gros quartier des bars à teufs, tu peux même espérer qu’un type louche sorte carrément un petit paquet de sa poche avec un sourire enjôleur : « Cocaine ? » Tranquille quoi, la vie à la portugaise.
La vie avance lentement, comme dans tout le sud de la Méditerranée : avant 11h, personne dans les rues, sauf les touristes en baskets à la recherche de cathédrales à visiter « tant qu’il fait pas trop chaud ». L’hôtel nous fournissait le petit déj, par là j’entends bien sûr du jus d’orange et du lait en poudre, des petites capsules de confiture comme à la colo et du pain portugais, version pas cuite du pain français. Nous engloutissions tout ça avec bonheur, vu que c’était offert et qu’on était bien conscients qu’on allait payer nos races en restos le reste de la journée.
MES BONS PLANS A LISBONNE
- Mange, dors, aime.
- Achète un guide touristique. Le Lonely Planet (celui qu’on avait) est pas mal, mais pour les recommandations de restos, c’était la grosse blague : il faisait littéralement mousser des gargottes à la bouffe immangeable. Exemple : un café où le Cinéphile s’est retrouvé avec un hot-dog pain dur/saucisse froide/mayo agressive/frites d’apéritif en guise d’accompagnement. Même gratuit ça aurait été encore trop cher. Il paraît que le Routard est plus fiable sur ce point.
- Va à la plage, mais ne rate pas ton train. Ou en tout cas, ne tarde pas trop, ou ton mec montera sans toi, s’assiéra et s’apercevra, une fois qu’il aura démarré, que tu es restée sur le quai comme une glandue parce que la porte s’est fermée sous ton nez. S’ensuivront des sms à 0,13 cts même si en France tu es en illimité (parce que les opérateurs ont plus besoin de tes sous que toi) dans lesquels vous vous entendrez pour vous rejoindre à une station au nom imprononçable. La rage.
- Va à l’Océanario ! Va à l’Océanario ! Deuxième plus grand aquarium d’Europe, avec des poissons énormes et bizarres, tordus et bruyants. Un requin trop moche aux dents effrayantes se balade au centre du bassin, suivi d’une multitude de poissons malins qui ont bien compris comment ne pas se faire croquer. J’ai vu Nemo, Marlin, Dory, et même Gill, le poisson vnr qui veut s’échapper de l’aquarium du dentiste. Et j’ai aussi vu ça (ATTENTION C’EST TROP MIGNON) (LA BANDE-SON EST NULLE MAIS LE CINEPHILE M’EMBÊTAIT)(Contexte : une des loutres à choppé le capuchon d’un appareil photo et s’amuse à le mordre et à le cogner partout).
- Mange des pastéis de Belém (qui se prononce « Bélaïm » si tu veux pas avoir l’air d’un touristos), pâtisserie ancestrale issue d’un couvent, attirent les gourmands (crevards) de 8h à minuit. J’ai trouvé ça pas mal, mais y’en a qui ne s’en remettent pas. Crème pâtissière + frangipane.
- Écoute du fado, le fameux chant triste de Lisbonne, créé par la non moins fameuse Amalia et écoutable un peu partout dans la ville dès 21h. Spoiler : le fado parle de Lisbonne… et du fado. On en a écouté du très bon tout en mangeant de la très mauvaise nourriture très chère. Ce qui au final a donné une soirée plutôt agréable.
And now, for some random boring photos.
Alala, c’était bien quand même.
J’ai raté quoi sinon ?Category Fascinating | Tags: , 2011, été, lisbonne, vacances | 1 Comment
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Hot summer
août 19, 2011 by Babymelaw
J’ai acheté un agenda 2011-2012, un mascara waterproof et de la crème solaire indice 50 à partager.
Alors que je me lève dans quatre heures pour prendre un taxi puis prendre un avion puis prendre un autre taxi puis me mettre dans un lit qui me fera oublier cette triste journée,
je respire,
et je me dis que malgré les frustrations purulentes, les soucis gris et les petits sentiments mesquins que je regrette d’éprouver, JE SUIS EN VACANCES. L’heure de lâcher prise est donc venue.
