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  1. Also, l’été 2011

    août 13, 2011 by Babymelaw

    Pffff, franchement, ce mois d’août est pourri, remboursez nos invitations.

    La vie dans un magazine people, c’est bosser avec des gens que le people n’intéresse pas beaucoup. Et par là même, devenir de moins en moins intéressée soi-même par le people, parce qu’il faut en gros parler de Secret Story et de l’Amour est dans le Pré, même si en son for intérieur on ne vit que pour la Fashion Police et Cersei Lannister. Il faut donc trouver des échappatoires. L’actu ? L’économie entame la phase terminale de sa petite vérole, Londres brûle des écrans plasma et la France pleure FX en adulant Angela Merkel. La fin ne devrait plus trop se faire attendre.

    Sinon, plus sérieusement, pourquoi est-ce que je suis Denise Richards sur Twitter ? Hein ? Vous pouvez m’expliquer ça rationnellement ? Je subis à longueur de temps ses tweets aussi forts que de la grenadine, aussi pertinents que mes ex-petits amis et aussi intéressants que Sortilèges, que j’ai vu au cinéma OUI MADAME.

    Suite à la demande populaire (d’une personne) me voilà encouragée à vous présenter mes lectures actuelles. Par lectures actuelles, disons lectures passés, présentes et futures sur une échelle d’un à six mois, vu que mon rythme de lecture est à peu près aussi régulier que les éclairs de génie dans la comédie française. Donc (modèle de présentation quelque peu inspiré d’Elixie, sauf que le tapis rouge à poils de yak fait un peu plus fluokid)

    De gauche à droite :

    Bird By Bird – Ann Lamott. Je suis plongée dans l’approche anglo-saxonne de l’écriture. En France, ce n’est pas tellement dans la culture, et le mythe selon lequel l’écriture est un talent « inné » qui ne peut s’acquérir fait florès. Pourtant, et assez bizarrement d’ailleurs, il est bien accepté que l’on « apprenne » les autres disciplines artistiques. En dessin ou en danse, il ne viendrait à personne l’idée de dire qu’il faut « mettre ses tripes sur la table », sans avoir au moins pris un cours ou lu un bouquin. Il est normal d’apprendre les ficelles du métier. Sur l’écriture, les ricains sont les meilleurs dans le domaine et ont produit tout un tas de livres qui guident les apprentis artistes dans la jungle de la création. Si ces questions vous intéressent, je conseillerais pour commencer « The Artist’s Way » de Julia Cameron, en VO si possible (la traduction étant proprement horrible), mastodonte et best-seller de la créativité artistique. Quant à Bird by Bird, j’ai trouvé la référence sur plusieurs blogs. Je le lirai avant la fin de l’été, je pense.

    Full Frontal Feminism – Jessica Valenti. J’avais très envie de lire ce livre après avoir vu par hasard une vidéo de la blogueuse américaine Nineteen Percent qui se moquait des pseudo-revendications de la chanson « Run the World (Girls) » de Beyoncé et de son faux girl power. Elle conseille le blog feministing.com, énorme plateforme des jeunes féministes américaines ainsi que le bouquin de la fondatrice du site, Full Frontal Feminism, donc. Depuis six mois environ, je lis beaucoup de papiers sur le féminisme, et les représentations des femmes dans la culture populaire (ciné, séries TV, etc.) et le sujet m’obsède un peu plus chaque jour. J’attendais donc pas mal de cette lecture, mais il s’avère que bon, Valenti l’a écrit pour expliquer aux adolescentes pourquoi le féminisme n’est pas (seulement) réservé aux filles hommasses qui ne s’épilent pas et détestent les mecs. Ouais, on en est encore là. En gros, c’est le bouquin pour les gonzesses en soirées qui te disent « Je ne suis pas féministe, mais… ». Pas foncièrement inintéressant, mais très loin du manifeste pop que j’attendais. Valenti soulève nombre de points intéressants sur la contraception, les doubles standards sexuels, l’enjeu de l’éducation sexuelle au lycée, la culture du viol et l’inégalité au travail, mais si vous vous intéressez aux problématiques sociales et culturelles du féminisme, il est probable que vous sachiez déjà tout ça. Ce bouquin pourra vous ouvrir de nouveaux horizons si vous êtes convaincu que tout va bien dans notre société, que les femmes ont tout gagné et qu’elles devraient arrêter de se plaindre, si vous « n’êtes pas féministe, mais » ou si vous êtes Eric Zemmour. (Si vous ne lisez pas l’anglais, je vous conseille plus près de chez nous « King Kong Theory » de Virginie Despentes. Un concentré d’acidité et une potion de réveil sur la merde avec laquelle on vit.)