Soyez sages.
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Scheming like there’s no tomorrow
août 15, 2011 by Babymelaw
Trois jours de week-end = un bon moyen de se retrouver fatalement rouillé. En plus, il faut que ce soit le seul jour d’août avec du SOLEIL.
La critique gratuite
n.f. Jugement émis avec sévérité, parfois négatif.
La personne de qui émane la remarque gratuite (parfois dévastatrice) n’est pas proche de vous. Elle ne vous connaît pas bien, a une vision intermittente de votre personnalité et de ce que vous semblez être, et lâche ce jugement détaché en l’air sans même vous viser, en dilettante. Sa critique, infondée ou non, peut blesser, mais il faut savoir que l’individu en question ne s’adresse pas réellement à vous.
Il cherche à vous sniper à distance, à couvert, sans se dévoiler mais tout en espérant que cela vous freinera ou du moins, vous remettra à la place qui vous est assignée. Dans ce genre de situation, la meilleure option est de ne pas prêter attention au tacle et de continuer le business comme si de rien n’était.
N.B : ce genre de réflexion gratuite n’a aucune légitimité et ne provient absolument pas d’une observation minutieuse de vos motivations et de votre travail. Vous pouvez donc dès lors la traiter de la manière dont on traite les commentaires YouTube.
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Also, l’été 2011
août 13, 2011 by Babymelaw
Pffff, franchement, ce mois d’août est pourri, remboursez nos invitations.
La vie dans un magazine people, c’est bosser avec des gens que le people n’intéresse pas beaucoup. Et par là même, devenir de moins en moins intéressée soi-même par le people, parce qu’il faut en gros parler de Secret Story et de l’Amour est dans le Pré, même si en son for intérieur on ne vit que pour la Fashion Police et Cersei Lannister. Il faut donc trouver des échappatoires. L’actu ? L’économie entame la phase terminale de sa petite vérole, Londres brûle des écrans plasma et la France pleure FX en adulant Angela Merkel. La fin ne devrait plus trop se faire attendre.
Sinon, plus sérieusement, pourquoi est-ce que je suis Denise Richards sur Twitter ? Hein ? Vous pouvez m’expliquer ça rationnellement ? Je subis à longueur de temps ses tweets aussi forts que de la grenadine, aussi pertinents que mes ex-petits amis et aussi intéressants que Sortilèges, que j’ai vu au cinéma OUI MADAME.
Suite à la demande populaire (d’une personne) me voilà encouragée à vous présenter mes lectures actuelles. Par lectures actuelles, disons lectures passés, présentes et futures sur une échelle d’un à six mois, vu que mon rythme de lecture est à peu près aussi régulier que les éclairs de génie dans la comédie française. Donc (modèle de présentation quelque peu inspiré d’Elixie, sauf que le tapis rouge à poils de yak fait un peu plus fluokid)
De gauche à droite :
Bird By Bird – Ann Lamott. Je suis plongée dans l’approche anglo-saxonne de l’écriture. En France, ce n’est pas tellement dans la culture, et le mythe selon lequel l’écriture est un talent « inné » qui ne peut s’acquérir fait florès. Pourtant, et assez bizarrement d’ailleurs, il est bien accepté que l’on « apprenne » les autres disciplines artistiques. En dessin ou en danse, il ne viendrait à personne l’idée de dire qu’il faut « mettre ses tripes sur la table », sans avoir au moins pris un cours ou lu un bouquin. Il est normal d’apprendre les ficelles du métier. Sur l’écriture, les ricains sont les meilleurs dans le domaine et ont produit tout un tas de livres qui guident les apprentis artistes dans la jungle de la création. Si ces questions vous intéressent, je conseillerais pour commencer « The Artist’s Way » de Julia Cameron, en VO si possible (la traduction étant proprement horrible), mastodonte et best-seller de la créativité artistique. Quant à Bird by Bird, j’ai trouvé la référence sur plusieurs blogs. Je le lirai avant la fin de l’été, je pense.
Full Frontal Feminism – Jessica Valenti. J’avais très envie de lire ce livre après avoir vu par hasard une vidéo de la blogueuse américaine Nineteen Percent qui se moquait des pseudo-revendications de la chanson « Run the World (Girls) » de Beyoncé et de son faux girl power. Elle conseille le blog feministing.com, énorme plateforme des jeunes féministes américaines ainsi que le bouquin de la fondatrice du site, Full Frontal Feminism, donc. Depuis six mois environ, je lis beaucoup de papiers sur le féminisme, et les représentations des femmes dans la culture populaire (ciné, séries TV, etc.) et le sujet m’obsède un peu plus chaque jour. J’attendais donc pas mal de cette lecture, mais il s’avère que bon, Valenti l’a écrit pour expliquer aux adolescentes pourquoi le féminisme n’est pas (seulement) réservé aux filles hommasses qui ne s’épilent pas et détestent les mecs. Ouais, on en est encore là. En gros, c’est le bouquin pour les gonzesses en soirées qui te disent « Je ne suis pas féministe, mais… ». Pas foncièrement inintéressant, mais très loin du manifeste pop que j’attendais. Valenti soulève nombre de points intéressants sur la contraception, les doubles standards sexuels, l’enjeu de l’éducation sexuelle au lycée, la culture du viol et l’inégalité au travail, mais si vous vous intéressez aux problématiques sociales et culturelles du féminisme, il est probable que vous sachiez déjà tout ça. Ce bouquin pourra vous ouvrir de nouveaux horizons si vous êtes convaincu que tout va bien dans notre société, que les femmes ont tout gagné et qu’elles devraient arrêter de se plaindre, si vous « n’êtes pas féministe, mais » ou si vous êtes Eric Zemmour. (Si vous ne lisez pas l’anglais, je vous conseille plus près de chez nous « King Kong Theory » de Virginie Despentes. Un concentré d’acidité et une potion de réveil sur la merde avec laquelle on vit.)
Making Sex – Thomas Laqueur. Virgo est à peu près la seule personne qui supporte mes grandes théories féministes sur gtalk, et je suppose qu’elle a du vouloir me faire taire en me prêtant ce bouquin. A priori, il questionne de manière scientifique mais décalée la question de la sexualité dans l’histoire. Qu’est-ce que faire l’amour, pourquoi, qu’est-ce que ça implique ? Une déconstruction. A lire en septembre. (« Le Rapport Hite » est assez spectaculaire aussi dans le genre, bien qu’il soit plus une compilation de témoignages féminins à grande échelle sur la sexualité. Qu’est-ce que les vrais gens font, comment le vivent-ils, pourquoi ? Ça m’a bouleversée.)
Philosophie des jeux vidéo – Mathieu Triclot. Gracieusement obtenu alors que j’étais en stage à Rue89, ce bouquin m’a immédiatement attirée par son approche zinzin : montrer aux fascistes de la pensée que les jeux vidéo, c’est aussi serious business que les films ou la littérature (hein les gens qui interdisent les jv après les tueries). Je n’ai lu pour l’instant que l’introduction (on travaille beaucoup à la rue), qui était un dialogue socratique sur l’expérience vidéoludique. DO WANT MORE.
Indignez-vous – Stéphane Hessel. 3 euros, 3 heures de lecture, un marché honnête. On a fait des gorges chaudes de ce petit opuscule au printemps, et maintenant les jeunes envoient des battes de baseball dans des PS3 sur Oxford Street. Ceci dit, ce livre a le mérite d’être une réflexion qui pousse à l’action, si tu vois ce que je veux dire.