    Making Sex – Thomas Laqueur. Virgo est à peu près la seule personne qui supporte mes grandes théories féministes sur gtalk, et je suppose qu’elle a du vouloir me faire taire en me prêtant ce bouquin. A priori, il questionne de manière scientifique mais décalée la question de la sexualité dans l’histoire. Qu’est-ce que faire l’amour, pourquoi, qu’est-ce que ça implique ? Une déconstruction. A lire en septembre. (« Le Rapport Hite » est assez spectaculaire aussi dans le genre, bien qu’il soit plus une compilation de témoignages féminins à grande échelle sur la sexualité. Qu’est-ce que les vrais gens font, comment le vivent-ils, pourquoi ? Ça m’a bouleversée.)

    Philosophie des jeux vidéo – Mathieu Triclot. Gracieusement obtenu alors que j’étais en stage à Rue89, ce bouquin m’a immédiatement attirée par son approche zinzin : montrer aux fascistes de la pensée que les jeux vidéo, c’est aussi serious business que les films ou la littérature (hein les gens qui interdisent les jv après les tueries). Je n’ai lu pour l’instant que l’introduction (on travaille beaucoup à la rue), qui était un dialogue socratique sur l’expérience vidéoludique. DO WANT MORE.

    Indignez-vous – Stéphane Hessel. 3 euros, 3 heures de lecture, un marché honnête. On a fait des gorges chaudes de ce petit opuscule au printemps, et maintenant les jeunes envoient des battes de baseball dans des PS3 sur Oxford Street. Ceci dit, ce livre a le mérite d’être une réflexion qui pousse à l’action, si tu vois ce que je veux dire.

    Dessiner grâce au cerveau droit – Betty Edwards. Référence de Julia Cameron et des universités américaines, ce gros bouquin part d’une théorie scientifique qui a révolutionné les 70′s : le cerveau humain fonctionne de deux manières différentes, avec un côté est assigné à la logique et au rationnel, et l’autre à la vue d’ensemble et au rêve. Edwards en fait ensuite une théorie artistique qu’elle a développée avec ses étudiants en art : en utilisant le cerveau droit et en observant la réalité, on finit par dessiner ce qui se trouve devant nous. De nombreux gens qui ne pensaient pas savoir dessiner se sont mis à décrire la réalité de ce qu’ils voyaient. Il n’en fallait pas plus pour m’intéresser.

    Lonely Planet – Lisbonne en quelques jours. Pour préparer les vacances imminentes \o/

    Power, les 48 lois du pouvoir – Robert Greene. Ce bouquin était dans ma wishlist politique depuis deux ans, j’avais lu un article dans Technikart qui m’avait assez intriguée. Un charlatan qui explique comment avoir du pouvoir sur les gens ? Wtf ? En fait, Power c’est bien plus que ça : c’est une putain d’hagiographie du pouvoir à travers l’Histoire. Les Grecs, les Romains, la Renaissance, Louis XIV, Michel-Ange, Jules César, Sun Tzu, les favorites de la cour… quelles ont été leur méthodes pour se maintenir au pouvoir. Comment avoir du pouvoir, comment le garder, qu’en faire. C’est juste un bouquin incroyable, un délice à lire si on aime l’histoire. Très pertinent pour un été pluvieux et moche.

    Introduction aux Gender Studies. Nous y voilà, j’ai carrément pensé à reprendre des études pour enchaîner avec un master en Gender Studies, c’est dire à quel point ça me passionne. Mais, j’ai mis le projet en stand-by, j’ai une carrière de golden girl à bosser (krkrkr) et les lectures de ce genre me suffisent amplement pour le moment.

    Et sinon, une question, vous arrivez à lire plusieurs livres à la fois vous ?