Dessiner grâce au cerveau droit – Betty Edwards. Référence de Julia Cameron et des universités américaines, ce gros bouquin part d’une théorie scientifique qui a révolutionné les 70′s : le cerveau humain fonctionne de deux manières différentes, avec un côté est assigné à la logique et au rationnel, et l’autre à la vue d’ensemble et au rêve. Edwards en fait ensuite une théorie artistique qu’elle a développée avec ses étudiants en art : en utilisant le cerveau droit et en observant la réalité, on finit par dessiner ce qui se trouve devant nous. De nombreux gens qui ne pensaient pas savoir dessiner se sont mis à décrire la réalité de ce qu’ils voyaient. Il n’en fallait pas plus pour m’intéresser.
Lonely Planet – Lisbonne en quelques jours. Pour préparer les vacances imminentes \o/
Power, les 48 lois du pouvoir – Robert Greene. Ce bouquin était dans ma wishlist politique depuis deux ans, j’avais lu un article dans Technikart qui m’avait assez intriguée. Un charlatan qui explique comment avoir du pouvoir sur les gens ? Wtf ? En fait, Power c’est bien plus que ça : c’est une putain d’hagiographie du pouvoir à travers l’Histoire. Les Grecs, les Romains, la Renaissance, Louis XIV, Michel-Ange, Jules César, Sun Tzu, les favorites de la cour… quelles ont été leur méthodes pour se maintenir au pouvoir. Comment avoir du pouvoir, comment le garder, qu’en faire. C’est juste un bouquin incroyable, un délice à lire si on aime l’histoire. Très pertinent pour un été pluvieux et moche.
Introduction aux Gender Studies. Nous y voilà, j’ai carrément pensé à reprendre des études pour enchaîner avec un master en Gender Studies, c’est dire à quel point ça me passionne. Mais, j’ai mis le projet en stand-by, j’ai une carrière de golden girl à bosser (krkrkr) et les lectures de ce genre me suffisent amplement pour le moment.
Et sinon, une question, vous arrivez à lire plusieurs livres à la fois vous ?
Tofu artisan +1 organic beard single-origin coffee. Skateboard cred squid Vice. Brunch hoodie Banksy Thundercats yr, photo booth next level shit skateboard Tumblr bicycle rights lo-fi. Wayfarers Shoreditch fap, vegan freegan Banksy synth Echo Park keffiyeh tattooed bahn mi. Williamsburg sartorial beard, fixie wayfarers leggings letterpress gluten-free craft beer. Irony Etsy scenester keytar locavore Brooklyn, craft beer artisan vegan trust fund Vice DIY gentrify wolf hoodie. Squid you probably haven’t heard of them organic Banksy Portland before they sold out.
Et pour finir sur une harmonieuse note de lol, je rappelle que j’ai été a un concert de kapop (comme disent les français) avec la rutilante Helpy en juin dernier. Ce fut épique, squattage sur les sites de vente de billets, arrachage de cheveux, écoutage intensif de kpop, attaque Ddos de sites. On a payé cher, on était à côté d’italiennes hystériques et on avait des bidules lumineux, mais ON A KIFFE NOS RACES AU ZENITH DE PAAARIS. La preuve avec cette fancam de la honte où peut m’entendre crier telle une enfant de 8 ans sous méthamphétamines. En vérité, quoi qu’en disent les gens, quand quelque chose vous rend heureux à ce point, vous seriez fou d’y renoncer.
(Ça bouge parce que j’essayais de voir sans regarder dans l’appareil. #fail)
(Le passage du post que vous n’avez pas compris est en Lorem Hipster, hihi).
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Kylie Minogue and Loïs Lane approve of this post
juillet 20, 2011 by Babymelaw
Peut-être qu’à force de cliquer sur [Ajouter un article], quelque chose va finir par sortir.
J’ai viré l’ancien layout en honneur de l’été majestueusement pourri que nous vivons. Bonne année 2011, à la vôtre et à la tienne.