    Tofu artisan +1 organic beard single-origin coffee. Skateboard cred squid Vice. Brunch hoodie Banksy Thundercats yr, photo booth next level shit skateboard Tumblr bicycle rights lo-fi. Wayfarers Shoreditch fap, vegan freegan Banksy synth Echo Park keffiyeh tattooed bahn mi. Williamsburg sartorial beard, fixie wayfarers leggings letterpress gluten-free craft beer. Irony Etsy scenester keytar locavore Brooklyn, craft beer artisan vegan trust fund Vice DIY gentrify wolf hoodie. Squid you probably haven’t heard of them organic Banksy Portland before they sold out.

    Et pour finir sur une harmonieuse note de lol, je rappelle que j’ai été a un concert de kapop (comme disent les français) avec la rutilante Helpy en juin dernier. Ce fut épique, squattage sur les sites de vente de billets, arrachage de cheveux, écoutage intensif de kpop, attaque Ddos de sites. On a payé cher, on était à côté d’italiennes hystériques et on avait des bidules lumineux, mais ON A KIFFE NOS RACES AU ZENITH DE PAAARIS. La preuve avec cette fancam de la honte où peut m’entendre crier telle une enfant de 8 ans sous méthamphétamines. En vérité, quoi qu’en disent les gens, quand quelque chose vous rend heureux à ce point, vous seriez fou d’y renoncer.

    (Ça bouge parce que j’essayais de voir sans regarder dans l’appareil. #fail)

    (Le passage du post que vous n’avez pas compris est en Lorem Hipster, hihi).


  2. Kylie Minogue and Loïs Lane approve of this post

    juillet 20, 2011 by Babymelaw

    Peut-être qu’à force de cliquer sur [Ajouter un article], quelque chose va finir par sortir.

    J’ai viré l’ancien layout en honneur de l’été majestueusement pourri que nous vivons. Bonne année 2011, à la vôtre et à la tienne.

    J’en viens à me demander si cette histoire que nous nous écrivons pour chacun, qu’il s’agisse de cette destinée miraculeuse à laquelle on croit avoir un droit naturel, ou de ce passé pesant plein de relations mortes, d’amours déçus et d’amitiés retombées à plat qu’on traîne, n’est pas qu’un délire malade de nos esprits soumis à Fukushima et Rupert Murdoch. Surtout quand par-dessus le marché, Internet, ce motherfucker de catalyseur, cet empêcheur d’oublier en rond s’en mêle. Facebook, Twitter, Tarace.com, tout est là pour te rappeler ta vie dans l’ordre que tu l’as vécue, avec qui, et te mettre le nez dans tes erreurs de jeunesse (exs, copines vautours, etc.) Bleuarg. J’ai la gerbe et je me mets à détester tout le monde. SUPER INTERNET, C’EST BON MERCI, BISOUS

    Cock-blogging
    La colère, la tristesse, et l’ennui tout à la fois m’empêchent d’écrire ici. Je ne sais pas ce que j’en attends, je ne sais pas à quoi ça peut me servir, mais pourtant je n’arrive pas à y renoncer. Bizarre. J’ai toujours pensé qu’il me fallait du temps pour donner le meilleur de ce que j’ai dans le bide, mais je commence à voir les choses différemment : il faut plutôt que j’arrive à être multi-tâche. A la fois à travailler et ramener les sesterces qui me permettront de faire ce que j’aime (acheter des T-shirts en ligne et des essais US sur le féminisme), mais aussi travailler sur ce qui importe vraiment pour moi. Ça fait trois ans que c’est devenu très précis, et ça fait presque autant de temps que je tourne autour du pot. Je le sais, il le sait, ma famille le sait, même le chat le sait, et pourtant je n’écris toujours pas vraiment. Régulièrement, sur un sujet unique, sur un travail significatif. Je ne parlerai pas de mes multiples efforts, de mes multiples échecs, et je n’élaborerai même pas de grande théorie sur l’Art et la méthode à adopter pour devenir un écrivain prolixe, faire venir l’argent et partir le malheur en moins de 24h. J’ai décidé de la fermer et d’écrire, tout simplement. Ici, ailleurs, dans mes cahiers d’écolière, sur Internet, sur Word et OmmWriter, écrire jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Je n’ai pas vraiment d’autre projet de vie, là tout de suite, de toutes façons.