J’en viens à me demander si cette histoire que nous nous écrivons pour chacun, qu’il s’agisse de cette destinée miraculeuse à laquelle on croit avoir un droit naturel, ou de ce passé pesant plein de relations mortes, d’amours déçus et d’amitiés retombées à plat qu’on traîne, n’est pas qu’un délire malade de nos esprits soumis à Fukushima et Rupert Murdoch. Surtout quand par-dessus le marché, Internet, ce motherfucker de catalyseur, cet empêcheur d’oublier en rond s’en mêle. Facebook, Twitter, Tarace.com, tout est là pour te rappeler ta vie dans l’ordre que tu l’as vécue, avec qui, et te mettre le nez dans tes erreurs de jeunesse (exs, copines vautours, etc.) Bleuarg. J’ai la gerbe et je me mets à détester tout le monde. SUPER INTERNET, C’EST BON MERCI, BISOUS
Cock-blogging
La colère, la tristesse, et l’ennui tout à la fois m’empêchent d’écrire ici. Je ne sais pas ce que j’en attends, je ne sais pas à quoi ça peut me servir, mais pourtant je n’arrive pas à y renoncer. Bizarre. J’ai toujours pensé qu’il me fallait du temps pour donner le meilleur de ce que j’ai dans le bide, mais je commence à voir les choses différemment : il faut plutôt que j’arrive à être multi-tâche. A la fois à travailler et ramener les sesterces qui me permettront de faire ce que j’aime (acheter des T-shirts en ligne et des essais US sur le féminisme), mais aussi travailler sur ce qui importe vraiment pour moi. Ça fait trois ans que c’est devenu très précis, et ça fait presque autant de temps que je tourne autour du pot. Je le sais, il le sait, ma famille le sait, même le chat le sait, et pourtant je n’écris toujours pas vraiment. Régulièrement, sur un sujet unique, sur un travail significatif. Je ne parlerai pas de mes multiples efforts, de mes multiples échecs, et je n’élaborerai même pas de grande théorie sur l’Art et la méthode à adopter pour devenir un écrivain prolixe, faire venir l’argent et partir le malheur en moins de 24h. J’ai décidé de la fermer et d’écrire, tout simplement. Ici, ailleurs, dans mes cahiers d’écolière, sur Internet, sur Word et OmmWriter, écrire jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Je n’ai pas vraiment d’autre projet de vie, là tout de suite, de toutes façons.Working girl
Alors voilà, j’ai envoyé mon CV dans un journal que j’aime bien avec une faute d’orthographe. Secrétaire de RÉDATION. Putain. Putain putain putain putain, paye ta crédibilité de débile mentale. Pour ma défense, j’étais pressée d’aller voir la suite de mon épisode de Game of Thrones, parce que j’adore voir la merde dans laquelle se foutent les Stark, ça me fait me sentir tellement chanceuse en comparaison. Personne ne m’a jetée d’une tour ou percé la gorge à l’aide d’un bout de bois pointu, et la reine de glace blonde psychopathe ne rôde pas dans mon arrondissement, TOUT VA BIEN POUR MOI EN FAIT. Ceci dit, il se peut donc que j’ai quelque peu précipité le rajout de la ligne sur mon CV. #failShe loves you, yeah yeah yeah
L’autre soir, j’ai pris un air grave. Le chat est en quarantaine (long story short, on est partis trois jours à la campagne pour un mariage, on l’a laissé seul avec un saladier de croquettes, il a survécu, on est revenus, il était vnr et a pissé sur l’oreiller du Cinéphile pour le montrer, hence, quarantaine de câlins). On était sur le lit, et le Cinéphile venait de rentrer du bureau (moi je bosse à 6 minutes à pied de la maison en ce moment, hihi) quand je lui dis que j’envisageais des vacances seule. Et que j’avais pris des billets pour partir en Europe, seule, parce que j’avais besoin de me RETROUVER. Tout va bien entre nous heing, c’est juste qu’il aime pas Game of Thrones et que de mon côté je hais le jeu de tennis auquel il s’adonne des heures durant (Top Spin 4, pour les gamers qui nous lisent), donc voilà, c’était crédible.
« J’ai besoin de me retrouver seule, t’sé.
- …
- Je vais commencer par Londres, puis j’irai sûrement à Berlin.
- Mais ? Tu pars quand ? Pour combien de temps ?