    Working girl
    Alors voilà, j’ai envoyé mon CV dans un journal que j’aime bien avec une faute d’orthographe. Secrétaire de RÉDATION. Putain. Putain putain putain putain, paye ta crédibilité de débile mentale. Pour ma défense, j’étais pressée d’aller voir la suite de mon épisode de Game of Thrones, parce que j’adore voir la merde dans laquelle se foutent les Stark, ça me fait me sentir tellement chanceuse en comparaison. Personne ne m’a jetée d’une tour ou percé la gorge à l’aide d’un bout de bois pointu, et la reine de glace blonde psychopathe ne rôde pas dans mon arrondissement, TOUT VA BIEN POUR MOI EN FAIT. Ceci dit, il se peut donc que j’ai quelque peu précipité le rajout de la ligne sur mon CV. #fail

    She loves you, yeah yeah yeah
    L’autre soir, j’ai pris un air grave. Le chat est en quarantaine (long story short, on est partis trois jours à la campagne pour un mariage, on l’a laissé seul avec un saladier de croquettes, il a survécu, on est revenus, il était vnr et a pissé sur l’oreiller du Cinéphile pour le montrer, hence, quarantaine de câlins). On était sur le lit, et le Cinéphile venait de rentrer du bureau (moi je bosse à 6 minutes à pied de la maison en ce moment, hihi) quand je lui dis que j’envisageais des vacances seule. Et que j’avais pris des billets pour partir en Europe, seule, parce que j’avais besoin de me RETROUVER. Tout va bien entre nous heing, c’est juste qu’il aime pas Game of Thrones et que de mon côté je hais le jeu de tennis auquel il s’adonne des heures durant (Top Spin 4, pour les gamers qui nous lisent), donc voilà, c’était crédible.
    « J’ai besoin de me retrouver seule, t’sé.
    - …
    - Je vais commencer par Londres, puis j’irai sûrement à Berlin.
    - Mais ? Tu pars quand ? Pour combien de temps ?
    - Fin octobre. Indéterminé.
    - Mais… »
    Petit sqik. Je me suis alors sentie comme une ogresse plus cruelle que toutes les ogresses belles-mères du monde. Je lui tends les billets de train pour Londres. Il les lit, avec sa petite bouche sérieuse. Puis il tombe sur ceux que je lui ai réservé, juste derrière les mien, parce que depuis que je suis diplômée je n’ai pas arrêté de bosser et que je suis provisoirement riche. Il fait alors la tête la plus adorable que j’ai jamais vu. Tsé, avec sa petite bouche et son air virilement sensible.

    <3<3<3

    Et là TMI, mais il faut bien fêter mon retour au blogging comme il se doit, non ?


  3. New era

    juin 2, 2011 by Babymelaw

    Comme d’habitude, je trolle et je change de thème sans prévenir personne. Je trouve que ça envoie pour cet été, ambiance yacht sur le Mississippi.

    Da real événements :

    JE SUIS DIPLÔMÉE HI HI

    Je suis passée devant un jury de vieux monsieurs gentils qui ont parlé de mon dossier, de mon cv et de mes expériences stagières. Il faut savoir que j’ai obtenu, on ne sait comment, des appréciations interstellaires sur mes deux stages et que donc, c’était la classe. TADA.


    (Oui je modifie mes photos sous paint, so what)

    C’est donc fait : j’ai sauté le pas. Je vais pouvoir quitter, littlebylittle, cette ancienne vie d’hôtesse d’accueil dépressive et blasée que j’ai étalée depuis deux ans ici. Deux ans déjà, what the eff ? Bon. J’ai donc décidé de me lancer dans une incroyable vie de SR freelance/écrivaine à mi-temps/blogueuse motivée/cinéphile assumée/guitariste dominicale/docteur ès kpop/féministe second degré/dépensière légère. Ça va prendre du temps et ça va être douloureux, mais en gros, j’ai décidé de m’améliorer encore, et plus, et toujours.

    Des problèmes, gros et visqueux, se posent donc à moi. Comment continuer à travailler sans gagner tout de suite beaucoup d’argent ? Gratter un licenciement ou démissionner ? Chercher un job ou prendre du temps pour réfléchir à une carrière ? Voyager ou rester en France pour acquérir de l’expérience ? Vernis bleu layette ou léopard ?

    Franchement, j’ai perdu tout mon après-midi à refaire un CV et à écrire une lettre de motivation en tentant de masquer le fait que je trouve cet exercice plus tiède qu’une douche quand le cinéphile a vidé le ballon d’eau.

    Toujours de manière sporadique, j’aperçois la vie que je veux mener, et surtout je comprends enfin que je peux la mener ici si je le souhaite. Pas besoin d’attendre d’aller vivre au bout du monde pour être bien. Avec ce soleil de juin, je peux enfourcher un vélib, chercher la recette des smoothies maison et recommencer à lire voyage au bout de la nuit dans un parc. Je peux jouer avec le chat et peindre. Je peux apprendre Aeroplane des Red Hot Chili Peppers à la guitare et demander au cinéphile de cuisiner des poivrons pour le dîner. Je peux faire du yoga en culotte dans le salon pendant qu’il joue à Top Spin 4 sur la PS3. Je peux essayer ?

    Je suis désolée, j’ai arrêté de dépenser mes sous que je n’ai pas, et j’ai arrêté de remplir des paniers imaginaires sur Asos et Boohoo pour fermer les onglets juste après. Je pense que ma carrière dans le hauling va être compromise. Mais j’encouragerai toujours la ligue du haul à aller plus haut. Oui, plus haut.

    (Hihi les Quadricolore)


  4. Le post de la fille qui est allée à Cannes, qui est revenue et qui fait un post façon blogueuse macarons avec un titre trop laid

    mai 16, 2011 by Babymelaw

    [Post riche en name dropping, hihi kikew j'ai une vie]

    Cette année, je me la pète.

    Ras-le-bol d’être humble et discrète et gentille et souriante. Cette année j’ai été à Cannes.

    Bon, il ne faisait pas très beau. Et bon, j’étais entourée d’indigènes cannois top influents, et même si en ce moment je travaille dur pour avoir CONFIANCE EN MOI en toutes circonstances, c’était pas si facile. Par exemple. Un petit verre de champ’ sur le bateau Arte, tranquille ? Même pas peur. JENR. Nan mais en vrai ça fait pas peur, c’est juste que c’est difficile de savoir quoi dire. Surtout quand on est pendue au bras de son copain en costard, tel un doppleganger de bas-étage, paye ta légitimité, même si t’es fun et que t’as de bonnes blagues en stock.

    Mé bon. C’est tout de même grâce à ce copain que j’ai pu monter les marches, d’une manière totalement non-glamour (yeux de biche effrayée, poses balai-dans-le-cul d’une milliseconde à côté de starlettes hyper motivées) mais que dire… it was worth the shot. C’était rigolo, pas très réel, plutôt furtif. Je ne le referai sûrement pas de sitôt, à part si je deviens miraculeusement actrice ou starlette, autant dire pas au programme.

    (C’est fou ce qu’on peut faire avec une robe Boohoo, un serre-tête H&M et des chaussures (que vous ne voyez pas) New Look. En vérité je vous le dis, on peut accomplir des miracles.)

    Sinon, j’ai furtivement squatté la Villa Inrocks vendredi soir mais il n’y avait pas grand-monde à part les 2Many DJs, des baraques à frites, un bar à cocktails gratuit (j’ai pris deux garriguettes vodka-fraises fraîches et j’étais furieusement pompette) mais c’était cool. Et j’ai parlé avec un rédac chef un peu bourré, qui m’a dit qu’il ne connaissait pas Vanessa Bruno. C’est aussi ça, la magie de Cannes. La Villa, c’est beau ma bonne dame.

    Et puis sinon j’ai vu des films, toujours en mode parasite : Habemus Papam (pas mal mais un peu chiant), 17 filles (un « LOL » avec de meilleurs acteurs et du cerveau), Footnote (j’ai dormi tout le long à cause du champagne Arte mais il paraît que c’était tout ripou, genre Amélie Poulain israëlien), Return (avec Lisa Cardinelli de Freaks & Geeks [bien], mais prototype du film indéchiant où il ne se passe pas grand-chose [pas bien] ). Et puis je crois que c’est tout. A Cannes, il se passe un truc bizarre. Si tu n’es pas là juste pour montrer ta raie des fesses au Petit Journal sur la Croisette et que tu vas voir des films, tu commences lentement mais sûrement à perdre la notion du temps. Trois, quatre films par jour, et ça y est, tu as l’impression que ça fait deux semaines que tu es là alors que ça fait 24h chrono. Bizarre.