- Fin octobre. Indéterminé.
- Mais… »
Petit sqik. Je me suis alors sentie comme une ogresse plus cruelle que toutes les ogresses belles-mères du monde. Je lui tends les billets de train pour Londres. Il les lit, avec sa petite bouche sérieuse. Puis il tombe sur ceux que je lui ai réservé, juste derrière les mien, parce que depuis que je suis diplômée je n’ai pas arrêté de bosser et que je suis provisoirement riche. Il fait alors la tête la plus adorable que j’ai jamais vu. Tsé, avec sa petite bouche et son air virilement sensible.<3<3<3
Et là TMI, mais il faut bien fêter mon retour au blogging comme il se doit, non ?
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New era
juin 2, 2011 by Babymelaw
Comme d’habitude, je trolle et je change de thème sans prévenir personne. Je trouve que ça envoie pour cet été, ambiance yacht sur le Mississippi.
Da real événements :
JE SUIS DIPLÔMÉE HI HI
Je suis passée devant un jury de vieux monsieurs gentils qui ont parlé de mon dossier, de mon cv et de mes expériences stagières. Il faut savoir que j’ai obtenu, on ne sait comment, des appréciations interstellaires sur mes deux stages et que donc, c’était la classe. TADA.

(Oui je modifie mes photos sous paint, so what)C’est donc fait : j’ai sauté le pas. Je vais pouvoir quitter, littlebylittle, cette ancienne vie d’hôtesse d’accueil dépressive et blasée que j’ai étalée depuis deux ans ici. Deux ans déjà, what the eff ? Bon. J’ai donc décidé de me lancer dans une incroyable vie de SR freelance/écrivaine à mi-temps/blogueuse motivée/cinéphile assumée/guitariste dominicale/docteur ès kpop/féministe second degré/dépensière légère. Ça va prendre du temps et ça va être douloureux, mais en gros, j’ai décidé de m’améliorer encore, et plus, et toujours.
Des problèmes, gros et visqueux, se posent donc à moi. Comment continuer à travailler sans gagner tout de suite beaucoup d’argent ? Gratter un licenciement ou démissionner ? Chercher un job ou prendre du temps pour réfléchir à une carrière ? Voyager ou rester en France pour acquérir de l’expérience ? Vernis bleu layette ou léopard ?
Franchement, j’ai perdu tout mon après-midi à refaire un CV et à écrire une lettre de motivation en tentant de masquer le fait que je trouve cet exercice plus tiède qu’une douche quand le cinéphile a vidé le ballon d’eau.
Toujours de manière sporadique, j’aperçois la vie que je veux mener, et surtout je comprends enfin que je peux la mener ici si je le souhaite. Pas besoin d’attendre d’aller vivre au bout du monde pour être bien. Avec ce soleil de juin, je peux enfourcher un vélib, chercher la recette des smoothies maison et recommencer à lire voyage au bout de la nuit dans un parc. Je peux jouer avec le chat et peindre. Je peux apprendre Aeroplane des Red Hot Chili Peppers à la guitare et demander au cinéphile de cuisiner des poivrons pour le dîner. Je peux faire du yoga en culotte dans le salon pendant qu’il joue à Top Spin 4 sur la PS3. Je peux essayer ?
Je suis désolée, j’ai arrêté de dépenser mes sous que je n’ai pas, et j’ai arrêté de remplir des paniers imaginaires sur Asos et Boohoo pour fermer les onglets juste après. Je pense que ma carrière dans le hauling va être compromise. Mais j’encouragerai toujours la ligue du haul à aller plus haut. Oui, plus haut.
(Hihi les Quadricolore)
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Le post de la fille qui est allée à Cannes, qui est revenue et qui fait un post façon blogueuse macarons avec un titre trop laid
mai 16, 2011 by Babymelaw
[Post riche en name dropping, hihi kikew j'ai une vie]
Cette année, je me la pète.
Ras-le-bol d’être humble et discrète et gentille et souriante. Cette année j’ai été à Cannes.