    Sinon je n’ai pas squatté à la Villa Schweppes, mais il paraît que c’était ze playsse tou bi. Babillages y passait ses jours et ses nuits et twittait allègrement (mais elle n’allait pas voir de films pour autant). Et depuis mon départ, grosse arrivée de bimbos en la personne de Betty, The Cherry Blossom Girl et la Méchante. Finalement mon timing était plutôt bon, je trouve. (Ho ça va, arrêtez de penser que je suis une hateuse. Par exemple, vous, je vous aime.)

    Petit détail piment: à l’aller en IdZap avec des gros connards de fils de bâtards qui partaient en ouikende à Saint-Raphaël (une station avant Cannes) qui ont hurlé leurs blagues de Jean Roucas dès 7h45 du matin (je vous curse jusqu’à la mort de vos arrière petits-enfants). Au retour avec un gros chien gentil qui dormait tranquille, mais un gamin de deux ans qui hurlait et jetait des trucs par terre, sans que les parents ne disent rien, BIEN SUR. La stérilisation est tellement sous-estimée.

    Sinon, c’était bien, j’ai laissé le Cinéphile là-bas, il me manque, je suis une grosse niaise et j’emmerde le peuple. En attendant, pour me mettre du baume au cœur, je dors avec un remplaçant.


  5. Anywhere Anywhere

    avril 29, 2011 by Babymelaw

    Dernier jour de stage – trois derniers jours épiques (concert tickets battle, mariage royal, bouclage du magazine) – méga big ass post incoming ce weekend – HIHI

    En attendant, le nouveau SNSD, Mr Taxi, une chanson incroyable sur l’art de prendre le taxi entre New York, Seoul et Londres. Je ne cautionne pas tout à fait les tenues en vinyl jaune, mais la chanson tue, tube de l’été, et la choréo est assez incredible. Par contre, on dirait qu’elles disent « Mista Tachi Tachi Tachi ». ELLES SONT SI MIGNONNES <3

    Qui me fait un gif de 1:19 à 1:20 ?
    En échange je vous donne celui-là.


  6. Admit it, you suck

    avril 22, 2011 by Babymelaw

    Long story short, mon syndrome de l’imposteur ne s’arrange pas et mon redac chef s’en est rendu compte. J’essaie de raisonner ma peur d’écrire en me disant que l’équilibre universel n’est pas en danger puisque mon stage finit dans une semaine, mais en vrai je pleure du sang depuis 24h non stop. Même me triturer impitoyablement les muscles au yoga ne m’a que temporairement soulagée.

    Tu sais, ce moment affreux où tu sens que l’attitude d’une personne envers toi se modifie ? Que ce soit positif ou négatif, personnellement ça me retourne toujours l’estomac. Eh bien là, j’ai senti ça. J’ai senti que mon rédac chef était excédé de ne pas avoir mes articles, alors que tout le monde pisse de la copie, et qu’il commençait à me considérer comme une tire au flanc. Que j’avais plutôt intérêt à me bouger sérieusement. Problème: je suis bloquée. Rien n’est assez bien puisque je n’ai pas le droit à l’erreur. Je n’y arriverai jamais. Jamais. Et, découverte, je finirai par me faire dégager puis retourner d’où je viens, de nulle part.

    J’ai vraiment besoin de vacances.

    Et d’un stage de confiance en moi.


  7. Hauling way of life

    avril 17, 2011 by Babymelaw

    Hé ! Maintenant je peux remettre ma vidéo de hauling !

    - Baskets Nike de coureuse
    - Appareil photo Olympus de boss
    - Rouge à levres Wonderwoman Mac
    - Vernis à ongles COLOR BLOCK
    - Livre de yoga
    - Chat & mec roux


  8. LIBERTAD O LIBERTAD (x 8452123541)

    avril 17, 2011 by Babymelaw

    Weeepeee !!

    Fini l’auto-censure à deux roupies et les détesteurs blogosphériques, let’s get horny !

    DOCTOR DOCTOR FEELGOOD
    COME MAKE ME FEEL GOOD

    J’ai tellement de choses à raconter que je ne sais pas par où commencer, pardonnez-moi mais je vais tout balancer en one shot, ignorant l’éditing LIKE A BOSS parce que l’éditing j’en fais tous les jours maintenant et je suis liiiiibre de bloguer comme je le veux T’ENTENDS ?

    Depuis le début du mois, je suis donc en stage dans le magazine culturel Trois Couleurs que vous pouvez trouver dans tous vos Mk2, qui parle ciné, musique, littérature, BD etc. Je suis là pour le SR (correction, mise en forme, maquette) mais comme le bouclage n’a lieu qu’à la fin du mois, on me donne des trucs à écrire. Et c’est là que je fais encore ma chouineuse, j’ai beaucoup de mal à m’y mettre, non pas parce que ça ne m’intéresse pas mais surtout parce que, dans un classique élan de masochisme créatif, j’aimerais que tout soit parfait dès le début. J’ai beaucoup de mal à pondre un truc qui, je le sais, a de fortes chances d’être retoqué. Mon rédac’ chef est gentil mais exigeant, et n’hésite pas à me seriner de façon PERMANENTE qu’il faut que j’ai un ANGLE, donc autant commencer. Enfin bon, j’ai quand même pondu une petite critique musicale qui semble avoir passé le test ici.

    Simba a inventé un nouveau cri, celui dit du « hunting fly ». Quand les mouches commencent à rentrer par la fenêtre, il se met à parler tels les indigènes de Jumanji: en cliquetant de la langue et en grognant. Affreux. Si une chaussette pouvait parler, elle aurait probablement ce genre de voix. Le plus consternant, c’est qu’il n’arrive évidemment jamais à choper la mouche, qui a visiblement un plus gros QI que lui, et finit par se manger lamentablement la vitre en terminant par ce bruit glissant qu’émettent ses coussinets. Ce chat n’arrêtera donc jamais ses conneries. :3 (<- smiley chat)

    En ce moment je rêvasse beaucoup. Ma vie en général s’est améliorée dans des propensions stratosphériques par rapport à l’année dernière, même époque. On peut faire un bilan, hein.

    • 2010: Célibat vécu avec bonhomie, mais une pointe de lassitude quand même (un an de plans Q, t’as vu).
    • 2011: Un cinéphile et un chat dans ma vie, rivalisant de rousseur et de blagues idiotes passé 20h (ce qui ressemble de loin à une famille, wow).
    • 2010: Un super boulot alimentaire qui me tape sur les nerfs: plante verte à temps plein. Un métier d’avenir.
    • 2011: Un super boulot pas alimentaire qui risque de m’amener vers ma passion première depuis que j’ai environ quatre ans et demi, l’écriture. Si j’arrive à lutter contre les syndromes imposteurs, poule mouillée, page blanche et peur de l’échec, ça pourrait être, disons, la fucking chance de ma vie.

    Et puis quoi ? J’ai monté une association, commencé à prendre des cours de yoga (il faudra que j’y consacre un post), repris la guitare, l’écriture et le dessin…
    Il faudrait juste que je mette de l’ordre dans mes objectifs. So much dreams, so less time.

    Putain, on dirait que Simba a eu la mouche. Mais pourquoi est-ce qu’il la met dans la bouche ? (Rime de qualité).


  9. Make me feel real good

    avril 14, 2011 by Babymelaw

    Howdy !

    Ha ha ha ce blog A L’ABANDON.

    Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir des choses à dire. A vrai dire, ça me saoûle d’émigrer ailleurs, le design ici est ce qu’il est (rose vomi) mais c’est le mien, pensé avec amour et réalisé avec zèle. Relou d’aller chez blogspot avec un truc par défaut en mode cacateux. Donc, voilà ce qu’on va faire: à toutes les gentilles personnes qui se sont manifestées dans les commentaires ou par mail, je vais envoyer un frétillant petit message contenant ID et mdp pour accéder aux futurs posts. Pour celles désireuses de continuer à lire AR, faites-vous connaître, et plus vite que ça.

    Je vous promets potins, bons mots, photos, vidéos de hauling, réflexions existentielles et blogging débridé garanti voyeurs/détesteurs-free.