Bon, il ne faisait pas très beau. Et bon, j’étais entourée d’indigènes cannois top influents, et même si en ce moment je travaille dur pour avoir CONFIANCE EN MOI en toutes circonstances, c’était pas si facile. Par exemple. Un petit verre de champ’ sur le bateau Arte, tranquille ? Même pas peur. JENR. Nan mais en vrai ça fait pas peur, c’est juste que c’est difficile de savoir quoi dire. Surtout quand on est pendue au bras de son copain en costard, tel un doppleganger de bas-étage, paye ta légitimité, même si t’es fun et que t’as de bonnes blagues en stock.
Mé bon. C’est tout de même grâce à ce copain que j’ai pu monter les marches, d’une manière totalement non-glamour (yeux de biche effrayée, poses balai-dans-le-cul d’une milliseconde à côté de starlettes hyper motivées) mais que dire… it was worth the shot. C’était rigolo, pas très réel, plutôt furtif. Je ne le referai sûrement pas de sitôt, à part si je deviens miraculeusement actrice ou starlette, autant dire pas au programme.
(C’est fou ce qu’on peut faire avec une robe Boohoo, un serre-tête H&M et des chaussures (que vous ne voyez pas) New Look. En vérité je vous le dis, on peut accomplir des miracles.)
Sinon, j’ai furtivement squatté la Villa Inrocks vendredi soir mais il n’y avait pas grand-monde à part les 2Many DJs, des baraques à frites, un bar à cocktails gratuit (j’ai pris deux garriguettes vodka-fraises fraîches et j’étais furieusement pompette) mais c’était cool. Et j’ai parlé avec un rédac chef un peu bourré, qui m’a dit qu’il ne connaissait pas Vanessa Bruno. C’est aussi ça, la magie de Cannes. La Villa, c’est beau ma bonne dame.
Et puis sinon j’ai vu des films, toujours en mode parasite : Habemus Papam (pas mal mais un peu chiant), 17 filles (un « LOL » avec de meilleurs acteurs et du cerveau), Footnote (j’ai dormi tout le long à cause du champagne Arte mais il paraît que c’était tout ripou, genre Amélie Poulain israëlien), Return (avec Lisa Cardinelli de Freaks & Geeks [bien], mais prototype du film indéchiant où il ne se passe pas grand-chose [pas bien] ). Et puis je crois que c’est tout. A Cannes, il se passe un truc bizarre. Si tu n’es pas là juste pour montrer ta raie des fesses au Petit Journal sur la Croisette et que tu vas voir des films, tu commences lentement mais sûrement à perdre la notion du temps. Trois, quatre films par jour, et ça y est, tu as l’impression que ça fait deux semaines que tu es là alors que ça fait 24h chrono. Bizarre.
Sinon je n’ai pas squatté à la Villa Schweppes, mais il paraît que c’était ze playsse tou bi. Babillages y passait ses jours et ses nuits et twittait allègrement (mais elle n’allait pas voir de films pour autant). Et depuis mon départ, grosse arrivée de bimbos en la personne de Betty, The Cherry Blossom Girl et la Méchante. Finalement mon timing était plutôt bon, je trouve. (Ho ça va, arrêtez de penser que je suis une hateuse. Par exemple, vous, je vous aime.)
Petit détail piment: à l’aller en IdZap avec des gros connards de fils de bâtards qui partaient en ouikende à Saint-Raphaël (une station avant Cannes) qui ont hurlé leurs blagues de Jean Roucas dès 7h45 du matin (je vous curse jusqu’à la mort de vos arrière petits-enfants). Au retour avec un gros chien gentil qui dormait tranquille, mais un gamin de deux ans qui hurlait et jetait des trucs par terre, sans que les parents ne disent rien, BIEN SUR. La stérilisation est tellement sous-estimée.
Sinon, c’était bien, j’ai laissé le Cinéphile là-bas, il me manque, je suis une grosse niaise et j’emmerde le peuple. En attendant, pour me mettre du baume au cœur, je dors avec un remplaçant.
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