    <3

    Pour fêter ça, voici Rania, sept jeunes coréennes (dont plusieurs non légales) qui nous offrent un concept GROSSE BIATCH qui offense toute la Corée dans son ensemble. Je kiffe les porte-jaretelles. Cette chorégraphie. Cette chanson avec le bip bip insupportable derrière. LAISSONS LES FILLES ETRE DES BIATCHES SI ELLES ONT ENVIE OK ?

    Word.


  10. Turning point

    mars 30, 2011 by Babymelaw

    Namaste bonnes gens, namaste.

    Je prends un peu de temps pour poster parce que bon, il est temps. Tout ça pour dire qu’en ce moment, certaines pensées me dégoûtent. Penser par exemple au racisme ambiant et à la connerie bas du front du « bon sens près de chez vous » me dégoûte. Penser à Sucker Punch me dégoûte -faire une critique de ce « film » ne serait même pas drôle tellement ça relève du tirage sur ambulance.

    Demain, c’est mon dernier jour de formation. Demain, j’ai enfin fini les cours, les examens, le 9h-17h. Demain, je rends mon dossier sur le métier de secrétaire de rédaction, et vendredi je pars en stage. Je ne suis pas stressée (du moins pas encore), et j’envisage plusieurs choses.

    Déjà, remettre de l’ordre dans ma vie. Depuis plusieurs mois, je suis très à cheval sur les activités hors boulot où je trouve vraiment de l’oxygène. J’essaie de m’astreindre à une heure de guitare par jour parce qu’à ce rythme, en un mois on progresse vite. Comme tous les indies kids, j’aime à clamer que le sport c’est trop nul, mais en vérité j’adore la piscine, surtout entre avril et septembre, donc je m’y remets. Et puis aussi, je me suis inscrite dans un super centre de yoga juste à côté de la maison, can’t wait, trop bien. Par contre je détesterai toujours courir.

    /section emo

    Continuer sur ma lancée de nettoyage relationnel. Récemment, j’ai compris que les amitiés zombies que j’entretenais me faisaient plus de mal que de bien. Quand j’ai quitté Facebook l’année dernière, effaçant 350 amis, 400 photos bourrées et autant de statuts codépendants, j’avais déjà arrêté d’entretenir cette fausse sensation d’une « grande famille ». Mais en début d’année, j’ai réalisé que je courais après du vent en m’accrochant à des « relations-souvenirs », ce genre de situation où tu vois la personne plus pour votre passé commun que pour les moments actuels vécus ensemble. C’est sûrement un de mes plus grands défauts (en plus de celui qui me fait arriver en retard): vivre dans le passé relationnel. Je garde toujours dans un coin de ma tête le paroxysme qu’ont connu mes relations. Ainsi, quelqu’un que j’ai passionnément aimé il y a cinq ans gardera toujours cette aura mystérieuse, même si aujourd’hui nous ne partageons plus que des minables interactions & d’insignifiantes connaissances en commun. Mais j’ai décidé de changer. En partie parce que le monde tourne toujours plus vite que moi: les gens qui t’embrassent un jour te giflent le lendemain, l’indifférence succède vite aux sourires. C’est une variable d’ajustement que je n’ai toujours pas assimilée, et j’en ai marre d’en souffrir, d’aimer toujours alors que l’autre est parti depuis longtemps. Alors maintenant, je ne m’accroche à rien ; si je passe de bons moments avec les gens, tant mieux, mais plus question de me rendre malade parce que les choses ne vont pas tel que je l’espère. Si je suis si détestable par mes défauts, eh bien qu’on me déteste. Puis qu’on m’oublie.

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    Ceci posé, j’ai pris une décision: Aucun Rapport va devenir le support de mes réflexions sur la culture et l’actu en général (du ciné ! de la musique ! de la kpop ! des séries ! de l’internet ! de la politique ! de la photo ! du people ! du lol !), et pour ceux que ça intéresse, je vais ouvrir un endroit (sécurisé par mot de passe, hinhin) pour mes épanchements plus personnels (pensées métaphysiques, projets secrets de domination du monde, posts émo). Donc VOILA, je m’occuperai de tout ça ce weekend, normalement. (J’ai tellement de trucs à faire ce weekend, je vais dormir deux heures je crois)(j’essaie d’apprendre à lire à Simba, talk about some consuming time)

    See you later, alligator.